La bibliothèque d’Alice Forge

Dans notre groupe on commence à avoir quelques noms qui reviennent souvent. Les « Alice » sont assez populaire chez KSAT. C’est d’une Alice que je vais vous parler aujourd’hui. Cette Alice là était arrivée avec une très jolie robe à pois quand on la rencontrée la première fois.

Elle avait apporté des cartes postales qu’elle avait faites elle même. L’esthétique était très intéressante. On partageait beaucoup de références. On a parlé colonel moutarde avec la corde dans la véranda ou de la mort de Roger Ackroyd. On a partagé notre passion pour Romain Gary, son talent de conteur et de mythomane. Nous avions un total respect pour cet homme.

In our group we start to see similar names that pops up. Alice is quite popular among KSAT artists. Today I’m going to talk to you about an Alice. This Alice was wearing a very pretty polka dot dress the first time we met her.

Alice brought some postcards that she did herself. The looks of it was really interesting. We shared a lot of references. We talked about the colonel Mustard with the rope  in the veranda or about the murder of Roger Ackroyd. We shared our passion for Romain Gary, his talent as a storyteller and mythomaniac. We had complete respect for this man.

Beaucoup de ses références font appel à la littérature, au mystère et l’imaginaire. Il est donc intéressant d’aller fouiner dans sa bibliothèque pour y découvrir certains de ses livres préférés.

A lot of her references come from litterature, mystery and imagination. Therefore it’s interesting to take a glimpse at her library to discover some of her favorite books.

On peut y trouver le Chien des Baskerville de Sherlock Holmes qui est l’un de ses premiers souvenirs de lecture. Les trois mousquetaires ont aussi beaucoup marqué son parcours et enfin elle me parle d’un livre moins connu qui est composé de 5 tomes. Il s’agit de « Le Quinconce » de Charles Palliser.  L’histoire tourne autour d’un héritage convoité par plusieurs branches d’une même famille. Le décor s’implante dans l’Angleterre Victorienne et on pourrait presque s’y méprendre et croire lire un Dickens. Alice l’a lu à toute vitesse, emportée par le flot des péripéties du héros qui va de Charybde en Scylla. Dès qu’elle atteint la dernière phrase, la toute dernière, « on comprend qu’on s’est fait rouler et qu’il faudra peut être tout relire: pas de résolution absolue de l’intrigue, on est dans un roman contemporain, à la première personne, totalement subjectif. Le plus beau, c’est qu’il y a une postface où l’auteur explique qu’il s’est trouvé parfois confronté à des lecteurs qui n’avaient pas la même interprétation que lui de sa propre intrigue, et il affirme que si une autre interprétation est possible, elle est tout aussi valide que ses intentions d’auteur. Il écrit que le roman est un vecteur de significations soumis la liberté d’interprétation. Ce livre m’a appris que lorsqu’on créé quelque chose, la richesse vient toujours de la possibilité du spectateur d’interpréter l’œuvre à sa guise, selon sa sensibilité, et pas, comme on le voit souvent dans l’art contemporain, de comprendre les intentions de l’auteur. »

There we can find the Baskerville’s dog from Sherlock Holmes which is  one of her first memory of reading. The 3 musketeers were also very important in her path and finally she talks to me about a less famous book that’s made out of 5 volumes. It’s called « Le Quinconce » from Charles Palliser. The plot is quite cray. A story about inheritance around which a family is fighting for. The set up takes place in victorian UK and we could easily feel like we’re reading a Dickens. Alice read it very fast, carried away by all the adventures of the main character from Charybde to Scylla. As soon as she reaches the last sentence, the very last one, « we understand that we were tricked and that we might have to reread everything : the mystery is not solved completely, we are in a comtemporary novel, the writer is using the « I » to tell the very subjective story. The most beautiful is that there is a postnote where the writer explains that he sometimes found himself facing readers that didn’t have the same interpretation than him of his own plot and he says that if another interpration is possible, it might be as valid as his. He writes that the novel could be interpreted in many ways and it’s up to the freedom of interpretation of the reader. This book allowed me to learn that when you create something, the great thing about it is to give the opportunity to the reader/audience to interpret it as he/she wants, according to their feelings and not, as we often see in contemporary art, to understand the will and thoughts of the writer. »

Éveiller la sensibilité du lecteur et raviver son imaginaire pour qu’il s’y épanouisse avec plaisir, on se rend bien compte que c’est ce qui guide le travail d’Alice Forge.

