REPORT : Mike Latona au Mapping Festival de Genève par Pétronille

Au dernier Ksat Camp#4, nous avons eu l’occasion de découvrir le mobile de Mike. Les images vidéo projetées sur les miroirs en mouvement dessinaient des formes changeantes sur les murs. Une multitude d’yeux de félins dont les pupilles ne cessaient de se dilater plus ou moins au cours de l’évènement.
Peu de temps après le Ksat Camp, Mike était invité à travailler au Mapping Festival de Genève. Je l’ai suivi quelques jours, et j’en profite pour vous faire part de ce que j’ai vu !

 


Responsable du workshop de map-painting en collaboration avec Jessica Champlaine, il encadre pendant 4 jours un atelier d’expérimentations plastiques. Les participants étaient invités à créer des fresques, peintures ou supports de projection en 2D et 3D sur lesquels les images animées et/ou filmées réalisées sur le thème de la carte du paysage et du portrait ont été projetées.
Fort de son expérience dans le graphisme, Mike s’est aussi attelé à la signalétique des 8 différents lieux du festival. Un chouette travail jugé efficace et original par tous. Les t-shirts, stickers et autres petites confections périphériques Latoniènes ont eues leur succès !


C’est en beauté que le Mapping festival profita une dernière fois de la présence de Mike avec son set pour la fermeture ! Un travail de mapping avec François Tarabass de CENC collective, projeté sur une installation d’Adrien Boulanger et Boris Edelstein avec la présence de Franz de 1024 Architecture pour le contrôle des LEDs. Une parfaite adéquation entre son et images, un set à la hauteur de la collaboration entre ces spécialistes du domaine !
Pour finir sur une note plus générale, l’ensemble des performances que j’ai pu voir sur les quatre derniers jours du festival valaient le coup d’oeil ! Sans parler des installations permanentes au BAC (bâtiment d’art contemporain de Genève) ! De l’intérieur, j’ai découvert une équipe super motivée, le sourire aux lèvres du soir au matin, malgré la fatigue ! Entraide, partage et convivialité sont les mots que je retiendrais pour décrire l’ambiance qui régnait entre eux! Que du bonheur!

Report par Pétronille Leroux

Mike a participé au KSAT CAMP#1 et au KSAT CAMP#4, vous pourrez retrouver son travail lors du la release party le 29 juin 2013.

 

Autumn chilling

Discover KSAT’s launch event location

Last week a bunch of KSAT artists was invited to discover the next summer location for the final launch event. So we made a little trip to the southern part of Paris, precisely to Cité Universitaire, where lost in the mist of green fields and blooming nature we found the Maison du Portugal – André de Gouveia, right next to coloured Le Corbousier’s House of Brazil.

We explored the place all way around, from the outside garden, to the bright modern halls, the theater and the underground corridors. This amazing building was born in 1967 and has been recently renovated by the portuguese architect Vincent Parreira in 2003.

Here are some picture of our sunday visit!

We’re working on the event to make it a great experience for you all! So save the date and don’t miss it!

29-30th June at Maison du Portugal – André de Gouveia, Cité Universitaire in Paris!

KSAT #6 is in the making and soon to be released

Martina and Yasmine while hardworking

La fin du cycle est proche. Les 4 KSAT CAMP sont bouclés et toute l’équipe de KSAT prépare avec grand enthousiasme l’exposition du 29 Juin prochain. Ça sera aussi l’occasion de la sortie de la publication KSAT#6 qui présentera une grande partie de nos recherches et de nos idées sur le thème des Secrets.

Pour vous remémorez, je vous rappelle un peu globalement ce qu’on a fait toute l’année. L’été dernier, à peine le numéro 5 de KSAT sur les visions du futur célébré, nous nous sommes lancés dans l’inconnu. Nous avons décidé d’explorer quelque chose qui n’est pas palpable, qui est caché et qui existe alors même qu’il n’est pas dévoilé : le secret.

Vaste sujet qui peut trouver sa place dans différentes facettes de la vie et des choses qui nous entourent. Des artistes ont acceptés de nous suivre dans l’aventure et de réfléchir dessus. Nous avons décidé de nous attacher à des sous thèmes pour mieux explorer le tout dans un cadre. Certains artistes sont restés dans le cadre, d’autres en sont sortis mais tout le monde a montré de l’intérêt à développer un projet pour cette recherche commune.

