Else IF at KSAT CAMP#2

[vimeo 58891008 w=700 h=481]

elseIF from IF on Vimeo.

Else IF est une pièce de IF présenté lors du KSAT CAMP#2 et on va les retrouver bientôt. Ce collectif franco-italien réalise des installations dans l’espace. Ils s’inspirent des lieux qu’ils investissent et créent in situ.

Else IF is a piece form IF presented at KSAT CAMP#2 and we’ll see them again soon. This french-italian collective create installations. They are inspired by the location they are in and create everything there.

Installation by IF / Photo: Seewon Jung

Video shots : Seewon Jung

Photo : Sylvain Raybaud

KSAT CAMP#2 – Identité Secrète // Secret Identity

Le 19 Janvier dernier, KSAT a présenté son deuxième KSAT CAMP.

L’accent était porté sur l’identité secrète. La jeune fille habitant les murs de la maison du KSAT CAMP#1 en se promenant parmi des projections du passé réapparaît comme une ombre lors de cet événement.

Le lieu, gardé secret jusqu’à la veille de l’événement, a contribué a accentuer l’aspect magique de l’expérience du public.

La Petite Rockette est un espace/atelier où les objets oubliés, abandonnés ou obsolètes ont l’occasion d’avoir une nouvelle vie.

On remercie encore tous les artistes qui ont collaboré et participé activement à la réussite de l’événement, le personnel de la Petite Rockette qui nous a fait  confiance, supportés et aidés pendant le réalisation du projet! Un grand MERCI enfin à toutes les personnes présentés!!

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On January 19th 2013, KSAT presented its 2nd KSAT CAMP.

We focus on secret identity. The young girl that inhabitated the walls of the house of the KSAT CAMP#1 reappears by walking around the different screenings from the past like a shadow during this event.

The location, kept secret until the day before the event, helped to make the public’s experience even more magic.

La Petite Rockette is a working place/studio where forgotten, abandoned and obsolete objects have the possibility to gain back a new life.

We could never thank enough all the artists who collaborated and directly helped out in the realization and success of the event, as well as La Petite Rockette’s staff who trusted us, supported us and helped us on technical issues. A bigger thank you to all the people who participated!!

expook

un freak della penna – marco colabraro

Considero Marco un bravissimo pittore. Disegna paesaggi senza utilizzare un pennello. I personaggi ai quali dà vita, trasudano verità e vibrano di colore puro. L’intensità dei suo racconti mi fa immaginare scenari cinematografici, immersi nella realtà della vita, i ritratti infuocati di una generazione al limite. Marco dipinge attraverso le sue parole.

Non mi piacciono le biografie, e dunque non pretenderò di raccontarvi la storia di Marco, basta sapere che é uno scrittore, a volte performer e altre volte attore.

A dir la verità Marco non disegna bene, per niente.

Ma ha il dono di saper utilizzare bene le parole. Ed é attraverso le parole che ha deciso di raccontarsi. Parole sue e parole di altri, poco importa. E poiché le parole sono importanti e non si possono tradurre senza perderne il vero significato, ricorrerò alla traduzione soltanto nel caso di testi che non siano poetici. Ecco tutto. Vi presento Marco.

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Je pense que Marco est un très bon peintre! Il dessine des paysages sans jamais utiliser de pinceau. Les personnages auxquels il donne vie dégagent vérité et vibrent de pure couleurs. L’intensité de ses histoires me font imaginer des scénarios cinématographiques, tous plongés dans la réalité de la vie, les portraits fougueux d’une génération X. Marco peint à travers ses mots.

Je n’aime pas les biographies, donc je ne vais pas vous raconter l’histoire de Marco. Il suffit de savoir qu’il est écrivain, à la fois performeur et à la fois acteur.

A dire la vérité, Marco ne sait pas du tout dessiner.

