Autumn chilling

Discover KSAT’s launch event location

Last week a bunch of KSAT artists was invited to discover the next summer location for the final launch event. So we made a little trip to the southern part of Paris, precisely to Cité Universitaire, where lost in the mist of green fields and blooming nature we found the Maison du Portugal – André de Gouveia, right next to coloured Le Corbousier’s House of Brazil.

We explored the place all way around, from the outside garden, to the bright modern halls, the theater and the underground corridors. This amazing building was born in 1967 and has been recently renovated by the portuguese architect Vincent Parreira in 2003.

Here are some picture of our sunday visit!

We’re working on the event to make it a great experience for you all! So save the date and don’t miss it!

29-30th June at Maison du Portugal – André de Gouveia, Cité Universitaire in Paris!

Schermata 2013-05-10 a 10.09.18

KSAT + BEGANE GROND

We’re happy to announce our next international partnership with the dutch group BEGANE GROND ! Enjoy this cool visual that they made as a foretaste of a very dynamic and inspiring collaboration. Stay tuned for more updates, nice things are going to happen!

Loads of love

 

 

KSAT CAMP cover

Chroniques de KSAT CAMP

L’évènement de ce Samedi 13 Avril 2013, KSAT CAMP#4, a signé la fin d’une série de happenings artistiques éphémères sur le territoire parisien. La série avait débuté en Décembre 2012 de façon tout à fait expérimentale. Le cycle KSAT sur le thème des « Secrets » est désormais presque abouti. Le résultat de mois de recherches artistiques sera présenté lors de la journée de lancement de la publication, programmée pour le 29 Juin 2013 dans un lieu extraordinaire (que l’on ne manquera pas de vous divulguer bientôt!).

A la fin de cette expérience,  nous avions envie de vous faire part de notre émotion et de l’incroyable expérience qu’a été KSAT CAMP. Nous voulions répondre à une question que l’on nous pose assez souvent : « Pourquoi vous faites ça?« . 

Petit rappel historique afin de comprendre les motivations qui mènent un duo féminin hyper énergique à défendre et diffuser ce type de projet autofinancé et fondé sur le DIY (do it yourself).

Ce qu’on a découvert avec le temps, c’est que dans la vie, on n’obtient rien si on ne prends pas de risques pour que nos rêves deviennent réalité. Sans une forte motivation cette lutte est inutile.

KSAT est une plateforme indépendante, mise à disposition des artistes de différentes nationalités et différentes pratiques artistiques, crée à fin qu’ils s’expriment de façon libre et créative. Le processus de création est un élément fondamental pour KSAT, un espace où l’échange et l’interaction entre les personnes impliquées dans le projet est un des point clés de la richesse du projet.

Le désir initial était de pouvoir donner un espace aux artistes en dehors des chemins institutionnels. De l’autre coté, il y a aussi une analyse de l’état de l’art aujourd’hui et une démarche engagée. La possibilité de donner au public parisien (et international) l’opportunité de profiter d’un projet inédit et spécial, loin du circuit fermé des galeries d’art, musées et centres d’art, où malheureusement la jeune création a souvent pas mal d’obstacles, notamment administratifs et financiers, pour prendre sa place et être mis en valeur.

Ça pourrait être vu comme une utopie, mais on croit fortement qu’une façon différente de travailler, collaborer et exposer l’art est possible. Petit à petit on essaie avec les moyens du bord que cette utopie devienne une réalité plus concrète, de lui faire prendre forme et contenu.

Une des motivations qui nous pousse à poursuivre cette aventure est l’incroyable échange et enrichissement que cette expérience nous apporte (et qu’on espère que KSAT apporte à toutes les personnes impliquées).

KSAT CAMP (par la suite écrit KC), et KSAT en général, a été une magnifique aventure que l’on a pu réaliser avec le concours fondamental de l’énergie des artistes faisant partie du projet et qui, pas à pas, ont partagé avec nous leur temps, leurs créations, leur amitié et leur amour. KC est né avec un but ambitieux : il s’agissait de realiser tout au long du cycle Secrets des événements mensuels dans des lieux atypiques du territoire parisien et travailler avec un échange direct avec le lieu et le thème proposé.

Chaque KC raconte une histoire différente qui s’adapte au lieu qui est investi et correspond à un sous thème qui correspondra à une des sections de la publication. Le resultat est chaque fois completement inattendu et surprenant. Grace à la magie diffusée par les lieux choisis, les artistes s’installent dans des espaces particuliers selon leur envie et leur inspiration et reflechissent sur les possibilités de création in situ. Le propos de ce type de happening éphémère est celui de rapprocher le plus possible le monde des artistes du public, dans un échange humain plus direct et sincere. Le public est améne à vivre une expérience, plutôt que d’assister uniquement à une exposition. La possibilité de travailler dans des endroits spéciaux non initialement dédiés à l’art est aussi une caractéristique importante de ces évènements.