C’est fin juin que nous nous retrouverons tous ensemble, artistes résidents à Paris et avec les artistes étrangers qui auront pu venir pour vous montrer tout ça. Nous espérons que vous vous trouverez au rendez vous, que vous serez surpris et transportés. Nous espérons que au delà du « j’aime/j’aime pas » vous vous sentirez révolté, émus, que vous aurez une opinion et surtout que vous aimeriez la partager. Peut être même que vous aimeriez participer à l’aventure et nous rejoindre pour la prochaine année et le prochain cycle qui cette fois ci sera explosif. Le prochain cycle sera sur la Rébellion.

Dans ce cas et toujours, n’hésitez pas à nous contacter, pour un mot doux, un mot emporté, une image, un gif ou un sourire. On est là pour les attraper au vol, c’est notre fuel et notre motivation. Aussi si vous voulez rejoindre l’association et participer avec vos compétences peu importes soient elles, la porte est ouverte.

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The end of the cycle is near. The 4 KSAT CAMP are over and the whole team of KSAT is getting ready with a lot of enthusiasm for the exhibition of June 29th. It will also be the release of the KSAT#6 publication that will present a big part of our researches and of our ideas on the Secrets theme.

To remind it to you, I repeat a bit what we did the whole year. Last summer, as soon as the KSAT number 5 was celebrated on visions of the future, we jumped on the unknown. We decided to explore something that can’t be grasped, that’s hidden and that exists even though it’s not revealed : secrets.

Huge topic that can be part in many aspects of life and of things that surround us. Some artists agreed to follow us along with this adventure and think about it together with us. We decided to focus on subthemes to better explore in a particular frame. Certain artists stayed in the frame, some other went outside of it but everyone showed interest to develop a project for this common research.

It’s at the end of June that we will all meet together again, artists based in Paris with artists based elsewhere that were able to come to show you all of this. We are hoping that you’ll be there together with us, that you’ll be surprised and interested. We hope that above the « I like/I dislike » you will be outraged, moved, that you’ll have an opinion and morevover that you’ll share that opinion. Maybe you’d even like to participate to the adventure and join us for the upcoming year and the upcoming cycle that this time, will be explosive. The upcoming cycle will be about Rebellion.

If that’s the case and always, don’t hesitate to contact us, for a kind word, a bilious word, a picture, a gif or a smile. It’s our petrol and our motivation. Also if you’d like to join the association and participate no matter what your competences are, the door is brand open.

 

KSAT CAMP cover

Chroniques de KSAT CAMP

L’évènement de ce Samedi 13 Avril 2013, KSAT CAMP#4, a signé la fin d’une série de happenings artistiques éphémères sur le territoire parisien. La série avait débuté en Décembre 2012 de façon tout à fait expérimentale. Le cycle KSAT sur le thème des « Secrets » est désormais presque abouti. Le résultat de mois de recherches artistiques sera présenté lors de la journée de lancement de la publication, programmée pour le 29 Juin 2013 dans un lieu extraordinaire (que l’on ne manquera pas de vous divulguer bientôt!).

A la fin de cette expérience,  nous avions envie de vous faire part de notre émotion et de l’incroyable expérience qu’a été KSAT CAMP. Nous voulions répondre à une question que l’on nous pose assez souvent : « Pourquoi vous faites ça?« . 

Petit rappel historique afin de comprendre les motivations qui mènent un duo féminin hyper énergique à défendre et diffuser ce type de projet autofinancé et fondé sur le DIY (do it yourself).

Ce qu’on a découvert avec le temps, c’est que dans la vie, on n’obtient rien si on ne prends pas de risques pour que nos rêves deviennent réalité. Sans une forte motivation cette lutte est inutile.

KSAT est une plateforme indépendante, mise à disposition des artistes de différentes nationalités et différentes pratiques artistiques, crée à fin qu’ils s’expriment de façon libre et créative. Le processus de création est un élément fondamental pour KSAT, un espace où l’échange et l’interaction entre les personnes impliquées dans le projet est un des point clés de la richesse du projet.

Le désir initial était de pouvoir donner un espace aux artistes en dehors des chemins institutionnels. De l’autre coté, il y a aussi une analyse de l’état de l’art aujourd’hui et une démarche engagée. La possibilité de donner au public parisien (et international) l’opportunité de profiter d’un projet inédit et spécial, loin du circuit fermé des galeries d’art, musées et centres d’art, où malheureusement la jeune création a souvent pas mal d’obstacles, notamment administratifs et financiers, pour prendre sa place et être mis en valeur.

Ça pourrait être vu comme une utopie, mais on croit fortement qu’une façon différente de travailler, collaborer et exposer l’art est possible. Petit à petit on essaie avec les moyens du bord que cette utopie devienne une réalité plus concrète, de lui faire prendre forme et contenu.

Une des motivations qui nous pousse à poursuivre cette aventure est l’incroyable échange et enrichissement que cette expérience nous apporte (et qu’on espère que KSAT apporte à toutes les personnes impliquées).

