MagicAlicious!

Lors de la préparation du précédent KSAT#5, j’ai eu l’occasion de rencontrer A2, un merveilleux groupe de danseurs frère et soeur, Alice et Adrien Martins , A + A = A2

Claire me les avait présentés et j’étais allée les voir au point FMR auparavant avec Mia et Lina de KSAT Suède quand elles étaient à Paris.

Quand on s’est rencontrées on a tout de suite accrochées puis on s’est retrouvées plus tard pour tomber en amitié comme on tombe en amour.

A + A = A1 dans une compagnie de danse à Barcelone + A2 en architecture à Paris. Alice est une danseuse à la recherche permanente d’une conscience entre le mouvement, l’espace et l’architecture. Elle a depuis rejoins KSAT et s’investit de façon régulière pour renouveler le format créatif.

Dimanche dernier nous nous sommes assises quelques minutes pour gribouiller sur un papier un rapide portrait d’elle.

Ne loupez pas Alice à l’événement secret KSAT#6 Camp#1 secret de ce week end à Paris!

While preparing the previous KSAT#5, I had the opportunity to meet A2, a marvellous combination of a brother and a sister that are dansors, Alice and Adrien, A+A=A2

Claire introduced me to them and I went to see them at the point FMR with Mia and Lina from KSAT Sweden when they were in Paris.

When we met we immediately clicked and later on we fell in friendship together like you can fall in love.

A+A= A1 in a dance compagnie in Barcelona + A2 in architecture in Paris. Alice is a dansor who’s constantly seeking for selfconcious space, movement and architecture. Since then she joined the KSAT team and gets involved regularly to take part of the renewal of the creative format.

Last sunday we sat down a few minutes to doodle on a paper a quick portrait of her.

Questions :

- 3 steps of dance

- Where do you go to dream?

- Who were you?

- Who are you?

- Who will you become?

- Design 3 shoes to : dance, go out, eat

- A small love note?

Don’t miss Alice at the KSAT#6 Camp#1 secret event this week end in Paris.

Plus d’Alice Martins online

Backstage : Artists visit the venue for KSATCamp#1

 

Last Monday Marty and I introduced the first secret location to all the artists of KSATCamp#1. We all met up and exchange crazy plans. We were all very enthusiastic. There was Melissa who was the first one to arrive, Helena and Autumn bumped into each other in front of the place.  Autumn had some trouble finding it, indeed, it’s not easy to find your way out there. Then Erminio arrived followed by the whole team of scenography, Marguerite, Regis and Cinzia. Alice made a fresh entrance as always and started to talk about her personal ghosts stories and it made Erminio laugh. Hélène arrived followed by Kaheena then Giacomo and Yasmin (yes we met a new Yasmin(e)). This is the whole team briefly introduced to you here. These names might not be familiar to you yet but we are going to introduce them to you in the upcoming weeks. Be prepared for some great fun next December 15th!

Lundi dernier, Marty et moi avons présenté le premier endroit secret du premier KSATCamp aux artistes. Nous nous sommes tous rencontrés et on a échangé des plans ambitieux. Nous étions tous très enthousiastes. Il y avait Melissa qui est arrivée en premier, Helena et Autumn sont tombées l’une sur l’autre devant l’endroit. Autumn a eu quelques difficultés à trouver l’endroit, pas simple de guider les gens au bon endroit. Puis Erminio est arrivé suivi par toute l’équipe de scénographie, Marguerite, Regis et Cinzia. Alice, fraîche comme à son habitude, a fait son entrée et a raconté ses histoires personnelles de fantômes et ça a fait rire Erminio. Hélène est arrivée suivie de Kaheena puis Giacomo et Yasmin (oui nous avons rencontré une nouvelle Yasmin(e)). Voilà toute l’équipe brièvement présentée ici. Ces noms ne vous disent peut être encore rien mais nous allons vous les présenter dans les prochaines semaines. Soyez prêt pour du fun le 15 décembre prochain!

What about Da Brasilians?

Je viens d’apercevoir des gambettes et des petits shorty sur youtube. Ah bah tiens ! Ca serait pas les Da Brasilians?!

Ils viennent de sortir la vidéo de About you faite par Arnaud Boutin.

Chez KSAT on est très friand des trucs faits maison DIY (c’est un peu notre motto aussi). Voici ce qui a ravi mon œil attentif et qui motive à pousser le clic sur le triangle ▶ :

- Les délicates petites cuisses précitées.