Arouse the reader’s sensibility and his/her imagination so he/she can feel the story, we are well aware that this is what leads the work of Alice Forge.

Ne manquez pas de découvrir sa nouvelle pièce pour KSAT lors du prochain évènement sur le voyeurisme et les secrets des voisins ce samedi 13 avril. Pour plus d’informations c’est ici.

Don’t miss her new piece of work for KSAT during our next upcoming event about voyerism and secrets of your neighbor this saturday, April 13th. For more informations it’s here.

 

Photos : la bibliothèque de Alice Forge par Alice Forge

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KSAT CAMP#3 – Confusion Sentimentale // Emotional Disorder

Le 16 Mars 2013, un lieu unique dans le quartier magique du Marais à Paris, a ouvert ses portes à KSAT à l’occasion d’une soirée dédiée à la confusion sentimentale et à la poésie. Marcovaldo, 61 rue Charlot, s’est transformé ce soir là en une sorte de théâtre et tout le monde s’est fait petit pour rentrer dans cet espace douillet! Ça va sans dire que l’atmosphère était chaude et passionnée, la soirée a débuté avec une performance de la danseuse Alice Martins, en collaboration avec le musicien Neue Graphik et le poète italien Marco Colabraro. Ensuite Yasmine et Martina ont raconté au public l’incroyable histoire de KSAT et présenté le projet KSAT CAMP pour la première fois, à travers des dessins de Yasmine. On a eu l’honneur d’avoir parmi nous Ksénia Lukyanova, comédienne et scénariste sibérienne, pour présenter son court métrage 14 Septembre en avant première, réalisé en collaboration avec Christian McCallum (Sudafricain) et une équipe internationale. Enfin la poète Jordan Karnes nous as rejoint par Skype de Oakland pour nous lire une série de poèmes et présenter sa vidéo-poésie « Can’t be in the body without ». LOVE IS ALL!

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On March 16th a unique spot, in the magic Marais in Paris, opened its doors to KSAT in occasion of a night devoted to sentimental confusion and poetry. Marcovaldo, 61 rue Charlot, was transformed for a night in a kind of theater and everybody made himself tiny to have access to this narrow little space! The atmosphere was hot and passionate as you can easely imagine, the night began with the performance of the dancer Alice Martins, in collaboration with musician Neue Graphik and the italian poet Marco Colabraro. Further on, Yasmine and Martina told to the public the funny story of KSAT and presented KSAT CAMP project for the first time, through Yasmine’s drawings. We had also the honor to see the participation of Ksénia Lukyanova, siberian comedian and scenarist, there to annonce her short movie 14 Septembre in preview, realized in collaboration with Christian McCallum (from South Africa) and an international team. Following, poet Jordan Karnes in connection with Paris from Oakland through Skype, read us a series of poems and presented her video-poetry « Can’t be in the body without ». LOVE IS ALL!

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je voudrais perdre la tête pour toi…

Vorrei perdere la testa per te soltanto per decapitazione // Je voudrais perdre la tête pour toi, seulement par décapitation
Par Marco Colabraro (traduction par Martina Margini)
vidéo de préparation de la performance du 16 février 2013 // KSAT CAMP#3, Marcovaldo, Paris

Voici le texte en langue originale (italien), à suivre celui de sa traduction en français,
et quelques photos en avant première de la performance ( photos par Irene Pancaldi et Hélène Guénais)!