KSAT CAMP (par la suite écrit KC), et KSAT en général, a été une magnifique aventure que l’on a pu réaliser avec le concours fondamental de l’énergie des artistes faisant partie du projet et qui, pas à pas, ont partagé avec nous leur temps, leurs créations, leur amitié et leur amour. KC est né avec un but ambitieux : il s’agissait de realiser tout au long du cycle Secrets des événements mensuels dans des lieux atypiques du territoire parisien et travailler avec un échange direct avec le lieu et le thème proposé.

Chaque KC raconte une histoire différente qui s’adapte au lieu qui est investi et correspond à un sous thème qui correspondra à une des sections de la publication. Le resultat est chaque fois completement inattendu et surprenant. Grace à la magie diffusée par les lieux choisis, les artistes s’installent dans des espaces particuliers selon leur envie et leur inspiration et reflechissent sur les possibilités de création in situ. Le propos de ce type de happening éphémère est celui de rapprocher le plus possible le monde des artistes du public, dans un échange humain plus direct et sincere. Le public est améne à vivre une expérience, plutôt que d’assister uniquement à une exposition. La possibilité de travailler dans des endroits spéciaux non initialement dédiés à l’art est aussi une caractéristique importante de ces évènements.

KSAT CAMP#1

KSAT CAMP#1 (15 Décembre 2012) se penchait sur les secrets domestiques, qui se cachent derrière les portes fermées des maisons, l’intimité des espaces privés et familiaux. Le lieu de l’événement était unique et original, une petite maison en face du Canal de l’Ourcq, occupée aujourd’hui par les bureaux de Streetpress un de nos partenaire de longue date. Les artistes sont invités à faire resonner cet espace interieur, on peut retrouver des indices de leur passage un peu partout. Entourés par une scénographie environnementale assez surprenante qui renvoie à l’imaginaire de la maison hantée et abandonnée, on découvre l’espace en suivant la danseuse/performeuse Alice. Toilettes, cage de l’escalier, cave, salle de bain… les artistes se rebellent contre les espaces vides des chambres et nous, on se laisse transporter par cette visite guidée atypique.

Artistes présentés: Autumn Ahn, Mélissa Boucher, Hélene Gruenais, IF, Mike Latona, Alice Martins, Giacomo Mercuriali, Cintia Tosta // On remercie toute l’équipe de Streetpress pour le support: coucou Mathieu et Johan!

KSAT CAMP#2

Avec KSAT CAMP#2 (19 Janvier 2013) on change d’atmosphère, on se retrouve à La Petite Rockette. Il s’agit d’un espace/atelier où les gens investis dans ce projet travaillent pour donner une nouvelle vie aux objets abandonnés ou obsolètes, d’une simple lampe aux téléviseurs, des habits aux placards. On peut y trouver de tout. Cette fois là KSAT traite d’identités cachées et dévoile des secrets personnels. On découvre des portrait troublants, des stéréotypes d’identités, des identités littéraires fictives et desprédictions du futur…

Artistes présentés: Autumn Ahn, Cécile Chaput, Anne Devoret, Alice Forge, IF, Arthur Hoffner, Alice Martins, Yasmin Tashk, Yasmin Yrondi // Merci au super team de la Petite Rockette: Delphine, Dimitri et compagnie!

KSAT CAMP#3

Lors du KSAT CAMP#3 (16 Février 2013) on s’est laissé transporter par la vague d’amour qui nous transportait avec l’arrivé de la Saint Valentin. Cette fois le happening est plutôt centré sur le secret de l’amour et les troubles sentimentaux. La petite et jolie librairie/café Marcovaldo nous accueille dans son espace très mignon pour parler de poésie, présenter des courts métrages, danser et boire un verre autour de bon sons. KSAT, pour la première fois, présente le projet au public et dévoile son histoire passée accompagné par les dessins de Yasmine!

Artistes présentés: Marco Colabraro, Hélene Gruenais, Jordan Karnes, Ksénia Lukyanova, Alice Martins, Neue Grafik // Les remerciements les plus grands à nos amis italiens de Marcovaldo: Francesca, Irene, Francesco et Luca!!