- Le fil de téléphone qui relie la guitare à l’ampli d’un style novateur.

- Le ralenti marche arrière réalisé sans effets spéciaux (impressionnant!)

- Les smarties pastels (mais où se les procurer?! – mystère)

- Le solo de danse à 1:45

- Le petit chien dans la grosse caisse

Le rendu est top !

Da Brasilians était présent dans le KSAT#4

 

[youtube="http://youtu.be/WLLYOa7ExUc"]

 

Some cute legs and little shorties just caught my eyes on youtube. Ah well, isn’t it the Da Brasilians?!

They just released their new video About you directed by Arnaud Boutin.

Over here, at KSAT, we love homemade DIY things (it’s a bit our spirit too). Here is what amazed my eyes and what should motivate you to hit the triangle ▶:

- The delicate little thighs mentionned above.

- The phone cord that connects the guitar to the amp with an innovative style.

- Backwards slowmotion achieved without special effects (how impressive!)

- The pastel coloured smarties (but where to get them?! – Mystery)

- The dance solo at 1:49

- The little doggy in the bass drum

Beautiful rendering!

Da Brasilians took part of KSAT#4

Back to teenage life for the MmMmM EP release party

English translation after the french version

Cette histoire a besoin d’un préambule. Le voici :

Lors de ma vie d’étudiante rêveuse, il m’est arrivé, quelques fois, de développer une sorte de fascination totalement injustifiée envers un type lambda qui n’était pas particulièrement d’une beauté époustouflante ou doté de quelque autre qualité apparente. Le seul point commun que j’ai pu trouver était peut-être le port de lunettes, l’usage du vélo et ils étaient souvent solitaires ou un peu en marge.

Une fois mon dévolu jeté, je m’amusais à leur imaginer une personnalité qu’il me conviendrait d’apprécier.

En début de semaine dernière, c’était la fête de sortie de l’EP du groupe MmMmM qu’on apprécie particulièrement chez KSAT pour de nombreuses raisons et notamment pour nous avoir mis une ambiance folle lors de la soirée de lancement du KSAT#5 au printemps dernier.

MmMmM c’est le groupe qui fait trémousser ton popotin et te propulse en adolescence. Les concerts sont toujours plein d’énergie et les voir s’éclater sur scène te donne envie de faire pareil. Cette fois là, c’était beaucoup de sueur, beaucoup de cris et quelques pogos enthousiastes.

La troupe habituelle de filles au premier rang dont je faisais partie dansait avec énergie. En deuxième ligne, la bande de skateurs a brandi haut la planche lorsque la voix aiguë de Manu a entamé le non moins énergique et bientôt hymne « Get ya ».

La troisième ligne était bien trop lointaine pour que je puisse l’appréhender mais je me permets de l’imaginer statique, dégageant un sourire nonchalant et tapotant du pied pour approuver le tout.

La scène s’organise comme une tournante, chacun tripote un instrument différent selon la chanson pour en sortir un cri de plaisir. Le public se prend au jeu : « If you wanna be my giiiiiiirrrll. Im looking for youuuu. We could be togetheeerr for ever and eveeeerr.

En bonne disposition, je sors ravie du concert pour m’apercevoir que l’un de mes « fantasmes crée » du passé se trouve au bar avec des amis. Je les salue, j’étais en cours avec deux d’entre eux. Ils me répondent mais je ne suis pas sûre qu’ils me reconnaissent vraiment – malaise. Plus tard, le fantasme en question revient vers moi légèrement gêné et on entame une conversation rarement entamée en soirée mais que j’apprécie. En effet, l’analyse économique du droit ou juste le droit ou juste l’économie peuvent êtres intéressants, mais il est rare de trouver un interlocuteur, passé minuit, dans de telles circonstances. J’apprécie l’audace. Cependant, alors même qu’il aurait pu trouver bon public, la conversation prend un angle chiant. Il dénigre tout ce qu’il fait et ce qui s’en approche. Je décroche, je souris, mais je n’écoute plus. Ses copains arrivent et accentuent la désillusion lorsqu’ils commencent à dénigrer le physique de filles en fac. Ces types dénigrent tout : les filles, l’environnement, leurs études… que reste t il ? Puis la conversation dérive sur moi et ma potentielle ressemblance avec une certaine « Sandra ». « Ah non le charme est différent » « non moi je trouve que Sandra est mieux » « ah non pas d’accord » – choc – «  eh oh ! les mecs ! je suis devant vous là ! » Je fuis la conversation absurde en prétendant un départ imminent.