KSAT CAMP#1

KSAT CAMP#1 (15 Décembre 2012) se penchait sur les secrets domestiques, qui se cachent derrière les portes fermées des maisons, l’intimité des espaces privés et familiaux. Le lieu de l’événement était unique et original, une petite maison en face du Canal de l’Ourcq, occupée aujourd’hui par les bureaux de Streetpress un de nos partenaire de longue date. Les artistes sont invités à faire resonner cet espace interieur, on peut retrouver des indices de leur passage un peu partout. Entourés par une scénographie environnementale assez surprenante qui renvoie à l’imaginaire de la maison hantée et abandonnée, on découvre l’espace en suivant la danseuse/performeuse Alice. Toilettes, cage de l’escalier, cave, salle de bain… les artistes se rebellent contre les espaces vides des chambres et nous, on se laisse transporter par cette visite guidée atypique.

Artistes présentés: Autumn Ahn, Mélissa Boucher, Hélene Gruenais, IF, Mike Latona, Alice Martins, Giacomo Mercuriali, Cintia Tosta // On remercie toute l’équipe de Streetpress pour le support: coucou Mathieu et Johan!

KSAT CAMP#2

Avec KSAT CAMP#2 (19 Janvier 2013) on change d’atmosphère, on se retrouve à La Petite Rockette. Il s’agit d’un espace/atelier où les gens investis dans ce projet travaillent pour donner une nouvelle vie aux objets abandonnés ou obsolètes, d’une simple lampe aux téléviseurs, des habits aux placards. On peut y trouver de tout. Cette fois là KSAT traite d’identités cachées et dévoile des secrets personnels. On découvre des portrait troublants, des stéréotypes d’identités, des identités littéraires fictives et desprédictions du futur…

Artistes présentés: Autumn Ahn, Cécile Chaput, Anne Devoret, Alice Forge, IF, Arthur Hoffner, Alice Martins, Yasmin Tashk, Yasmin Yrondi // Merci au super team de la Petite Rockette: Delphine, Dimitri et compagnie!

KSAT CAMP#3

Lors du KSAT CAMP#3 (16 Février 2013) on s’est laissé transporter par la vague d’amour qui nous transportait avec l’arrivé de la Saint Valentin. Cette fois le happening est plutôt centré sur le secret de l’amour et les troubles sentimentaux. La petite et jolie librairie/café Marcovaldo nous accueille dans son espace très mignon pour parler de poésie, présenter des courts métrages, danser et boire un verre autour de bon sons. KSAT, pour la première fois, présente le projet au public et dévoile son histoire passée accompagné par les dessins de Yasmine!

Artistes présentés: Marco Colabraro, Hélene Gruenais, Jordan Karnes, Ksénia Lukyanova, Alice Martins, Neue Grafik // Les remerciements les plus grands à nos amis italiens de Marcovaldo: Francesca, Irene, Francesco et Luca!!

KSAT CAMP#4

Et on arrive finalement au dernier chapitre de notre aventure, je peux dire aussi le plus intense et pour lequel on a bien combattu. C’est KSAT CAMP#4 (13 Avril 2013), qui a eu lieu la semaine dernière au Shakirail, d’anciens vestiaires SNCF reconvertis par un collectif d’artistes en ateliers et espaces de création, loisir et spectacle. Simplement magique, la vue sur les rails des trains qui roulent au dessous de nous et les lumières des structures ferroviaires et industrielles… On a parlé de voyeurisme et des secrets des voisin, un thème très intéressant qui a permis aux artistes de voyager avec leur esprit dans ce monde du caché et de la séduction…

Artistes présentés: Autumn Ahn, Bad Bats, BCBG, Mélissa Boucher, Duke Raoul, Alice Forge, IF, Mike Latona, Petronille Leroux, Alice Martins, Vertical // Merci à tout le collectif Curry Vavart, mais surtout la l’incontournable Cécile Titupröne Germain!! (PLUS DES PHOTOS BIENTOT!)

Je veux terminer cette petite histoire qui raconte nos traversées artistiques de ces derniers mois, par quelques remarques importantes.

KSAT CAMP a été conçu de façon très expérimentale en tant qu’atelier de recherche pour les artistes qui collaborent avec KSAT, un projet qui donne notamment voix au travail des artistes sur 3 différents médias: la publication reliée à la main et en série limitée, notre site internet et les événements.

Notre ambition est de réussir à partager avec vous des expériences particulières souvent irréalisables ailleurs, pour chercher à franchir les limites imposées par le marché de l’art et son exposition. On se bat tous les jours pour faire en sorte que notre rêve devienne de plus en plus solide et concret, pour arriver à donner aux artistes encore plus de possibilités de travailler ensemble et de créer sans contraintes.

Sans l’aide de notre public, nos initiatives n’auraient jamais été réalisables, le projet KSAT est basé sur l’aide mutuelle entre les différentes personnes impliquées et le support du projet à travers des partenariats bénévoles.