KSAT CAMP#4

Et on arrive finalement au dernier chapitre de notre aventure, je peux dire aussi le plus intense et pour lequel on a bien combattu. C’est KSAT CAMP#4 (13 Avril 2013), qui a eu lieu la semaine dernière au Shakirail, d’anciens vestiaires SNCF reconvertis par un collectif d’artistes en ateliers et espaces de création, loisir et spectacle. Simplement magique, la vue sur les rails des trains qui roulent au dessous de nous et les lumières des structures ferroviaires et industrielles… On a parlé de voyeurisme et des secrets des voisin, un thème très intéressant qui a permis aux artistes de voyager avec leur esprit dans ce monde du caché et de la séduction…

Artistes présentés: Autumn Ahn, Bad Bats, BCBG, Mélissa Boucher, Duke Raoul, Alice Forge, IF, Mike Latona, Petronille Leroux, Alice Martins, Vertical // Merci à tout le collectif Curry Vavart, mais surtout la l’incontournable Cécile Titupröne Germain!! (PLUS DES PHOTOS BIENTOT!)

Je veux terminer cette petite histoire qui raconte nos traversées artistiques de ces derniers mois, par quelques remarques importantes.

KSAT CAMP a été conçu de façon très expérimentale en tant qu’atelier de recherche pour les artistes qui collaborent avec KSAT, un projet qui donne notamment voix au travail des artistes sur 3 différents médias: la publication reliée à la main et en série limitée, notre site internet et les événements.

Notre ambition est de réussir à partager avec vous des expériences particulières souvent irréalisables ailleurs, pour chercher à franchir les limites imposées par le marché de l’art et son exposition. On se bat tous les jours pour faire en sorte que notre rêve devienne de plus en plus solide et concret, pour arriver à donner aux artistes encore plus de possibilités de travailler ensemble et de créer sans contraintes.

Sans l’aide de notre public, nos initiatives n’auraient jamais été réalisables, le projet KSAT est basé sur l’aide mutuelle entre les différentes personnes impliquées et le support du projet à travers des partenariats bénévoles.

A la fin de ce petit chapitre, c’est drôle et étonnant de voir la quantité de beaux projets réalisés sans budget mais qui ont réussi à surprendre le public et nous même par leur complexité et leur charme. Rendre nos utopies réalité c’est possible, il suffit juste de jamais cesser de rêver.

Merci à tous ceux qu’on eu la patience de lire tout ça, on vous aime!

On se revoit le 29 Juin pour vous présenter notre publication KSAT#6 « Secrets »! Profitez du printemps

KSAT TEAM

Backstage – préparation du KSAT CAMP#4 à Montreuil

Charlotte et Kirikoo – photo par Autumn Ahn

En ce moment le soleil boude Paris et ne décide de pointer son nez que les dimanches. C’est toujours mieux que rien me diriez vous! Dimanche dernier justement nous le saluons alors que l’on se dirige vers Montreuil pour rejoindre une maison en travaux inhabitée et cachée dans un lot pavillonnaire tout à fait charmant. La porte nous est ouverte par la charmante Lucy Narac. On traverse le jardin broussailleux pour découvrir une maison peu ordinaire. Le salon est occupée par les préparatifs de l’installation pour le KSAT CAMP#4 et les croquis d’Autumn Ahn. Dans la pièce du fond on aperçoit une peinture sur une bâche en plastique disposée sur le mur et le motif qu’Autumn a bien entamé qui est posé à côté une batterie démontée.

These days, the sun is hiding from Paris and decides to show up only on sundays. It’s always better than nothing you’ll say! Indeed, last sunday, at the same time as we were greeting him we were going towards Montreuil (near Paris) to go in an deserted and hiden house which take place in the middle of very cute houses. The charming Lucy Narac is welcoming us. We walk across the brushy garden to discover an unusual house. The livving room is full of the preparations of the installation for the KSAT CAMP#4 and the sketches of Autumn Ahn. In the next room, we can see a painting on platic on the wall and the pattern that Autumn almost finished that is just next to a dismantled drum set.

Charlotte entre dans la pièce, elle a performé cet après midi face à la caméra pour la pièce pensée par Autumn. La pièce est divisée en trois temps et se construit sous nos yeux. Lorsqu’on avance à travers les escaliers étroits on remarque Quentin Crestinu qui prends des photos. Kirikoo Des est à la caméra en train de filmer Autumn qui est dans une pièce très exiguë et étroite où, le visage couvert de noir, elle peint frénétiquement le sol et les murs.

Charlotte comes into the room, she performed this afternoon in front of the camera for the piece thought by Autumn. The piece is divided in 3 chapters and is building up in front of our eyes. When we go towards the stairs we notice Quentin Crestinu who’s taking pictues. Kirikoo Des is holding the video camera while shooting Autumn who’s in a confined and narrow room where, her face covered in black, she paints the floor and the walls frenetically.

photo par Quentin Crestinu

Peu de paroles. Le silence de la maison inanimé envahit l’espace et est rythmé par la musique du rez de chaussée. L’air frais entre en même temps que le soleil et alors que l’on observe les curieux papiers peints des pièces de l’étage. On se surprend à faire une pause dans la course interminable des préparatifs pour l’événement. Martina sourit, on se regarde et on se rappelle pourquoi on aime faire ce que l’on fait avec KSAT.