Plus tard, le « fantasme déchu » revient vers moi pour achever une bonne fois pour toute l’image que je lui avais imaginé «Bon bah… on se recroise bientôt peut être ?… J’espère que je ne t’ai pas dérangé …?! Non, mais je veux dire…. C’est quand même TOI qui est venue me parler en premier !!! »`

MmMmM ont participé au KSAT#4 et ont joué lors de la soirée de lancement de KSAT#5.

Leur premier EP vient de sortir (le 19 novembre dernier) et peut être écouté et commandé ici .

[youtube url="http://youtu.be/VMWvGr7CYj0" ]

This story needs to be prefaced :
During my life as a student/dreamer, it sometimes happened that i developed a totally unjustified fascination towards a guy who wasn’t particularly beautiful or didn’t have other apparent qualities. The only common point that I can find is perhaps the glasses, the use of bicycles and that they were often lonely or outsiders.
Once I set my sights on someone, I had fun imagining them with a personality that I created for them.

Last week marked the release party for the new EP from MmMmM, a band that we appreciate here at KSAT for various reasons, but particularly for setting a crazy good atmosphere at the launch party for the KSAT#5 last spring.

[youtube url="http://youtu.be/tuwOEFOXVr4" ]

MmMmM is the band that makes your butt jiggle and propels you back into your teenage years. Their concerts are always full of energy and to see them having so much fun onstage makes you want to experience it with them.

This time was full of sweat, loads of shouting and enthusiastic pogos.

The usual gang of girls in the front row, myself included, was dancing with a lot of spirit. In the second row, the gang of skaters lifted their boards up high when Manu’s high-pitched wail began a song that is nothing short of energetic, the soon-to-be anthem “Get ya”.

The third row – ever quite far for me to grasp – I would imagine static, producing a nonchalant smile and foot tapping as an approval of the overall performance.

The stage is organized as a gang band: each musician grabs a different instrument according to the song to induce a cry of pleasure. The audience takes part of the game, singing, “ If you wanna be my giiiiiiiiirrrrrrllllll, I’m loookinnn for youuuuu, We could be togetheeeeeeeerrrr, for ever and everrrrrr… “

I leave the concert happy and in a good mood, and suddenly I notice that one of my « created fantasies » from the past is hanging out at the bar with his friends. I walk up to say hi. (I go to the same university as two of them.) They respond to me but I’m not really sure they recognize me – awkward moment. Later, the fantasy comes back to me – slightly uncomfortable – and we start a conversation rarely started when partying but that I enjoy having. Indeed, law and economics (or just law or just economics) are not the best conversation starters and it is rare to find someone who, after midnight and in such circumstances, is up to have it. I appreciate the boldness. However, even if I got the right audience, the conversation took a boring path. He started to denigrate and take down everything that he does or even the entire topic. I lost focus; I smiled but my mind was elsewhere, I wasn’t listening anymore. His friends arrived and only emphasized the disillusion when they started to denigrate the physical aspects of girls at our college. These guys would denigrate anything: girls, the environment, their education, anything… What’s left? Then the conversation drifted and they started to talk about me and a possible resemblance to a certain “Sandra”. “Oh no, the charm is completely different” “No, I think Sandra is better” “I disagree” – shock – “eh oh! Guys! I’m standing just right here!” I escaped from this absurd conversation by claiming need for an imminent departure.
Later, the « fallen fantasy » comes back to me to finish once and for all the image I had created for him. « Well well … maybe we’ll see each other soon? … I hope I didn’t upset you …?! No, but I mean … It’s still YOU who came to talk to me first! »

MmMmM took part of  KSAT#4 and performed during the  KSAT#5  launch party.Thanks to Buster Adams for shooting the teaser for KSAT#5

Their first EP was released November 19th. You can listen and dowload it here .

Thanks to Helena & Emilia for proof reading the english translation

Nicolas Fenouillat et Bruno Persat au Palais de Tokyo

Mercredi dernier a eu lieu la performance GOO par Nicolas Fenouillat et Bruno Persat au Palais de Tokyo. Lorsque l’on regarde les œuvres de Nicolas qui s’intéressent à la musique et en particulier à la batterie, on entends le son sans même qu’il soit là. En tant que spectateur, on se retrouve l’eau à la bouche. Donc, quand il fait une performance, c’est l’occasion de ressentir les vibrations autrement que visuellement.