A la fin de ce petit chapitre, c’est drôle et étonnant de voir la quantité de beaux projets réalisés sans budget mais qui ont réussi à surprendre le public et nous même par leur complexité et leur charme. Rendre nos utopies réalité c’est possible, il suffit juste de jamais cesser de rêver.

Merci à tous ceux qu’on eu la patience de lire tout ça, on vous aime!

On se revoit le 29 Juin pour vous présenter notre publication KSAT#6 « Secrets »! Profitez du printemps

KSAT TEAM

Schermata 2013-04-12 a 16.01.28

The most beautiful dreams, I’ve got them awake – Mike Latona

« Les meilleurs rêves que j’ai fait, je les ai fait reveillé » c’est le motto de Mike.

Monsieur Latona est un artiste plein d’énergie, qu’on a eu l’occasion de rencontrer l’été dernier par l’intermédiaire de Cinzia, membre et mascotte du collectif IF (et de 1024 architecture). Lors de notre rencontre, comme d’habitude, je n’ai pas pu m’empêcher de lui parler de KSAT (hélas!). Il a tout de suit accueilli le projet avec enthousiasme et on s’est promis de travailler ensemble très prochainement.

Aussitôt dit, aussitôt fait.

On a eu une première occasion de voir le travail de Mike lors de KSAT CAMP#1 « Les murs murmurent ». Il a réalisé une installation de video mapping qui a surpris la plupart du public par la beauté des effets des lumières et des couleurs en mouvement. Une expérience poétique complétée par l’interaction avec la danseuse Alice Martins qui, à plusieurs reprises, à interprété et joué avec la pièce face au public.

« The most beautiful dreams, I’ve got them awake » is Mike’s motto.

Mister Latona is a fully energic artist, that we previosly meet last summer through Cinzia, member and mascot of IF collective (as well as 1024 Architecture Team). The first time we met up, as I always can’t avoid, I spoke to him about KSAT project (alas!) He immediatly was enthusiast about the project and we promised each other we will work together in the next future.

Said and done.

We had the opportunity to see Mike’s work at KSAT CAMP#1 « Speaking walls ». He realized ​​a video mapping installation that surprised the guests for the amazing lights’ effects and the colors’ motion. A really poetic experience completed by the interaction with the dancer Alice Martins, that several times interpreted and played the piece in front of the public.

Récemment Mike a commencé à se concentrer sur la vidéo, mais derrière lui il y a toujours une longue histoire d’expérimentations créatives avec différents types de média. A Liège, sa ville natale, il commence depuis sa jeunesse à se dédier au street art et au graphisme, toujours avec l’envie de dépasser les limites imposées par les différentes pratiques, les mêler, les détourner. Quand les murs des espaces fermés de l’école, des galeries et des centres d’art ne suffisaient pas à satisfaire les envies de Mike, il descendait alors en bas pour rentrer en contact direct avec un autre type de public, la rue. La rue est source fondamentale d’inspiration pour le travail de cet artiste, la possibilité de créer de l’art « à vivre et pour tous » sans exceptions lui parait plus stimulante et propice à faire passer son message. Voilà alors d’où sont nés les projets qu’il chérit le plus, ceux qui s’installent directement dans l’espace public urbain, réalisés dans le cade de Liège Métropole Culture 2010. Les projets rassemblaient plusieurs artistes internationaux qui ont été invités à travailler dans une réhabilitation artistique de la ville avec des interventions dans les espaces d’arrêts de bus et dans des vitrines de boutiques. Dans la vidéo ci dessous, un aperçu de ce travail…

Mike recently started to focus on video art, still taking advantage of his previous and various creative experimentations with different type of medias. In Liège, his home town, since his youth he begin to interest street art and graphic design, showing his commitment to break the limits imposed by the different practices, mix them and hijack them. When the walls of the enclosed spaces of  schools, galleries and art centers weren’t anymore sufficient to satisfy Mike’s desires, he would descend down where he would have a direct contact with another type of public, the street. The street represent a fundamental source of inpiration for this artist’s work, the possibility to create an art « to live and for everyone » without exception seemed more stimulating and appropriate for the communication of his message. Starting from there, a bunch of projects that he particularly cherish, the ones that interact directly with the urban life and space, realized in occasion of Liège Metropolitan Culture 2010. Those project gathered several international artists that were invited to work on an artistic rehabilition of the city, the projects were installed in bus stop stations and in shop windows. In the video below, a glimpse on the pieces…

[vimeo 18713021 w=500 h=275]

[vimeo http://www.vimeo.com/16477021 w=500&h=281]

Ce qui est bien évident dans son travail c’est le fait qu’on ne peut pas vraiment définir l’artiste comme appartenant à une « catégorie », sauf celle d’ »artiste multiforme ». Suite aux premières expérimentations, plus dans le cadre de l’image graphique et l’art dans la rue, il commence à se rapprocher de la vidéo. L’image fixe se fait immatérielle, les possibilités et la flexibilité fournis par ce medium multiforme lui donnaient encore plus de pistes possibles à explorer. Mike se lance alors dans le monde du vidéo mapping, en plein milieu entre sa pratique d’illustration, d’architecture, de lumiere et d’image vidéo. Je vous présente alors ce qui, à mon avis, est un de ses travaux les plus intéressants et complexes. La vidéo, en tout cas, racontera beaucoup plus de choses que mes mots…