Little talks. The silence of the uninhabited house take over the space and is cadenced by the music from the ground floor. The fresh air enters at the same time as the sun when we observe the curious wallpapers of the rooms upstairs. We are surprised to take a break in the never-ending race of the making of the event. Martina smiles, we look at each other and we remember why we love to do what we do with KSAT.

photo par Quentin Crestinu

Ne manquez pas de voir la pièce orchestrée par Autumn Ahn et réalisée avec le concours de Kirikoo Des, Quentin Crestinu, Charlotte Giamarchi et Lucy Narac lors du KSAT CAMP#4 ce samedi 13 Avril 2013.

Don’t miss out the piece orchestrated by Autumn Ahn and realised with Kirikoo Des, Quentin Crestinu, Charlotte Giamarchi and Lucy Narac during the KSAT CAMP#4 this saturday, April 13th, 2013.

La bibliothèque d’Alice Forge

Dans notre groupe on commence à avoir quelques noms qui reviennent souvent. Les « Alice » sont assez populaire chez KSAT. C’est d’une Alice que je vais vous parler aujourd’hui. Cette Alice là était arrivée avec une très jolie robe à pois quand on la rencontrée la première fois.

Elle avait apporté des cartes postales qu’elle avait faites elle même. L’esthétique était très intéressante. On partageait beaucoup de références. On a parlé colonel moutarde avec la corde dans la véranda ou de la mort de Roger Ackroyd. On a partagé notre passion pour Romain Gary, son talent de conteur et de mythomane. Nous avions un total respect pour cet homme.

In our group we start to see similar names that pops up. Alice is quite popular among KSAT artists. Today I’m going to talk to you about an Alice. This Alice was wearing a very pretty polka dot dress the first time we met her.

Alice brought some postcards that she did herself. The looks of it was really interesting. We shared a lot of references. We talked about the colonel Mustard with the rope  in the veranda or about the murder of Roger Ackroyd. We shared our passion for Romain Gary, his talent as a storyteller and mythomaniac. We had complete respect for this man.

Beaucoup de ses références font appel à la littérature, au mystère et l’imaginaire. Il est donc intéressant d’aller fouiner dans sa bibliothèque pour y découvrir certains de ses livres préférés.

A lot of her references come from litterature, mystery and imagination. Therefore it’s interesting to take a glimpse at her library to discover some of her favorite books.

On peut y trouver le Chien des Baskerville de Sherlock Holmes qui est l’un de ses premiers souvenirs de lecture. Les trois mousquetaires ont aussi beaucoup marqué son parcours et enfin elle me parle d’un livre moins connu qui est composé de 5 tomes. Il s’agit de « Le Quinconce » de Charles Palliser.  L’histoire tourne autour d’un héritage convoité par plusieurs branches d’une même famille. Le décor s’implante dans l’Angleterre Victorienne et on pourrait presque s’y méprendre et croire lire un Dickens. Alice l’a lu à toute vitesse, emportée par le flot des péripéties du héros qui va de Charybde en Scylla. Dès qu’elle atteint la dernière phrase, la toute dernière, « on comprend qu’on s’est fait rouler et qu’il faudra peut être tout relire: pas de résolution absolue de l’intrigue, on est dans un roman contemporain, à la première personne, totalement subjectif. Le plus beau, c’est qu’il y a une postface où l’auteur explique qu’il s’est trouvé parfois confronté à des lecteurs qui n’avaient pas la même interprétation que lui de sa propre intrigue, et il affirme que si une autre interprétation est possible, elle est tout aussi valide que ses intentions d’auteur. Il écrit que le roman est un vecteur de significations soumis la liberté d’interprétation. Ce livre m’a appris que lorsqu’on créé quelque chose, la richesse vient toujours de la possibilité du spectateur d’interpréter l’œuvre à sa guise, selon sa sensibilité, et pas, comme on le voit souvent dans l’art contemporain, de comprendre les intentions de l’auteur. »