A notre arrivée, on nous distribue des boules Quiès et un ballon à gonfler et à placer entre les mains ou sous le pull près du ventre. Beau stratagème pour ressentir les vibrations. Un léger son aiguë incite à insérer les boules dans les oreilles immédiatement.
La performance commence et fait vibrer les ballons.

Aucune photos ni vidéos ne pourront retranscrire la sensation vécue, la documentation ne vous permettra que d’en avoir un aperçu ou une idée. La prochaine fois vous viendrez pour vous en faire un idée. Ce type d’évènement est l’un des rares qui possède encore les caractéristiques intrinsèques et la magie de l’éphémère.
Lorsque les 45 minutes et 27 secondes sont écoulées, les bouts des doigts sont réchauffés et la sensation y est accrochée. Les oreilles ont subi un choc et tout le corps a ressenti les ondes.

Nicolas Fenouillat avait fait une performance au printemps dernier à l’occasion de la sortie de KSAT#4

Last Wednesday took place the performance GOO by Nicolas Fenouillat and Bruno Persat at the Palais de Tokyo in Paris. When we watch Nicolas’ pieces, that focus mostly on sound and drums, we can hear the sound without it being actually here so that we feel like we want more. So, when he realizes a performance, it’s the occasion to feel the vibrations for real and not only visually.
When we arrived, someone handed us some earplugs and a balloon to blow up and to place between our hands or under our pullover and close to your belly. Great strategy to feel the vibrations. A slightly and acute sound suggested us to wear the earplugs immediately. The performance started and the ballons began to vibrate.

No photos or videos could convey the sensation we felt, the documentation will only allow you to have an overview or an idea of it. Next time you should come to check it out for real. This type of event was really able to show the real characteristics of a sort of ephemeral magic.

When the 45 minutes and 27 seconds were up, the top of the fingers were all warmed up and the feeling was stuck on it. Ears were still in choc and the whole body felt the waves.
Nicolas Fenouillat made a performance last spring for the release of KSAT#4

Report of my conversation with Steingrim Veum

English translation of the article below after the french one

Orgy #14, 2011, ink on paper, 50 x 70, Steingrim Veum – appeared in KSAT#4 inspired by a song from The New Spring

Depuis bientôt 5 ans Steingrim Veum dessine des orgies sexuelles. Nous avons discuté avec l’artiste norvégien pour mieux comprendre son parcours et redécouvrir ses oeuvres.

Steingrim a commencé par s’adonner à la bande dessinée. À L’âge de 5 ans il a écrit sa première histoire avec comme personnage principal un jeune homme portant son nom et un sweater orange. A 16 ans, son intérêt a dévié de la bande dessinée vers les beaux arts.  » Peut être qu’à un certain moment ça ne m’intéressait plus de créer des histoires. »
Il rejoint ensuite l’école d’art de Bergen en Norvège. Il remarque que la plupart des étudiants étaient plus centrés sur l’art contemporain et l’art conceptuel. « Après l’école j’ai été rejeté par l’académie d’arts. Donc clairement je n’avais pas compris l’art conceptuel! ». A l’époque, Steingrim créait des oeuvres bien différentes de sa série actuelle. Il faisait des installations avec des fils en les mélangeant avec des effets sonores. « Quand j’y repense, ce n’était pas du tout un type d’art qui me représentait. J’essayais de m’intégrer et de comprendre quelque chose que je ne comprenais pas. Au final mon art se révélait être de la merde. Je pense que j’ai du mal à appréhender l’art conceptuel. Peut être que dans un sens je suis un peu conservateur? J’adore les peintures de la Renaissance et je trouve Joseph Beuys ennuyant. »

Pendant 5 ans, Steingrim réessaiera successivement d’intégrer l’Académie d’Arts mais en vain. Il compris qu’il n’entrerait jamais dans l’académie et commença la série de dessins d’orgies. « J’ai abandonné l’académie, le monde de l’art et l’idée entière de faire carrière dans l’art et j’ai commencé à dessiner des orgies. »
A ce moment, Steingrim décide de créer un projet artistique à sa façon, qu’il n’enverrait pas à l’académie d’art et qu’il ne montrerait à personne car ça serait pornographique. Puis, un de ses amis les vus et lui conseilla de les soumettre à l’exposition d’automne de Oslo. C’est à cette occasion que ses dessins ont été exposés pour la première fois.