What is quite clear about Mike’s works, is that it is rather difficoult to define the artist’s belonging to a particular « category », except that of « multiform artist. » Following his early experimentations in graphic design and street art, he begin to get closer to video. Still image transform into ephemeral ones, the possibilities and the flexibility of this polymorph media gives him even more possible path to follow and explore. Mike starts then to work on video mapping, right in between his previous illustration practice, architecture, light design and video art. I introduce you then to project that, in my personal opinion, is one of the most intersting and complex he made recently. This clip, anyway, will tell certainly more then my words…

[vimeo http://www.vimeo.com/56850031 w=500&h=281]

Un mec c’est bien amusé à faire une sorte de « Google Street View » de l’exposition Metamorphose, voilà le resultat (pour ceux qui ne souffrent pas de migraine)

A guy had fun in making a « Google Street View » of Metamorphose exhibition, here is the result (for those who have no migraine problems)

http://autrepointdevue.com/blog/wp-content/vv/vvmetamorph/vvmetamorph.html

Least but not last, je vous suggere de jeter un coup d’oeil à une des dernières installations de Mike, en collaboration avec Cinzia (Campolese), Tijani Loussaief et Dominique Lombardo, faite pour le Reveillon 2013 à Bruxelles, à la Gesus Church. Ca donne envie d’y être! Groovy!

Least but not last, I suggest you to give a glimpse to this recent installation Mike, in collaboration with Cinzia (Campolese), Tijani Loussaief and Dominique Lombardo, in occasion of NYE celebrations in Bruxells, at the Gesus Church. It makes you want to be there! Groovy!

[vimeo http://www.vimeo.com/56850162 w=500&h=281]

NYE 2013 from Latona Mike on Vimeo.

Mike Latona participera au KSAT CAMP#4 Voyeurisme/Secret of your neighbor ce samedi 13 Avril, avec une installation de video mapping à ne pas rater! On a hate de voir ça!

Mike Latona will participate to KSAT CAMP#4 Voyeurisme/Secret of your neighbor ce samedi 13 Avril, with a not to miss video mapping installation! We’re looking forward to check this out!

Le site de Mike / This is Mike’s website

Le (nouveau) blog de Mike / Mike’s (new) blog

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KSAT CAMP#3 – Confusion Sentimentale // Emotional Disorder

Le 16 Mars 2013, un lieu unique dans le quartier magique du Marais à Paris, a ouvert ses portes à KSAT à l’occasion d’une soirée dédiée à la confusion sentimentale et à la poésie. Marcovaldo, 61 rue Charlot, s’est transformé ce soir là en une sorte de théâtre et tout le monde s’est fait petit pour rentrer dans cet espace douillet! Ça va sans dire que l’atmosphère était chaude et passionnée, la soirée a débuté avec une performance de la danseuse Alice Martins, en collaboration avec le musicien Neue Graphik et le poète italien Marco Colabraro. Ensuite Yasmine et Martina ont raconté au public l’incroyable histoire de KSAT et présenté le projet KSAT CAMP pour la première fois, à travers des dessins de Yasmine. On a eu l’honneur d’avoir parmi nous Ksénia Lukyanova, comédienne et scénariste sibérienne, pour présenter son court métrage 14 Septembre en avant première, réalisé en collaboration avec Christian McCallum (Sudafricain) et une équipe internationale. Enfin la poète Jordan Karnes nous as rejoint par Skype de Oakland pour nous lire une série de poèmes et présenter sa vidéo-poésie « Can’t be in the body without ». LOVE IS ALL!

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On March 16th a unique spot, in the magic Marais in Paris, opened its doors to KSAT in occasion of a night devoted to sentimental confusion and poetry. Marcovaldo, 61 rue Charlot, was transformed for a night in a kind of theater and everybody made himself tiny to have access to this narrow little space! The atmosphere was hot and passionate as you can easely imagine, the night began with the performance of the dancer Alice Martins, in collaboration with musician Neue Graphik and the italian poet Marco Colabraro. Further on, Yasmine and Martina told to the public the funny story of KSAT and presented KSAT CAMP project for the first time, through Yasmine’s drawings. We had also the honor to see the participation of Ksénia Lukyanova, siberian comedian and scenarist, there to annonce her short movie 14 Septembre in preview, realized in collaboration with Christian McCallum (from South Africa) and an international team. Following, poet Jordan Karnes in connection with Paris from Oakland through Skype, read us a series of poems and presented her video-poetry « Can’t be in the body without ». LOVE IS ALL!