Bonne lecture!

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Tra i fili interrotti dei nostri telefoni contemporanei, te ne sei andata in cucina ad apparecchiarti la bocca con le galletta di mais. Le labbra gonfie e vino in calici sul mio tavolo di legno scuro. I tuoi piedi sul davanzale della finestra, coi venti che disfano la primavera in fiori e quel ciondolo che porti in mezzo al petto. Mi sono arrampicato su un albero per guardare alla tua finestra, farti ciao aprendo le dita e poi chiuderle sull’erotico mio gioco. Non c’eri, un disegno di bimba: un dinosauro e un sole stilizzato coi raggi che finiscono in bocca all’animale, le tue mutandine piegate sul letto e il profumo pastello della biancheria lavata. Mi è squillato il telefono e non eri tu. Sono caduto dall’albero, a niente serve un palo tra le gambe se non ti ci puoi sostenere. Mi sono messo a correre sul posto, col sudore che lava via la memoria dalla mia schiena senza i segni delle tue dita. Nello spazio delle tue vocali lunghe le tue gioie da poco, vorrei perdere la testa per te soltanto per decapitazione. Ci siamo detti dell’amicizia, ci siamo strappati le guance sulle distanze dei nostri cordless della banalità del nero. C’è una finestra sopra i miei piedi quando mi sdraio sul letto e disegno forme strane e fumo con lo stick dell’incenso, la brezza delle cinque del mattino per i miei pensieri che non lasciano stare le zanzare stanche. Le nuvole rare. La luce fredda. Al fuoco i palazzi, le antenne paraboliche, i balconi vuoti e le persiane abbassate. La vita dentro e tutti questi pixel in cascata. Me lo vuoi dire adesso che fare? Dovremmo sederci a un pub e bere una media come tutti gli altri? Hai voglia di un Mojito? Io non lo so cos’è che mi fa passare le notti con lo sguardo all’insù, cerchiamo il volo e costruiamo ali per staccare le scarpe dallo sporco d’asfalto, null’altro. Tutti questi vetri vuoti, la raccolta differenziata dei nostri pensieri di oggi. Dimmelo adesso che fare, sognare il mare o scendere in strada e far la guerra coi tram aspettando il mattino? Quel discorso sugli animali da compagnia che ci ha tenuto allacciate le scarpe, che te ne volevi tornare al silenzio ed io ti ho detto potremmo dividerlo a metà ed abitarlo un poco. Così ti sei messa a prendermi a schiaffi coi tuoi denti bianchissimi e ci ha sorpreso il sole che ancora tenevamo gli occhi chiusi. Non così, non così ho detto prima della nostra battaglia navale coi ventri dammi la mano e su in piedi, fatti guardare, fatti baciare, e poi voltati che mi piace anche quando non mi guardi e sono costretto a perdere gli occhi sul tuo mondo diviso in due dall’unico meridiano che posso toccare. E infilo le dita nelle tue ombre, ti alzo la testa e mentre ansimi sussurro: lo vedi quello che resta di noi? Le linee lunghe dei nostri capelli trafiggono il cielo, sfuggono le nostre parole ai tralicci della corrente, lo vedi tutto quell’azzurro, se ti pieghi un poco saremo sotto la linea dei grattacieli, e bianco e parchi, alberi in fioritura ed esplosioni di polline per le congiuntiviti di luglio che se ti si annebbia la vista è perché sei altrove.

Entre les connexions interrompues de nos téléphones contemporains, tu es partie dresser la bouche avec une galette de maïs. Les lèvres gonflées et le vin en calice sur ma table de bois foncé. Tes pieds sur le rebord de la fenêtre, avec le vent qui perturbe le printemps et ce pendentif que tu portes au milieu de ta poitrine. J’ai grimpé dans un arbre pour regarder à ta fenêtre, te dire bonjour en écartant les doigts pour les refermer sur mon désir érotique. Tu n’étais pas là, un dessin d’enfant : un dinosaure et un soleil naïf avec ses rayons qui tombent dans la bouche de l’animal, ta culotte pliée sur le lit et le parfum pastel du linge lavé. Le téléphone a sonné mais ce n’était pas toi.