Au départ il réfléchit à l’idée de mélanger l’art et la pornographie sans pour autant vouloir avoir une démarche politique ou passer un quelconque message. Il ne souhaitait que se concentrer sur l’univers intérieur du fantasme sexuel. Il n’avait pas pour but de faire quelque chose qui serait particulièrement excitant sexuellement. Il a essayé plusieurs médias dont le collage pour se focaliser sur le dessin. A cette époque, en 2008, cela faisait des années qu’il n’avait pas pratiqué le dessin. L’influence des bandes dessinées de son enfance se sont immédiatement fait ressentir. En effet, Steingrim remarque que les BDs se sont incrustées dans son art avec une influence certaine de Calvin & Hobbes et particulièrement les Simpsons.

La première fois que j’ai vu les dessins de Steingrim, je n’ai pu m’empêcher de rigoler. Le contraste entre l’aspect esthétique et la mise en scène avaient un aspect comique indéniable. Le style de dessin me plaisait beaucoup et je lui ai proposé de rejoindre le KSAT#4 et de l’exposer lors de l’événement à Hambourg. »La première fois que les dessins ont été exposés, j’ai remarqué que beaucoup de gens rigolaient en les regardant » me raconte- t- il. « Depuis je les pense plus comme comique que érotique. Je suis plus intéressé par l’aspect esthétique que l’aspect sexuel lorsque je les dessine. Je ne pense pas que ces dessins soient l’expression de ma sexualité ni de ce que je trouve émoustillant. »
Son dessin a eu beaucoup de succès lors de l’exposition et j’ai pu en effet observer ce type de réactions chez le visiteur surpris et confus.

Quand Steingrim parle de ses pièces, il insiste sur le fait que beaucoup de gens accordent le centre de l’attention à la mise en scène orgiaque tandis que le décor intérieur est tout aussi important lors de la réalisation des tableaux. »J’ai commencé à m’intéresser aux pièces et à y intégrer des gens dedans, à faire des compositions avec beaucoup de personnages donc ça a conduit au concept d’orgies. » Il feuillette souvent des livres d’architecture d’intérieur et dans les derniers dessins de la série, il a composé ses propres pièces en en mixant plusieurs ensemble.

Steingrim admet être monomaniaque dans son art. Il travaille dans une librairie et dans son temps libre il travaille à ses orgies. Il espère pouvoir faire évoluer son projet vers quelque chose de plus étrange. « J’ai envie de faire des pièces impossibles avec des perspectives impossibles et peut être que les personnages évolueront aussi. Je ne sais pas encore. Ce qui est une bonne chose. »
Il dit être un artiste lent à cause de son côté perfectionniste. Steingrim passe 6 à 7 semaines à élaborer un dessin.  Lorsqu’il a fait une ébauche du brouillon il le change plusieurs fois pour voir toutes les possibilités et lors de la mise en encre le dessin peut changer. « Je ne suis jamais vraiment satisfait du résultat final. »
Quand je lui demande si il y a quand même une orgie qu’il préfère, il me répond que sa réponse peut changer mais qu’en ce moment c’est l’orgie #21. « Je suis très satisfait des oiseaux dans la partie basse du dessin, particulièrement celui dans la bouteille et l’oeuf dans le verre de vin. »

Orgy #21, 2012, ink on paper, 50 x 70 – Steingrim’s current favorite orgy

Since almost 5 years, Steingrim Veum draws sexual orgies. We talked with the norwegian artist in order to better understand his path and to rediscover his pieces.

Steingrim started with drawing comics. At the age of 5 he wrote his first story with a main character wearing an orange sweater and named Steingrim. At the age of 16, his interest shifted from comics to fine arts. « Perhaps at some point, I was not interested in creating stories anymore. »
Then he joins the art school of Bergen, Norway. He notices that most of the students were more focused on contemporary art and conceptual art. « After art school, I was rejected at the Art Academy. So obviously I did not understand conceptual art! ». Back then, Steingrim created pieces quite different from his current series. He was making installations with wires mixing them with sound effects. « Looking back at it, it was not art that represented me at all. I was trying to fit in, and understand something I did not understand. In the end, my art turned out to be crap.  I think I lack an awareness for conceptual thinking. Perhaps I am in a way a bit conservative? I love paintings from the Renaissance and I find Joseph Beuys boring. »