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je voudrais perdre la tête pour toi…

Vorrei perdere la testa per te soltanto per decapitazione // Je voudrais perdre la tête pour toi, seulement par décapitation
Par Marco Colabraro (traduction par Martina Margini)
vidéo de préparation de la performance du 16 février 2013 // KSAT CAMP#3, Marcovaldo, Paris

Voici le texte en langue originale (italien), à suivre celui de sa traduction en français,
et quelques photos en avant première de la performance ( photos par Irene Pancaldi et Hélène Guénais)!

Bonne lecture!

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Tra i fili interrotti dei nostri telefoni contemporanei, te ne sei andata in cucina ad apparecchiarti la bocca con le galletta di mais. Le labbra gonfie e vino in calici sul mio tavolo di legno scuro. I tuoi piedi sul davanzale della finestra, coi venti che disfano la primavera in fiori e quel ciondolo che porti in mezzo al petto. Mi sono arrampicato su un albero per guardare alla tua finestra, farti ciao aprendo le dita e poi chiuderle sull’erotico mio gioco. Non c’eri, un disegno di bimba: un dinosauro e un sole stilizzato coi raggi che finiscono in bocca all’animale, le tue mutandine piegate sul letto e il profumo pastello della biancheria lavata. Mi è squillato il telefono e non eri tu. Sono caduto dall’albero, a niente serve un palo tra le gambe se non ti ci puoi sostenere. Mi sono messo a correre sul posto, col sudore che lava via la memoria dalla mia schiena senza i segni delle tue dita. Nello spazio delle tue vocali lunghe le tue gioie da poco, vorrei perdere la testa per te soltanto per decapitazione. Ci siamo detti dell’amicizia, ci siamo strappati le guance sulle distanze dei nostri cordless della banalità del nero. C’è una finestra sopra i miei piedi quando mi sdraio sul letto e disegno forme strane e fumo con lo stick dell’incenso, la brezza delle cinque del mattino per i miei pensieri che non lasciano stare le zanzare stanche. Le nuvole rare. La luce fredda. Al fuoco i palazzi, le antenne paraboliche, i balconi vuoti e le persiane abbassate. La vita dentro e tutti questi pixel in cascata. Me lo vuoi dire adesso che fare? Dovremmo sederci a un pub e bere una media come tutti gli altri? Hai voglia di un Mojito? Io non lo so cos’è che mi fa passare le notti con lo sguardo all’insù, cerchiamo il volo e costruiamo ali per staccare le scarpe dallo sporco d’asfalto, null’altro. Tutti questi vetri vuoti, la raccolta differenziata dei nostri pensieri di oggi. Dimmelo adesso che fare, sognare il mare o scendere in strada e far la guerra coi tram aspettando il mattino? Quel discorso sugli animali da compagnia che ci ha tenuto allacciate le scarpe, che te ne volevi tornare al silenzio ed io ti ho detto potremmo dividerlo a metà ed abitarlo un poco. Così ti sei messa a prendermi a schiaffi coi tuoi denti bianchissimi e ci ha sorpreso il sole che ancora tenevamo gli occhi chiusi. Non così, non così ho detto prima della nostra battaglia navale coi ventri dammi la mano e su in piedi, fatti guardare, fatti baciare, e poi voltati che mi piace anche quando non mi guardi e sono costretto a perdere gli occhi sul tuo mondo diviso in due dall’unico meridiano che posso toccare. E infilo le dita nelle tue ombre, ti alzo la testa e mentre ansimi sussurro: lo vedi quello che resta di noi? Le linee lunghe dei nostri capelli trafiggono il cielo, sfuggono le nostre parole ai tralicci della corrente, lo vedi tutto quell’azzurro, se ti pieghi un poco saremo sotto la linea dei grattacieli, e bianco e parchi, alberi in fioritura ed esplosioni di polline per le congiuntiviti di luglio che se ti si annebbia la vista è perché sei altrove.

Entre les connexions interrompues de nos téléphones contemporains, tu es partie dresser la bouche avec une galette de maïs. Les lèvres gonflées et le vin en calice sur ma table de bois foncé. Tes pieds sur le rebord de la fenêtre, avec le vent qui perturbe le printemps et ce pendentif que tu portes au milieu de ta poitrine. J’ai grimpé dans un arbre pour regarder à ta fenêtre, te dire bonjour en écartant les doigts pour les refermer sur mon désir érotique. Tu n’étais pas là, un dessin d’enfant : un dinosaure et un soleil naïf avec ses rayons qui tombent dans la bouche de l’animal, ta culotte pliée sur le lit et le parfum pastel du linge lavé. Le téléphone a sonné mais ce n’était pas toi.

Je suis tombé de l’arbre, un poteau entre les jambes ne sert à rien si on ne peut pas s’y raccrocher. Je cours sur place, la sueur efface tout souvenir de mon dos, en absence des traces de tes doigts. Dans l’espace entre tes voyelles longues tes joies futiles, je voudrais perdre la tête pour toi, seulement par décapitation. On a parlé d’amitié, on s’est déchiré les joues par la distance de nos téléphones dans la banalité de l’obscurité.