Je suis tombé de l’arbre, un poteau entre les jambes ne sert à rien si on ne peut pas s’y raccrocher. Je cours sur place, la sueur efface tout souvenir de mon dos, en absence des traces de tes doigts. Dans l’espace entre tes voyelles longues tes joies futiles, je voudrais perdre la tête pour toi, seulement par décapitation. On a parlé d’amitié, on s’est déchiré les joues par la distance de nos téléphones dans la banalité de l’obscurité.

Il y a une fenêtre au dessus de mes pieds quand je m’allonge sur mon lit et je dessine des formes étranges et je fume à travers un bâton d’encens, la brise de cinq heures du matin pour mes pensées qui ne laissent même pas tranquilles les moustiques fatigués.

Les rares nuages. La lumière froide. Au feu les palais, les antennes paraboliques, les balcons vides et les volets baissés. La vie intérieure et tous ces pixels en cascade.

Tu peux me dire maintenant ce que tu veux faire ?

Devrait-on s’asseoir au comptoir et boire une pinte comme tous les autres ? T’as envie d’un Mojito ? Je ne sais pas ce qui me fait passer mes nuits à regarder vers le ciel, on recherche le vol et on construit des ailes pour éloigner nos chaussures de la souillure de l’asphalte, rien d’autre. Tous ces verres vides, le tri sélectif de nos pensées d’aujourd’hui. Dis moi maintenant quoi faire, rêver de la mer ou descendre dans la rue faire la guerre avec les trams en attendant le matin ?

Ce discours à propos des animaux de compagnie qui nous a gardé les chaussures lacées, tu voulais retourner au silence et je t’ai dit qu’on pourrait le partager entre nous et l’habiter un peu. Alors tu as commencé à me gifler avec tes dents trop blanches et le soleil nous a surpris quand nos yeux étaient encore fermés. Pas comme ça, pas comme ça j’ai dit avant la bataille navale entre nos ventres, donne moi ta main et puis debout, laisse moi te regarder, laisse toi te faire embrasser, et puis tourne toi car ça me plait aussi quand tu ne me regardes pas et je suis forcé de perdre mes yeux sur ton monde divisé en deux par l’unique méridien que je puisse toucher. Et je glisse mes doigts dans tes ombres, je lève ta tête et pendant que tu murmures je te dis : tu voit ce qu’il reste de nous ? Les longues lignes de nos cheveux percent le ciel, nos mots échappent aux antennes, tu vois tout ce bleu, si tu te baisses un peu on sera au dessous de la ligne des gratte ciels, et le blanc et les parcs, les arbres en fleurs et l’explosion du pollen pour les conjonctivites de juillet, si ta vue est brouillée c’est que tu es ailleurs.

Performance par Alice Martins et Autumn Ahn / Photo : Sylvain Raybaud

The skin that had me – Autumn Ahn

Autumn Ahn a présenté un performance lors du dernier KSAT CAMP#2  du 19 Janvier à la Petite Rockette. Le public a été surpris par une performance intense en collaboration avec la danseuse Alice Martins. Elle est arrivée habillée en noir, s’est assis dans un coin du sous sol et a préparé ses outils : pinceaux, gouache, stylos, papiers et autres objets chimiques…

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As part of the performance that took place on January 19th, during KSAT CAMP#2 hosted by La Petite Rockette, Autumn suprised our public with an intense performance, in collaboration with another live performance by dancer Alice Martins. She showed up dressed in black, sitting in a corner of a basement room and preparing all her tools as brushes, gouache, pencils, papers and others chemical objects…

Photo: Seewon Jung

Performance by Alice Martins and Autumn Ahn / Photo: Seewon Jung

La performance était appelée « La peau qui mue. La peau qui m’a eu » et consistait en la création d’une série d’autoportraits de l’artiste qui étaient faits en live devant le public lors de l’événement. En peignant son visage avec des pigments blancs, rouges et argentés, Autumn a imprimé son visage sur le papier, donnant un mouvement aux portraits vivants.