There we can find the Baskerville’s dog from Sherlock Holmes which is  one of her first memory of reading. The 3 musketeers were also very important in her path and finally she talks to me about a less famous book that’s made out of 5 volumes. It’s called « Le Quinconce » from Charles Palliser. The plot is quite cray. A story about inheritance around which a family is fighting for. The set up takes place in victorian UK and we could easily feel like we’re reading a Dickens. Alice read it very fast, carried away by all the adventures of the main character from Charybde to Scylla. As soon as she reaches the last sentence, the very last one, « we understand that we were tricked and that we might have to reread everything : the mystery is not solved completely, we are in a comtemporary novel, the writer is using the « I » to tell the very subjective story. The most beautiful is that there is a postnote where the writer explains that he sometimes found himself facing readers that didn’t have the same interpretation than him of his own plot and he says that if another interpration is possible, it might be as valid as his. He writes that the novel could be interpreted in many ways and it’s up to the freedom of interpretation of the reader. This book allowed me to learn that when you create something, the great thing about it is to give the opportunity to the reader/audience to interpret it as he/she wants, according to their feelings and not, as we often see in contemporary art, to understand the will and thoughts of the writer. »

Éveiller la sensibilité du lecteur et raviver son imaginaire pour qu’il s’y épanouisse avec plaisir, on se rend bien compte que c’est ce qui guide le travail d’Alice Forge.

Arouse the reader’s sensibility and his/her imagination so he/she can feel the story, we are well aware that this is what leads the work of Alice Forge.

Ne manquez pas de découvrir sa nouvelle pièce pour KSAT lors du prochain évènement sur le voyeurisme et les secrets des voisins ce samedi 13 avril. Pour plus d’informations c’est ici.

Don’t miss her new piece of work for KSAT during our next upcoming event about voyerism and secrets of your neighbor this saturday, April 13th. For more informations it’s here.

 

Photos : la bibliothèque de Alice Forge par Alice Forge

photo 21

je voudrais perdre la tête pour toi…

Vorrei perdere la testa per te soltanto per decapitazione // Je voudrais perdre la tête pour toi, seulement par décapitation
Par Marco Colabraro (traduction par Martina Margini)
vidéo de préparation de la performance du 16 février 2013 // KSAT CAMP#3, Marcovaldo, Paris

Voici le texte en langue originale (italien), à suivre celui de sa traduction en français,
et quelques photos en avant première de la performance ( photos par Irene Pancaldi et Hélène Guénais)!

Bonne lecture!

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Tra i fili interrotti dei nostri telefoni contemporanei, te ne sei andata in cucina ad apparecchiarti la bocca con le galletta di mais. Le labbra gonfie e vino in calici sul mio tavolo di legno scuro. I tuoi piedi sul davanzale della finestra, coi venti che disfano la primavera in fiori e quel ciondolo che porti in mezzo al petto. Mi sono arrampicato su un albero per guardare alla tua finestra, farti ciao aprendo le dita e poi chiuderle sull’erotico mio gioco. Non c’eri, un disegno di bimba: un dinosauro e un sole stilizzato coi raggi che finiscono in bocca all’animale, le tue mutandine piegate sul letto e il profumo pastello della biancheria lavata. Mi è squillato il telefono e non eri tu. Sono caduto dall’albero, a niente serve un palo tra le gambe se non ti ci puoi sostenere. Mi sono messo a correre sul posto, col sudore che lava via la memoria dalla mia schiena senza i segni delle tue dita. Nello spazio delle tue vocali lunghe le tue gioie da poco, vorrei perdere la testa per te soltanto per decapitazione. Ci siamo detti dell’amicizia, ci siamo strappati le guance sulle distanze dei nostri cordless della banalità del nero. C’è una finestra sopra i miei piedi quando mi sdraio sul letto e disegno forme strane e fumo con lo stick dell’incenso, la brezza delle cinque del mattino per i miei pensieri che non lasciano stare le zanzare stanche. Le nuvole rare. La luce fredda. Al fuoco i palazzi, le antenne paraboliche, i balconi vuoti e le persiane abbassate. La vita dentro e tutti questi pixel in cascata. Me lo vuoi dire adesso che fare? Dovremmo sederci a un pub e bere una media come tutti gli altri? Hai voglia di un Mojito? Io non lo so cos’è che mi fa passare le notti con lo sguardo all’insù, cerchiamo il volo e costruiamo ali per staccare le scarpe dallo sporco d’asfalto, null’altro. Tutti questi vetri vuoti, la raccolta differenziata dei nostri pensieri di oggi. Dimmelo adesso che fare, sognare il mare o scendere in strada e far la guerra coi tram aspettando il mattino? Quel discorso sugli animali da compagnia che ci ha tenuto allacciate le scarpe, che te ne volevi tornare al silenzio ed io ti ho detto potremmo dividerlo a metà ed abitarlo un poco. Così ti sei messa a prendermi a schiaffi coi tuoi denti bianchissimi e ci ha sorpreso il sole che ancora tenevamo gli occhi chiusi. Non così, non così ho detto prima della nostra battaglia navale coi ventri dammi la mano e su in piedi, fatti guardare, fatti baciare, e poi voltati che mi piace anche quando non mi guardi e sono costretto a perdere gli occhi sul tuo mondo diviso in due dall’unico meridiano che posso toccare. E infilo le dita nelle tue ombre, ti alzo la testa e mentre ansimi sussurro: lo vedi quello che resta di noi? Le linee lunghe dei nostri capelli trafiggono il cielo, sfuggono le nostre parole ai tralicci della corrente, lo vedi tutto quell’azzurro, se ti pieghi un poco saremo sotto la linea dei grattacieli, e bianco e parchi, alberi in fioritura ed esplosioni di polline per le congiuntiviti di luglio che se ti si annebbia la vista è perché sei altrove.