Mais il a le don de savoir bien utiliser les mots. C’est à travers les mots qu’il a décidé de se raconter à vous. Vous trouverez alors ses mots et les mots d’autres personnes, peu importe. Étant donné que les mots sont primordiaux, et qu’on ne peut pas les traduire sans leur faire perdre inexorablement des parties de leur sens originel, je vais utiliser des traductions seulement pour les textes non poétiques. C’est tout. Je vous présente Marco.

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I think Marco is a wonderful painter. He creates landscapes without using any brush. The characters he generates ooze truth and tickle by intense colors. The depth of his novels makes me think about the scenario of movies, plunge in the reality of life, inflamed portraits of the generation X. Marco paints through his words.

I don’t like biographies, thus I won’t claim telling you the story about Marco. Enough is to know that he’s a writer, sometimes performer and occasionally an actor.

To be honest, Marco is everything but a painter.

But he has a talent in using words. And it’s through words that he decided to tell you his stories. You’re going to find here after his words and words by other people, whatever. And because words are crucial, and we can’t really translate them without losing parts of their essential meaning, I’m going to translate only non poetical texts. That’s all. May I introduce you to Marco.

 

Malgré tout ce qu’il y a à faire dans le monde, moi j’écris un blog:

macelleriamarleo.wordpress.com

en fait, je pense que

« I like too many things and get all confused and hung-up running from one falling star to another till I drop. This is the night, what it does to you. I had nothing to offer anybody except my own confusion. »

- Jack Kerouac

donc, je vais souvent courir…

Les 400 coups – François Truffaut

et puis

“Io sono un freak della penna, un essere sensibile che divora le gabbie e cerca salvezza nelle bocche degli altri. E mi mangeranno prima o poi, la mia parola come carne, carne della mia carne, prolungamento e membro le mie parole fecondano il grembo di chi le accoglie.”

- Moi même

vous savez que

“Bien sûr je te ferai mal. Bien sûr tu me feras mal. Bien sûr nous aurons mal. Mais ça, c’est la condition de l’existence. Se faire printemps, c’est prendre le risque de l’hiver. Se faire présent, c’est prendre le risque de l’absence”

- Antoine de Saint Exupéry

je continue à marcher

« Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien,
Mais l’amour infini me montera dans l’âme ;
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, heureux- comme avec une femme. »

- Arthur Rimbaud, Sensation

Arthur Rimbaud – Sensation

Je suis moi même et, en même temps, je suis quelqu’un d’autre

“No gray hairs streak my soul,
no grandfatherly fondness there!
I shake the world with the might of my voice,
and walk – handsome,
twentytwoyearold.”

- Vladimir Majakovskij

Vladimir Majakovskij

J’aime les arts et la fouterie, mais je sais que

« Plus l’homme cultive les arts, moins il bande.
Il se fait un divorce de plus en plus sensible entre l’esprit et la brute.
La brute seule bande bien, et la fouterie est le lyrisme du peuple. »

et

« Foutre, c’est aspirer à entrer dans un autre, et l’artiste ne sort jamais de lui-même. »

- Charles Baudelaire

Malgré tout ce qu’il y a à faire dans le monde, moi j’écris un blog:

macelleriamarleo.wordpress.com

Photo par Josef Koudelka

Marco presentera un texte lors du KSAT CAMP#3 Confusion Sentimentale / Emotional Disorder le 16 Février prochain, dans le cadre d’une performance en collaboration avec Alice Martins et Neue Graphik.

On vous attends donc nombreux à Marcovaldo, le 16 Février à 18h30!

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Marco will do a reading during the next KSAT CAMP#3 Confusion Sentimentale / Emotional Disorder on February 16th, within a collective performance with Alice Martins and Neue Graphik.

We’re waiting for you all folks at Marcovaldo, February 16th at 6:30pm!

L’amour sauvera le monde – Ksénia Lukyanova

Ksénia Lukyanova est une jeune et jolie actrice et scénariste. Lors du prochain KSAT CAMP du 16 février nous aurons le plaisir de vous présenter le court métrage qu’elle a réalisé avec Christian McCallum « 14 Septembre » et une super équipe internationale tout a fait dans l’esprit KSAT. Ces images, à l’aspect onirique, ont été tournées dans le quartier même où l’on fera cette présentation. On parlera d’amour et de confusion sentimentale. Pour vous introduire un peu l’esprit de ce que vous allez voir on lui a posé quelques questions sur des petites anecdotes de tournage.