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The performance was called « The skin that sheds. The skin that had me«  (french « La peau qui mue. La peau qui m’a eu ») and focused on the production of a series of selfportraits of the artist that were literally made in front of the public during the show. By painting her face with white, red and silver pigments, Autumn printed her face on paper supports, giving to those sheets the appearance of moving and lively selfportraits.

Performance by Alice Martins and Autumn Ahn / Photo: Seewon Jung

Performance by Alice Martins and Autumn Ahn / Photo: Seewon Jung

 » Alors que nous vieillissons, la perception de nos expériences évoluent. Elles sont comme un flux au fur et à mesure qu’elles s’accumulent. Ces accumulations représentent une identité intrinsèque qui dirige notre apparence extérieure. Je vais faire une performance live pour enregistrer les impressions de mon vieillissement. Je vais d’abord imposer mon âge et après essayer de le capturer. »

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« As we age, the perceptions of our experiences evolve. They are in flux as they accumulate. These accumulations represent an inner identity that directs our outer appearances. I will make a live performance to record impressions of my aging identity. First i will impose the age and then try to capture it. »

The results of the performance // Photo by Autumn Ahn

Autumn Ahn a déjà participé aux happening précédants notamment au KSAT CAMP#1 avec l’installation « Refraction ».

Ici vous pouvez trouver plus d’informations à propos de l’artiste > My art is fueled by action

Autumn Ahn website

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Autumn Ahn already participated to previous happening like KSAT CAMP#1 with the installation « Refraction ».

Here you can check more informations about the artist > My art is fueled by action

Autumn Ahn website

Traduction en français : Yasmine Tashk

Else IF at KSAT CAMP#2

[vimeo 58891008 w=700 h=481]

elseIF from IF on Vimeo.

Else IF est une pièce de IF présenté lors du KSAT CAMP#2 et on va les retrouver bientôt. Ce collectif franco-italien réalise des installations dans l’espace. Ils s’inspirent des lieux qu’ils investissent et créent in situ.

Else IF is a piece form IF presented at KSAT CAMP#2 and we’ll see them again soon. This french-italian collective create installations. They are inspired by the location they are in and create everything there.

Installation by IF / Photo: Seewon Jung

Video shots : Seewon Jung

Photo : Sylvain Raybaud

KSAT CAMP#2 – Identité Secrète // Secret Identity

Le 19 Janvier dernier, KSAT a présenté son deuxième KSAT CAMP.

L’accent était porté sur l’identité secrète. La jeune fille habitant les murs de la maison du KSAT CAMP#1 en se promenant parmi des projections du passé réapparaît comme une ombre lors de cet événement.

Le lieu, gardé secret jusqu’à la veille de l’événement, a contribué a accentuer l’aspect magique de l’expérience du public.

La Petite Rockette est un espace/atelier où les objets oubliés, abandonnés ou obsolètes ont l’occasion d’avoir une nouvelle vie.

On remercie encore tous les artistes qui ont collaboré et participé activement à la réussite de l’événement, le personnel de la Petite Rockette qui nous a fait  confiance, supportés et aidés pendant le réalisation du projet! Un grand MERCI enfin à toutes les personnes présentés!!

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On January 19th 2013, KSAT presented its 2nd KSAT CAMP.

We focus on secret identity. The young girl that inhabitated the walls of the house of the KSAT CAMP#1 reappears by walking around the different screenings from the past like a shadow during this event.

The location, kept secret until the day before the event, helped to make the public’s experience even more magic.

La Petite Rockette is a working place/studio where forgotten, abandoned and obsolete objects have the possibility to gain back a new life.