Entre les connexions interrompues de nos téléphones contemporains, tu es partie dresser la bouche avec une galette de maïs. Les lèvres gonflées et le vin en calice sur ma table de bois foncé. Tes pieds sur le rebord de la fenêtre, avec le vent qui perturbe le printemps et ce pendentif que tu portes au milieu de ta poitrine. J’ai grimpé dans un arbre pour regarder à ta fenêtre, te dire bonjour en écartant les doigts pour les refermer sur mon désir érotique. Tu n’étais pas là, un dessin d’enfant : un dinosaure et un soleil naïf avec ses rayons qui tombent dans la bouche de l’animal, ta culotte pliée sur le lit et le parfum pastel du linge lavé. Le téléphone a sonné mais ce n’était pas toi.

Je suis tombé de l’arbre, un poteau entre les jambes ne sert à rien si on ne peut pas s’y raccrocher. Je cours sur place, la sueur efface tout souvenir de mon dos, en absence des traces de tes doigts. Dans l’espace entre tes voyelles longues tes joies futiles, je voudrais perdre la tête pour toi, seulement par décapitation. On a parlé d’amitié, on s’est déchiré les joues par la distance de nos téléphones dans la banalité de l’obscurité.

Il y a une fenêtre au dessus de mes pieds quand je m’allonge sur mon lit et je dessine des formes étranges et je fume à travers un bâton d’encens, la brise de cinq heures du matin pour mes pensées qui ne laissent même pas tranquilles les moustiques fatigués.

Les rares nuages. La lumière froide. Au feu les palais, les antennes paraboliques, les balcons vides et les volets baissés. La vie intérieure et tous ces pixels en cascade.

Tu peux me dire maintenant ce que tu veux faire ?

Devrait-on s’asseoir au comptoir et boire une pinte comme tous les autres ? T’as envie d’un Mojito ? Je ne sais pas ce qui me fait passer mes nuits à regarder vers le ciel, on recherche le vol et on construit des ailes pour éloigner nos chaussures de la souillure de l’asphalte, rien d’autre. Tous ces verres vides, le tri sélectif de nos pensées d’aujourd’hui. Dis moi maintenant quoi faire, rêver de la mer ou descendre dans la rue faire la guerre avec les trams en attendant le matin ?

Ce discours à propos des animaux de compagnie qui nous a gardé les chaussures lacées, tu voulais retourner au silence et je t’ai dit qu’on pourrait le partager entre nous et l’habiter un peu. Alors tu as commencé à me gifler avec tes dents trop blanches et le soleil nous a surpris quand nos yeux étaient encore fermés. Pas comme ça, pas comme ça j’ai dit avant la bataille navale entre nos ventres, donne moi ta main et puis debout, laisse moi te regarder, laisse toi te faire embrasser, et puis tourne toi car ça me plait aussi quand tu ne me regardes pas et je suis forcé de perdre mes yeux sur ton monde divisé en deux par l’unique méridien que je puisse toucher. Et je glisse mes doigts dans tes ombres, je lève ta tête et pendant que tu murmures je te dis : tu voit ce qu’il reste de nous ? Les longues lignes de nos cheveux percent le ciel, nos mots échappent aux antennes, tu vois tout ce bleu, si tu te baisses un peu on sera au dessous de la ligne des gratte ciels, et le blanc et les parcs, les arbres en fleurs et l’explosion du pollen pour les conjonctivites de juillet, si ta vue est brouillée c’est que tu es ailleurs.

L’amour sauvera le monde – Ksénia Lukyanova

Ksénia Lukyanova est une jeune et jolie actrice et scénariste. Lors du prochain KSAT CAMP du 16 février nous aurons le plaisir de vous présenter le court métrage qu’elle a réalisé avec Christian McCallum « 14 Septembre » et une super équipe internationale tout a fait dans l’esprit KSAT. Ces images, à l’aspect onirique, ont été tournées dans le quartier même où l’on fera cette présentation. On parlera d’amour et de confusion sentimentale. Pour vous introduire un peu l’esprit de ce que vous allez voir on lui a posé quelques questions sur des petites anecdotes de tournage.