Ksénia Lukyanova is a young and pretty actress and a scriptwriter. For the upcoming KSAT CAMP on February 16th, we will be pleased to present you the short movie that she did with Christian McCallum « 14 septembre » and a great international team that fits perfectly the KSAT spirit. These dreamy images were screened the neighbourhood where we will present the movie. We will talk about love and emotional disorder. To introduce you the atmosphere of what you’ll see we asked her a few questions about the shooting.

« J’ai fumé à peu près 7 paquets de cigarettes alors que le tournage a duré 3 jours!  Avant je me suis fait voler mon sac 2 fois. 14 est mon chiffre fétiche, j’ai même un tatouage sous le bras gauche XIV. Pendant le tournage d’une scène d’amour sur le lit près de la fenêtre, on s’est aperçus au bout de 20 minutes que c’était la pause déjeuner d’un énorme chantier en face, et du coup, les premiers à voir des extraits de notre film en direct live étaient 20 charmants jeunes hommes mâchant leurs sandwichs de midi. Pour faire ce film, on a réuni le réalisateur et le caméraman de Berlin, le chef du son de Genève, les acteurs de Paris et moi même parisienne plus que française, russe et sibérienne en même temps. Here we go! La robe de mariée magnifique à été proposée par une talentueuse couturière parisienne Killygrind et tout le soundtrack merveilleux par Lippie.

L’équipe du film est convaincue que l’amour sauvera le monde et nos âmes ! »

« I smoked around 7 packs of cigarettes though the shooting lasted 3 days! Before that, my bag was stolen 2 times. 14 is my lucky number, I even have a tatoo under my left arm XIV. During the shooting of the love scene on the bed by the window, we noticed after 20 minutes that it was the lunch break of a construction site on the other side, so the first ones to see some excerpts of our movie in live were 20 charming young men chewing their sandwiches for lunch. To make this movie, we associated the director and the cameraman from Berlin, the sound engineer from Geneva, the actors from Paris and myself, more parisian than french, russian and siberian at the same time. Here we go! The magnificent wedding dress was offered by a talented parisian designer Killygrind and all the soundtracks by the marvellous Lippie.

The team of the movie is convinced that love will save the world and our souls ! »

[vimeo http://www.vimeo.com/38892679 w=500&h=281]

14 Septembre Trailer from Christian McCallum on Vimeo.

KSAT CAMP#3 aura lieu le 16 février prochain à 18h30 à Marcovaldo – 61 rue Charlot 75003 Paris

imm cecile

Put this music on!

Cécile est une artiste très « musicale ». Le son est un élément fondamental de son travail et on peut s’en apercevoir en donnant un coup d’œil à ses réalisations qui naviguent entre l’installation vidéo, le vjing, le montage de found footage.

Le son auquel elle fait appel est souvent de la musique contemporaine, de l’electro pop, de nouvelles chansons ou des remixes qui te donnent envie de faire bouger tes gambettes.

Pour KSAT CAMP#2, qui a eu lieu le 19 Janvier à la Petite Rockette à Paris, Cécile a présenté une installation réalisée avec des mobiliers collectés sur place, qu’elle a re-manipulé et combiné à une vieille télé.

La télé transmettait des vidéos qu’elle a réalisé. On pouvait y voir 5 de ses vidéos musicales tournées en boucle. On présente ci dessous, en avant première, la nouvelle vidéo que Cécile a présenté pour la première fois au public lors du KSAT CAMP#2, appelée « 2 please U » par Freaks! En bas vous trouverez aussi les autres vidéos faisant partie de l’installation de Cécile. Check it out!