We could never thank enough all the artists who collaborated and directly helped out in the realization and success of the event, as well as La Petite Rockette’s staff who trusted us, supported us and helped us on technical issues. A bigger thank you to all the people who participated!!

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un freak della penna – marco colabraro

Considero Marco un bravissimo pittore. Disegna paesaggi senza utilizzare un pennello. I personaggi ai quali dà vita, trasudano verità e vibrano di colore puro. L’intensità dei suo racconti mi fa immaginare scenari cinematografici, immersi nella realtà della vita, i ritratti infuocati di una generazione al limite. Marco dipinge attraverso le sue parole.

Non mi piacciono le biografie, e dunque non pretenderò di raccontarvi la storia di Marco, basta sapere che é uno scrittore, a volte performer e altre volte attore.

A dir la verità Marco non disegna bene, per niente.

Ma ha il dono di saper utilizzare bene le parole. Ed é attraverso le parole che ha deciso di raccontarsi. Parole sue e parole di altri, poco importa. E poiché le parole sono importanti e non si possono tradurre senza perderne il vero significato, ricorrerò alla traduzione soltanto nel caso di testi che non siano poetici. Ecco tutto. Vi presento Marco.

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Je pense que Marco est un très bon peintre! Il dessine des paysages sans jamais utiliser de pinceau. Les personnages auxquels il donne vie dégagent vérité et vibrent de pure couleurs. L’intensité de ses histoires me font imaginer des scénarios cinématographiques, tous plongés dans la réalité de la vie, les portraits fougueux d’une génération X. Marco peint à travers ses mots.

Je n’aime pas les biographies, donc je ne vais pas vous raconter l’histoire de Marco. Il suffit de savoir qu’il est écrivain, à la fois performeur et à la fois acteur.

A dire la vérité, Marco ne sait pas du tout dessiner.

Mais il a le don de savoir bien utiliser les mots. C’est à travers les mots qu’il a décidé de se raconter à vous. Vous trouverez alors ses mots et les mots d’autres personnes, peu importe. Étant donné que les mots sont primordiaux, et qu’on ne peut pas les traduire sans leur faire perdre inexorablement des parties de leur sens originel, je vais utiliser des traductions seulement pour les textes non poétiques. C’est tout. Je vous présente Marco.

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I think Marco is a wonderful painter. He creates landscapes without using any brush. The characters he generates ooze truth and tickle by intense colors. The depth of his novels makes me think about the scenario of movies, plunge in the reality of life, inflamed portraits of the generation X. Marco paints through his words.

I don’t like biographies, thus I won’t claim telling you the story about Marco. Enough is to know that he’s a writer, sometimes performer and occasionally an actor.

To be honest, Marco is everything but a painter.

But he has a talent in using words. And it’s through words that he decided to tell you his stories. You’re going to find here after his words and words by other people, whatever. And because words are crucial, and we can’t really translate them without losing parts of their essential meaning, I’m going to translate only non poetical texts. That’s all. May I introduce you to Marco.

 

Malgré tout ce qu’il y a à faire dans le monde, moi j’écris un blog:

macelleriamarleo.wordpress.com

en fait, je pense que

« I like too many things and get all confused and hung-up running from one falling star to another till I drop. This is the night, what it does to you. I had nothing to offer anybody except my own confusion. »

- Jack Kerouac

donc, je vais souvent courir…

Les 400 coups – François Truffaut

et puis

“Io sono un freak della penna, un essere sensibile che divora le gabbie e cerca salvezza nelle bocche degli altri. E mi mangeranno prima o poi, la mia parola come carne, carne della mia carne, prolungamento e membro le mie parole fecondano il grembo di chi le accoglie.”