Il y a une fenêtre au dessus de mes pieds quand je m’allonge sur mon lit et je dessine des formes étranges et je fume à travers un bâton d’encens, la brise de cinq heures du matin pour mes pensées qui ne laissent même pas tranquilles les moustiques fatigués.

Les rares nuages. La lumière froide. Au feu les palais, les antennes paraboliques, les balcons vides et les volets baissés. La vie intérieure et tous ces pixels en cascade.

Tu peux me dire maintenant ce que tu veux faire ?

Devrait-on s’asseoir au comptoir et boire une pinte comme tous les autres ? T’as envie d’un Mojito ? Je ne sais pas ce qui me fait passer mes nuits à regarder vers le ciel, on recherche le vol et on construit des ailes pour éloigner nos chaussures de la souillure de l’asphalte, rien d’autre. Tous ces verres vides, le tri sélectif de nos pensées d’aujourd’hui. Dis moi maintenant quoi faire, rêver de la mer ou descendre dans la rue faire la guerre avec les trams en attendant le matin ?

Ce discours à propos des animaux de compagnie qui nous a gardé les chaussures lacées, tu voulais retourner au silence et je t’ai dit qu’on pourrait le partager entre nous et l’habiter un peu. Alors tu as commencé à me gifler avec tes dents trop blanches et le soleil nous a surpris quand nos yeux étaient encore fermés. Pas comme ça, pas comme ça j’ai dit avant la bataille navale entre nos ventres, donne moi ta main et puis debout, laisse moi te regarder, laisse toi te faire embrasser, et puis tourne toi car ça me plait aussi quand tu ne me regardes pas et je suis forcé de perdre mes yeux sur ton monde divisé en deux par l’unique méridien que je puisse toucher. Et je glisse mes doigts dans tes ombres, je lève ta tête et pendant que tu murmures je te dis : tu voit ce qu’il reste de nous ? Les longues lignes de nos cheveux percent le ciel, nos mots échappent aux antennes, tu vois tout ce bleu, si tu te baisses un peu on sera au dessous de la ligne des gratte ciels, et le blanc et les parcs, les arbres en fleurs et l’explosion du pollen pour les conjonctivites de juillet, si ta vue est brouillée c’est que tu es ailleurs.

Performance par Alice Martins et Autumn Ahn / Photo : Sylvain Raybaud

The skin that had me – Autumn Ahn

Autumn Ahn a présenté un performance lors du dernier KSAT CAMP#2  du 19 Janvier à la Petite Rockette. Le public a été surpris par une performance intense en collaboration avec la danseuse Alice Martins. Elle est arrivée habillée en noir, s’est assis dans un coin du sous sol et a préparé ses outils : pinceaux, gouache, stylos, papiers et autres objets chimiques…

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As part of the performance that took place on January 19th, during KSAT CAMP#2 hosted by La Petite Rockette, Autumn suprised our public with an intense performance, in collaboration with another live performance by dancer Alice Martins. She showed up dressed in black, sitting in a corner of a basement room and preparing all her tools as brushes, gouache, pencils, papers and others chemical objects…

Photo: Seewon Jung

Performance by Alice Martins and Autumn Ahn / Photo: Seewon Jung

La performance était appelée « La peau qui mue. La peau qui m’a eu » et consistait en la création d’une série d’autoportraits de l’artiste qui étaient faits en live devant le public lors de l’événement. En peignant son visage avec des pigments blancs, rouges et argentés, Autumn a imprimé son visage sur le papier, donnant un mouvement aux portraits vivants.

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The performance was called « The skin that sheds. The skin that had me«  (french « La peau qui mue. La peau qui m’a eu ») and focused on the production of a series of selfportraits of the artist that were literally made in front of the public during the show. By painting her face with white, red and silver pigments, Autumn printed her face on paper supports, giving to those sheets the appearance of moving and lively selfportraits.

Performance by Alice Martins and Autumn Ahn / Photo: Seewon Jung

Performance by Alice Martins and Autumn Ahn / Photo: Seewon Jung

 » Alors que nous vieillissons, la perception de nos expériences évoluent. Elles sont comme un flux au fur et à mesure qu’elles s’accumulent. Ces accumulations représentent une identité intrinsèque qui dirige notre apparence extérieure. Je vais faire une performance live pour enregistrer les impressions de mon vieillissement. Je vais d’abord imposer mon âge et après essayer de le capturer. »

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« As we age, the perceptions of our experiences evolve. They are in flux as they accumulate. These accumulations represent an inner identity that directs our outer appearances. I will make a live performance to record impressions of my aging identity. First i will impose the age and then try to capture it. »

The results of the performance // Photo by Autumn Ahn

Autumn Ahn a déjà participé aux happening précédants notamment au KSAT CAMP#1 avec l’installation « Refraction ».