2 please U ( Surreal visit dub ) – Freaks

Extrait vidéo: Cover Girl de Charles Vidor, 1944

Sing Leaf – Generation Ship

Extrait vidéo: The Gang’s all here de Busby Berkeley, 1943

Blackout Babies – Meat Market

Extrait vidéo: Dames de Busby Berkeley, 1934

Shit Robot – Answering Machine

Extrait vidéo: Banana Split (The gang all there) de Busby Berkley, 1943

La dernière vidéo est un morceaux que Cécile a réalisé à partir d’une chanson que lui a filé Marc Collin, producteur de Nouvelle Vague. On ne citera pas le titre, vu que la chanson n’est pas encore sortie.

Extrait vidéo: Bathing Beauty de Georges Sidney, 1944

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IF hack KSAT CAMP#2

Dès que la nuit tombe sur l’atelier de la Petite Rockette les objets, pesés, triés, diagnostiqués, nettoyés, réparés, empilés les uns sur les autres, en attendant que quelqu’un leur donne un nouveau destin, se mettent à vivre leur propre vie.

Les interactions entre sons, images et mouvements permettent d’imaginer une conversation onirique et fantastique entre les différents objets et machines de l’atelier. Ils communiquent alors entre eux, nous racontent leur histoire. Ils révèlent leurs secrets cachés, leur utilisation masquée.

L’espace est bouleversé, modifié, désordonné. Quelqu’un ou quelque chose orchestre cette symphonie, détourne ce lieu de son fonctionnement originel comme un hacker qui s’immisce dans un site…

La team IF, lors du deuxième happening KSAT CAMP, a décidé d’investir l’espace de l’atelier de La Petite Rockette. Tout en gardant l’identité propre du lieu et des activités quotidiennes, ils sont intervenus au niveau de l’atmosphère, des sons, des objets, des lumières. Le résultat était magique, ci dessous un aperçu de leur installation éphémère.

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In the kitchen – Cécile Chaput

Il a quelques temps, j’ai rencontré Cécile pour la première fois. C’était un après midi pluvieux à Paris et j’avais dans la tête les rythmes des chansons françaises d’antan … On a parlé de Tadashi Kawamata (son tuteur à l’ENSBA), de VJs, de Gordon Matta-Clark et d’autres choses…  Ce que j’aime le plus dans mon travail, c’est de mettre à l’epreuve les artistes, en leur demandant de décrire eux mêmes leur parcours artistiques, à travers des indices, des photos et des anecdotes. Il n’est pas aisé pour un artiste de parler de lui même, ça peut donc être une raison de plus pour me détester, mais je persevere.

Voilà alors l’histoire de Cécile.

Not so long ago, I met Cécile for the first time. It was a rainy afternoon in Paris and I had stuck in my head some old school french melodies… We talked about Tadashi Kawamata (her tutor at ENSBA), about VJs, about Gordon Matta-Clark and other things… What I like the most in my work is to challenge the artists by asking them to describe their artistic path through clues, pictures and anecdotes. It’s not easy for an artist to talk about himself, it could be a reason to hate me but I’m doing it anyway.

So Here is the story of Cécile.

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Cette vidéo a eu un côté révélateur dans mon travail. Quand j’étais encore au lycée, j’ai découvert l’artiste Pipilloti Rist, qui a véritablement chamboulé et changé ma vision et mon rapport à l’art vidéo.

This video was quite revealing to me and for my work. When I was still in high school, I discovered the artist Pipilloti Rist, that truly disturbed and reshaped my vision and my relationship to video art.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=PPC8ir1jdfk&w=420&h=315]

La vidéo en question s’appelle « Aujourd’hui », l’artiste déambule dans un supermarché, s’auto-filmant, elle sur-imprime des figures humaines qui s’incrustent comme autant de pensées projetées. Le spectateur est prié de regarder la bande vidéo, couché sur l’oreille gauche ou bien de tourner le moniteur à 90°. Ce qui m’a particulièrement interpellé, c’est la position de la télévision, qui faisait partie d’une installation. Cette utilisation me fascinait.