- Moi même

vous savez que

“Bien sûr je te ferai mal. Bien sûr tu me feras mal. Bien sûr nous aurons mal. Mais ça, c’est la condition de l’existence. Se faire printemps, c’est prendre le risque de l’hiver. Se faire présent, c’est prendre le risque de l’absence”

- Antoine de Saint Exupéry

je continue à marcher

« Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien,
Mais l’amour infini me montera dans l’âme ;
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, heureux- comme avec une femme. »

- Arthur Rimbaud, Sensation

Arthur Rimbaud – Sensation

Je suis moi même et, en même temps, je suis quelqu’un d’autre

“No gray hairs streak my soul,
no grandfatherly fondness there!
I shake the world with the might of my voice,
and walk – handsome,
twentytwoyearold.”

- Vladimir Majakovskij

Vladimir Majakovskij

J’aime les arts et la fouterie, mais je sais que

« Plus l’homme cultive les arts, moins il bande.
Il se fait un divorce de plus en plus sensible entre l’esprit et la brute.
La brute seule bande bien, et la fouterie est le lyrisme du peuple. »

et

« Foutre, c’est aspirer à entrer dans un autre, et l’artiste ne sort jamais de lui-même. »

- Charles Baudelaire

Malgré tout ce qu’il y a à faire dans le monde, moi j’écris un blog:

macelleriamarleo.wordpress.com

Photo par Josef Koudelka

Marco presentera un texte lors du KSAT CAMP#3 Confusion Sentimentale / Emotional Disorder le 16 Février prochain, dans le cadre d’une performance en collaboration avec Alice Martins et Neue Graphik.

On vous attends donc nombreux à Marcovaldo, le 16 Février à 18h30!

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Marco will do a reading during the next KSAT CAMP#3 Confusion Sentimentale / Emotional Disorder on February 16th, within a collective performance with Alice Martins and Neue Graphik.

We’re waiting for you all folks at Marcovaldo, February 16th at 6:30pm!

L’amour sauvera le monde – Ksénia Lukyanova

Ksénia Lukyanova est une jeune et jolie actrice et scénariste. Lors du prochain KSAT CAMP du 16 février nous aurons le plaisir de vous présenter le court métrage qu’elle a réalisé avec Christian McCallum « 14 Septembre » et une super équipe internationale tout a fait dans l’esprit KSAT. Ces images, à l’aspect onirique, ont été tournées dans le quartier même où l’on fera cette présentation. On parlera d’amour et de confusion sentimentale. Pour vous introduire un peu l’esprit de ce que vous allez voir on lui a posé quelques questions sur des petites anecdotes de tournage.

Ksénia Lukyanova is a young and pretty actress and a scriptwriter. For the upcoming KSAT CAMP on February 16th, we will be pleased to present you the short movie that she did with Christian McCallum « 14 septembre » and a great international team that fits perfectly the KSAT spirit. These dreamy images were screened the neighbourhood where we will present the movie. We will talk about love and emotional disorder. To introduce you the atmosphere of what you’ll see we asked her a few questions about the shooting.

« J’ai fumé à peu près 7 paquets de cigarettes alors que le tournage a duré 3 jours!  Avant je me suis fait voler mon sac 2 fois. 14 est mon chiffre fétiche, j’ai même un tatouage sous le bras gauche XIV. Pendant le tournage d’une scène d’amour sur le lit près de la fenêtre, on s’est aperçus au bout de 20 minutes que c’était la pause déjeuner d’un énorme chantier en face, et du coup, les premiers à voir des extraits de notre film en direct live étaient 20 charmants jeunes hommes mâchant leurs sandwichs de midi. Pour faire ce film, on a réuni le réalisateur et le caméraman de Berlin, le chef du son de Genève, les acteurs de Paris et moi même parisienne plus que française, russe et sibérienne en même temps. Here we go! La robe de mariée magnifique à été proposée par une talentueuse couturière parisienne Killygrind et tout le soundtrack merveilleux par Lippie.