Ici vous pouvez trouver plus d’informations à propos de l’artiste > My art is fueled by action

Autumn Ahn website

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Autumn Ahn already participated to previous happening like KSAT CAMP#1 with the installation « Refraction ».

Here you can check more informations about the artist > My art is fueled by action

Autumn Ahn website

Traduction en français : Yasmine Tashk

KSAT CAMP#3 // confusion sentimentale*

La nouvelle année est bien entamée et le prochain KSAT CAMP arrive le 16 Février prochain, avec un événement plein d’interventions artistiques exceptionnelles et magiques. La soirée commencera à 18h30 chez Marcovaldo, librairie/café italienne au 61 rue Charlot dans le 3ème arrondissement de Paris.
Ce samedi, la poésie sera à l’honneur, et le français, l’italien et l’anglais se croiseront pour parler de « Confusion Sentimentale »
Au programme:
19h : Performance de danse, poésie italienne et musique par Alice Martins, Marco Colabraro et Neue Grafik
19h30 : Qu’est ce que KSAT?
20h : Projection du court métrage 14 Septembre de Ksénia
Lukyanova
et Christian McCallum en présence de la scénariste/
actrice
20h30 : Lecture de poèmes par Jordan Karnes en direct de
Oakland, Californie et projection d’un poème-vidéo
21h15 : Performance de clôture
22h : Afterdrinks
La soirée sera ponctuée par des performances de dessin en live par Hélène Gruénais
et une installation par Anne Devoret et Arthur Hoffner.
Soyez présents avec tout votre amour (ou les restes de la Saint Valentin!), vos amours actuelles, vos amours impossibles, vos amours secrètes! ♥ Venez pécho!
The new year has started and the upcoming KSAT CAMP is going to take place on the evening of February 16th, with a magical event full of extraordinary artistic performances. We invite you at 6:30pm at Marcovaldo, a great italian bookshop/café at the 61 rue Charlot in the 3rd arrondissement in Paris.
This saturday, poetry will come into your hearts where french, italian and english will cross to talk about « Emotional Disorder » 
The program:

7pm : Dance performance, italian poetry and music by Alice Martins, Marco Colabraro and Neue Grafik
7:30 pm : What is KSAT?
8 pm : Screening of the short movie 14 Septembre by Ksénia
Lukyanova
and Christian McCallum with a presentation by the scriptwriter/actress.

8:30 pm : Poetry reading by Jordan Karnes live from Oakland, California and screening of a video-poem
9:15 pm : Closing performance
10 pm : Afterdrinks

During the event you will also see an installation by Anne Devoret and Arthur Hoffner, as also a live drawing performance by Hélène Gruénais.
Come and join us with all your love (or anyway what’s left from Saint Valentine’s Day!), your today Valentine, your impossible Valentine, your secret Valentine! ♥ Come flirting!
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Découvrez KSAT CAMP sur notre site internet www.ksat.fr

En partenariat avec StreetPress, Revue Oscillations, Spirited Magazine, Comptoir Sauvage

*love is all

Photo : Sylvain Raybaud

KSAT CAMP#2 – Identité Secrète // Secret Identity

Le 19 Janvier dernier, KSAT a présenté son deuxième KSAT CAMP.

L’accent était porté sur l’identité secrète. La jeune fille habitant les murs de la maison du KSAT CAMP#1 en se promenant parmi des projections du passé réapparaît comme une ombre lors de cet événement.

Le lieu, gardé secret jusqu’à la veille de l’événement, a contribué a accentuer l’aspect magique de l’expérience du public.

La Petite Rockette est un espace/atelier où les objets oubliés, abandonnés ou obsolètes ont l’occasion d’avoir une nouvelle vie.

On remercie encore tous les artistes qui ont collaboré et participé activement à la réussite de l’événement, le personnel de la Petite Rockette qui nous a fait  confiance, supportés et aidés pendant le réalisation du projet! Un grand MERCI enfin à toutes les personnes présentés!!

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On January 19th 2013, KSAT presented its 2nd KSAT CAMP.

We focus on secret identity. The young girl that inhabitated the walls of the house of the KSAT CAMP#1 reappears by walking around the different screenings from the past like a shadow during this event.

The location, kept secret until the day before the event, helped to make the public’s experience even more magic.

La Petite Rockette is a working place/studio where forgotten, abandoned and obsolete objects have the possibility to gain back a new life.

We could never thank enough all the artists who collaborated and directly helped out in the realization and success of the event, as well as La Petite Rockette’s staff who trusted us, supported us and helped us on technical issues. A bigger thank you to all the people who participated!!

expook

un freak della penna – marco colabraro

Considero Marco un bravissimo pittore. Disegna paesaggi senza utilizzare un pennello. I personaggi ai quali dà vita, trasudano verità e vibrano di colore puro. L’intensità dei suo racconti mi fa immaginare scenari cinematografici, immersi nella realtà della vita, i ritratti infuocati di una generazione al limite. Marco dipinge attraverso le sue parole.