Ksénia Lukyanova is a young and pretty actress and a scriptwriter. For the upcoming KSAT CAMP on February 16th, we will be pleased to present you the short movie that she did with Christian McCallum « 14 septembre » and a great international team that fits perfectly the KSAT spirit. These dreamy images were screened the neighbourhood where we will present the movie. We will talk about love and emotional disorder. To introduce you the atmosphere of what you’ll see we asked her a few questions about the shooting.

« J’ai fumé à peu près 7 paquets de cigarettes alors que le tournage a duré 3 jours!  Avant je me suis fait voler mon sac 2 fois. 14 est mon chiffre fétiche, j’ai même un tatouage sous le bras gauche XIV. Pendant le tournage d’une scène d’amour sur le lit près de la fenêtre, on s’est aperçus au bout de 20 minutes que c’était la pause déjeuner d’un énorme chantier en face, et du coup, les premiers à voir des extraits de notre film en direct live étaient 20 charmants jeunes hommes mâchant leurs sandwichs de midi. Pour faire ce film, on a réuni le réalisateur et le caméraman de Berlin, le chef du son de Genève, les acteurs de Paris et moi même parisienne plus que française, russe et sibérienne en même temps. Here we go! La robe de mariée magnifique à été proposée par une talentueuse couturière parisienne Killygrind et tout le soundtrack merveilleux par Lippie.

L’équipe du film est convaincue que l’amour sauvera le monde et nos âmes ! »

« I smoked around 7 packs of cigarettes though the shooting lasted 3 days! Before that, my bag was stolen 2 times. 14 is my lucky number, I even have a tatoo under my left arm XIV. During the shooting of the love scene on the bed by the window, we noticed after 20 minutes that it was the lunch break of a construction site on the other side, so the first ones to see some excerpts of our movie in live were 20 charming young men chewing their sandwiches for lunch. To make this movie, we associated the director and the cameraman from Berlin, the sound engineer from Geneva, the actors from Paris and myself, more parisian than french, russian and siberian at the same time. Here we go! The magnificent wedding dress was offered by a talented parisian designer Killygrind and all the soundtracks by the marvellous Lippie.

The team of the movie is convinced that love will save the world and our souls ! »

[vimeo http://www.vimeo.com/38892679 w=500&h=281]

14 Septembre Trailer from Christian McCallum on Vimeo.

KSAT CAMP#3 aura lieu le 16 février prochain à 18h30 à Marcovaldo – 61 rue Charlot 75003 Paris

Backstage : Artists visit the venue for KSATCamp#1

 

Last Monday Marty and I introduced the first secret location to all the artists of KSATCamp#1. We all met up and exchange crazy plans. We were all very enthusiastic. There was Melissa who was the first one to arrive, Helena and Autumn bumped into each other in front of the place.  Autumn had some trouble finding it, indeed, it’s not easy to find your way out there. Then Erminio arrived followed by the whole team of scenography, Marguerite, Regis and Cinzia. Alice made a fresh entrance as always and started to talk about her personal ghosts stories and it made Erminio laugh. Hélène arrived followed by Kaheena then Giacomo and Yasmin (yes we met a new Yasmin(e)). This is the whole team briefly introduced to you here. These names might not be familiar to you yet but we are going to introduce them to you in the upcoming weeks. Be prepared for some great fun next December 15th!

Lundi dernier, Marty et moi avons présenté le premier endroit secret du premier KSATCamp aux artistes. Nous nous sommes tous rencontrés et on a échangé des plans ambitieux. Nous étions tous très enthousiastes. Il y avait Melissa qui est arrivée en premier, Helena et Autumn sont tombées l’une sur l’autre devant l’endroit. Autumn a eu quelques difficultés à trouver l’endroit, pas simple de guider les gens au bon endroit. Puis Erminio est arrivé suivi par toute l’équipe de scénographie, Marguerite, Regis et Cinzia. Alice, fraîche comme à son habitude, a fait son entrée et a raconté ses histoires personnelles de fantômes et ça a fait rire Erminio. Hélène est arrivée suivie de Kaheena puis Giacomo et Yasmin (oui nous avons rencontré une nouvelle Yasmin(e)). Voilà toute l’équipe brièvement présentée ici. Ces noms ne vous disent peut être encore rien mais nous allons vous les présenter dans les prochaines semaines. Soyez prêt pour du fun le 15 décembre prochain!