L’équipe du film est convaincue que l’amour sauvera le monde et nos âmes ! »

« I smoked around 7 packs of cigarettes though the shooting lasted 3 days! Before that, my bag was stolen 2 times. 14 is my lucky number, I even have a tatoo under my left arm XIV. During the shooting of the love scene on the bed by the window, we noticed after 20 minutes that it was the lunch break of a construction site on the other side, so the first ones to see some excerpts of our movie in live were 20 charming young men chewing their sandwiches for lunch. To make this movie, we associated the director and the cameraman from Berlin, the sound engineer from Geneva, the actors from Paris and myself, more parisian than french, russian and siberian at the same time. Here we go! The magnificent wedding dress was offered by a talented parisian designer Killygrind and all the soundtracks by the marvellous Lippie.

The team of the movie is convinced that love will save the world and our souls ! »

[vimeo http://www.vimeo.com/38892679 w=500&h=281]

14 Septembre Trailer from Christian McCallum on Vimeo.

KSAT CAMP#3 aura lieu le 16 février prochain à 18h30 à Marcovaldo – 61 rue Charlot 75003 Paris

imm cecile

Put this music on!

Cécile est une artiste très « musicale ». Le son est un élément fondamental de son travail et on peut s’en apercevoir en donnant un coup d’œil à ses réalisations qui naviguent entre l’installation vidéo, le vjing, le montage de found footage.

Le son auquel elle fait appel est souvent de la musique contemporaine, de l’electro pop, de nouvelles chansons ou des remixes qui te donnent envie de faire bouger tes gambettes.

Pour KSAT CAMP#2, qui a eu lieu le 19 Janvier à la Petite Rockette à Paris, Cécile a présenté une installation réalisée avec des mobiliers collectés sur place, qu’elle a re-manipulé et combiné à une vieille télé.

La télé transmettait des vidéos qu’elle a réalisé. On pouvait y voir 5 de ses vidéos musicales tournées en boucle. On présente ci dessous, en avant première, la nouvelle vidéo que Cécile a présenté pour la première fois au public lors du KSAT CAMP#2, appelée « 2 please U » par Freaks! En bas vous trouverez aussi les autres vidéos faisant partie de l’installation de Cécile. Check it out!

2 please U ( Surreal visit dub ) – Freaks

Extrait vidéo: Cover Girl de Charles Vidor, 1944

Sing Leaf – Generation Ship

Extrait vidéo: The Gang’s all here de Busby Berkeley, 1943

Blackout Babies – Meat Market

Extrait vidéo: Dames de Busby Berkeley, 1934

Shit Robot – Answering Machine

Extrait vidéo: Banana Split (The gang all there) de Busby Berkley, 1943

La dernière vidéo est un morceaux que Cécile a réalisé à partir d’une chanson que lui a filé Marc Collin, producteur de Nouvelle Vague. On ne citera pas le titre, vu que la chanson n’est pas encore sortie.

Extrait vidéo: Bathing Beauty de Georges Sidney, 1944

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IF hack KSAT CAMP#2

Dès que la nuit tombe sur l’atelier de la Petite Rockette les objets, pesés, triés, diagnostiqués, nettoyés, réparés, empilés les uns sur les autres, en attendant que quelqu’un leur donne un nouveau destin, se mettent à vivre leur propre vie.

Les interactions entre sons, images et mouvements permettent d’imaginer une conversation onirique et fantastique entre les différents objets et machines de l’atelier. Ils communiquent alors entre eux, nous racontent leur histoire. Ils révèlent leurs secrets cachés, leur utilisation masquée.

L’espace est bouleversé, modifié, désordonné. Quelqu’un ou quelque chose orchestre cette symphonie, détourne ce lieu de son fonctionnement originel comme un hacker qui s’immisce dans un site…

La team IF, lors du deuxième happening KSAT CAMP, a décidé d’investir l’espace de l’atelier de La Petite Rockette. Tout en gardant l’identité propre du lieu et des activités quotidiennes, ils sont intervenus au niveau de l’atmosphère, des sons, des objets, des lumières. Le résultat était magique, ci dessous un aperçu de leur installation éphémère.