Non mi piacciono le biografie, e dunque non pretenderò di raccontarvi la storia di Marco, basta sapere che é uno scrittore, a volte performer e altre volte attore.

A dir la verità Marco non disegna bene, per niente.

Ma ha il dono di saper utilizzare bene le parole. Ed é attraverso le parole che ha deciso di raccontarsi. Parole sue e parole di altri, poco importa. E poiché le parole sono importanti e non si possono tradurre senza perderne il vero significato, ricorrerò alla traduzione soltanto nel caso di testi che non siano poetici. Ecco tutto. Vi presento Marco.

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Je pense que Marco est un très bon peintre! Il dessine des paysages sans jamais utiliser de pinceau. Les personnages auxquels il donne vie dégagent vérité et vibrent de pure couleurs. L’intensité de ses histoires me font imaginer des scénarios cinématographiques, tous plongés dans la réalité de la vie, les portraits fougueux d’une génération X. Marco peint à travers ses mots.

Je n’aime pas les biographies, donc je ne vais pas vous raconter l’histoire de Marco. Il suffit de savoir qu’il est écrivain, à la fois performeur et à la fois acteur.

A dire la vérité, Marco ne sait pas du tout dessiner.

Mais il a le don de savoir bien utiliser les mots. C’est à travers les mots qu’il a décidé de se raconter à vous. Vous trouverez alors ses mots et les mots d’autres personnes, peu importe. Étant donné que les mots sont primordiaux, et qu’on ne peut pas les traduire sans leur faire perdre inexorablement des parties de leur sens originel, je vais utiliser des traductions seulement pour les textes non poétiques. C’est tout. Je vous présente Marco.

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I think Marco is a wonderful painter. He creates landscapes without using any brush. The characters he generates ooze truth and tickle by intense colors. The depth of his novels makes me think about the scenario of movies, plunge in the reality of life, inflamed portraits of the generation X. Marco paints through his words.

I don’t like biographies, thus I won’t claim telling you the story about Marco. Enough is to know that he’s a writer, sometimes performer and occasionally an actor.

To be honest, Marco is everything but a painter.

But he has a talent in using words. And it’s through words that he decided to tell you his stories. You’re going to find here after his words and words by other people, whatever. And because words are crucial, and we can’t really translate them without losing parts of their essential meaning, I’m going to translate only non poetical texts. That’s all. May I introduce you to Marco.

 

Malgré tout ce qu’il y a à faire dans le monde, moi j’écris un blog:

macelleriamarleo.wordpress.com

en fait, je pense que

« I like too many things and get all confused and hung-up running from one falling star to another till I drop. This is the night, what it does to you. I had nothing to offer anybody except my own confusion. »

- Jack Kerouac

donc, je vais souvent courir…

Les 400 coups – François Truffaut

et puis

“Io sono un freak della penna, un essere sensibile che divora le gabbie e cerca salvezza nelle bocche degli altri. E mi mangeranno prima o poi, la mia parola come carne, carne della mia carne, prolungamento e membro le mie parole fecondano il grembo di chi le accoglie.”

- Moi même

vous savez que

“Bien sûr je te ferai mal. Bien sûr tu me feras mal. Bien sûr nous aurons mal. Mais ça, c’est la condition de l’existence. Se faire printemps, c’est prendre le risque de l’hiver. Se faire présent, c’est prendre le risque de l’absence”

- Antoine de Saint Exupéry

je continue à marcher

« Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien,
Mais l’amour infini me montera dans l’âme ;
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, heureux- comme avec une femme. »

- Arthur Rimbaud, Sensation

Arthur Rimbaud – Sensation

Je suis moi même et, en même temps, je suis quelqu’un d’autre

“No gray hairs streak my soul,
no grandfatherly fondness there!
I shake the world with the might of my voice,
and walk – handsome,
twentytwoyearold.”

- Vladimir Majakovskij

Vladimir Majakovskij

J’aime les arts et la fouterie, mais je sais que

« Plus l’homme cultive les arts, moins il bande.
Il se fait un divorce de plus en plus sensible entre l’esprit et la brute.
La brute seule bande bien, et la fouterie est le lyrisme du peuple. »

et

« Foutre, c’est aspirer à entrer dans un autre, et l’artiste ne sort jamais de lui-même. »

- Charles Baudelaire

Malgré tout ce qu’il y a à faire dans le monde, moi j’écris un blog:

macelleriamarleo.wordpress.com

Photo par Josef Koudelka

Marco presentera un texte lors du KSAT CAMP#3 Confusion Sentimentale / Emotional Disorder le 16 Février prochain, dans le cadre d’une performance en collaboration avec Alice Martins et Neue Graphik.

On vous attends donc nombreux à Marcovaldo, le 16 Février à 18h30!

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Marco will do a reading during the next KSAT CAMP#3 Confusion Sentimentale / Emotional Disorder on February 16th, within a collective performance with Alice Martins and Neue Graphik.

We’re waiting for you all folks at Marcovaldo, February 16th at 6:30pm!