During 5 years, Steingrim will try successively to enroll in the Art Academy without success. He understood that he will never make it to the academy and started the series of orgies drawings. « I gave up the Art Academy, the art world, the whole idea of doing a career in art, and started with orgy drawings. »
At this moment, Steingrim decides to create an artistic project his own way that he will not send to the Art Academy and that he won’t show to anyone because it would be pornographic. Then, one of his friends saw them and gave him the advice to submit them to the Autumn Exhibition in Oslo. It’s at that occasion that his drawings were exhibited for the first time.

At first he thinks of the idea to mix art and pornography with no will to convey a political message or any message at all. He only wished to focus on the inner world of sexual fantasy. He didn’t have as a goal to do something that will be particularly arousing. He tried different medias (collages) to end up focusing on drawings. At that moment, in 2008, it was years since he practice drawing. The influence of the comics from his childhood appeared immediately. Indeed, Steingrim points out that comics started to sneak inside his art project with an influence from Calvin & Hobbes and particularly the Simpsons.

The first time I saw Steingrim’s drawings, I couldn’t help but laugh. The contrast between the aesthetics and the scenary have a undeniable comical aspect. I liked the drawing style a lot and I asked him if he would like to take part of KSAT#4 and to exhibit him at the event in Hambourg.  » When the first drawings were exhibited, I saw that most people were laughing at the drawings. » he says.  » Since then, I have thought of the drawings as more comic than erotic. I think these drawings are not about me expressing my sexuality or what I find arousing. »
His drawing had a lot of success during the exhibition and I could definitely observe this sort of reaction on the surprised and confused visitor.

When Steingrim talks about his pieces, he insists on the fact that a lot of people focus more on the orgy scenary when the interior design is as important to him when elaborating the drawings.  » I started to be interested in rooms and to put people in rooms, to make compositions with many people. So it ended with an orgy concept. » He often scrolls through interior design books and in the latest drawings of the series, he composed his own rooms mixing many different ones together.

Steingrim admits that he is a monomaniac in his art. He works in a bookstore and in his free time he works on his orgies. He hopes to make his project evolve towards something more strange. « I want to make impossible rooms with impossible perspectives and maybe the characters will evolve aswell. I don’t know yet, which is a good thing. »
He says he is a slow artist because of his being such a perfectionnist. Steingrim spends 6 to 7 weeks to elaborate a drawing. When he does the first draft, he changes it many times to see all the possibilities and when he adds the ink the drawing can still change. « I’m never really satisfied with the end result. » When I ask him if there is still one orgy that he prefers he  answers that it can change but that at the moment it’s the Orgy#21. « I’m really satisfied with the birds in the lower part of the drawing, especially the one in the bottle and the egg in the wineglass. »

KSAT#5 Party – by Mia Frykholm

Performance de Pan et A2 dans la Chapelle du café A lors du lancement de KSAT n°5 à Paris

Performance of Pan and A2 in the Chapel of the café A at the KSAT #5 release Party in Paris

Performance de jaune! et Tristan Ihne lors du lancement de KSATn°5 dans la Chapelle du café A à Paris

Performance of jaune! and Tristan Ihne at the KSAT release party n°5 in the Chapel of the café A in Paris

More Photos coming soon

Plus de photos bientôt

KSAT #5 Release Party – Paris, France – 21 & 22 of April 2012

Concerts :
Mehdi Zannad : http://www.mehdizannad.fr/
Mungo Park : http://www.myspace.com/mungoparkunited
MmMmM : http://www.myspace.com/mmmmmtheband
Boom Boom du Terre : http://www.boomboomduterre.com/en/

Performances :
Pan (Alice et Adrien Martins, Claire et Louis-Gaston Leger, Boris Munger, Raphael Kadid, Albane Chauvel, Facundo Forchino)
Sötbox (Lina Nilsson et Gustav Lejelind) avec la présentation du costume « Fixed Cloud » de la créatrice Elin Lejelind : http://www.sotbox.se/
http://www.elinlejelind.com/
jaune! + Tristan Ihne

DJ SET :
DJ Soulist (Souleance/What The Funk)

FACEBOOK:

http://www.facebook.com/ksat.fr

http://www.facebook.com/events/222959911136698/

Press partner :