The video is called « Aujourd’hui » (« today »), the artist walks around a supermarket, filming herself, she superposes human figures that could be like many projected thoughts. The viewer is welcomed to watch the video while lying on the left ear or by turning the screen of 90°. What striked me most, it’s the position of the television that takes part of an installation. This way of using it fascinated me.

Mes vidéos prenant part à la pièce globale communiquent entre elles, surtout quand j’utilise des vidéos de « seconde-main », comme les meubles des installations dans lesquelles elles sont diffusées. Ces extraits  vidéos, datant d’il y a moins de 50 ans, sont  volontairement abimés par le flux internet, pour justifier leur deuxième vie. Ils sont re-visible sur un écran de télévision. Pour que, quelque part, elles puissent se situer dans un monde après la télévision.

My videos, by taking part of the global piece, communicate between each other, particularly when I use « second-hand » videos, like the furnitures of the installations in which they are used. These video excerpts, created at least 50 years ago, are altered voluntarily by the internet flow, to justify their second life. They are re-seen on a television screen. So that, in a way, they could take part of a world after the television.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=vRAd1o3Tbwg&w=420&h=315]

Temple de l’archétype femme d’intérieur parfaite, la cuisine en Formica, qui se voulait libératrice dans les années 50, ne véhicule à présent, que de la nostalgie. Impossible à reproduire aujourd’hui, le meuble en Formica ne fait que ré-apparaître. De fait, tous les éléments que l’on croise actuellement, peuplant des débarras ou brocantes ne peuvent être que de seconde main. Les structures servant ici de terreau aux sculptures et installations ont déjà vécu une vie et ont déjà accompagnés des familles sur des périodes plus ou moins longues. On peut parler d’objets habités, témoins sourds-muets de l’intimité de foyers; de ce que Pierre Bourdieu appelait Habitus. Extraits de leur milieu « naturel » ainsi que de leur époque, ils reprennent à leur compte la poétique (de l’espace) que Gaston Bachelard leur prêtait en ce qu’ils sont sédimentés de vie et de sens, comme de véritables organes de la vie secrète.

Temple of the archetype of the perfect housewife, the Formica kitchen, which used to be a symbol of freedom in the 50s, represent only nostalgia nowadays. Impossible to reproduce today, the Formica furnitures only reappear. Therefore, all the elements that we run into today in flea markets or antique stores can only be second-hand. The structures used as a base for the sculptures and installations already had a life along with families in a timelapse that’s more or less long. We can talk about inhabited objects, deaf-mute witnesses of the intimicy shared in their home; what Pierre Bourdieu called Habitus. Excerpts of their « natural » habitat and of their own time period, they impersonate the poetry (of the space) that Gaston Bachelard associated to them as they  are aggregates of lives and meaning as true organs of the secret life.

Dans mes installations, j’essaye de nous confronter à des lieux de notre quotidien, que nous sommes capables de reconnaître au premier coup d’œil. La mise en espace fait que nous pouvons nous balader dans  l’œuvre. La notion de sculpture vient de la déformation des objets du quotidien. C’est une cuisine, certes, mais qui devient tout à coup inutilisable, elle n’est plus que vitrine. Non pas la vitrine de la perfection, comme peut l’être l’intérieur d’une bonne femme d’intérieur mais, au contraire, celle du dis-fonctionnement. Elle représente notre vitrine, physiquement, face à toute l’incohérence et la confusion que peut entrainer la recherche de la perfection.

In my installations, I try to confront the viewer to everyday environments, that we are able to recognize at first sight. The setting allows the visitor to walk in the piece. The notion of sculpture comes from the distortion of the everyday objects. It’s a kitchen, indeed, but that suddenly appears as unuseful, it’s only a window. Not the window of perfection, as can be a typical housewive but, in the contrary, the one of disfunctionment. It represents our window, physically, confronting all the incoherence and the confusion that perfection can lead to.

On aura l’occasion de voir une installation vidéo crée par Cécile, lors du prochain rendez vous KSAT CAMP#2, ce samedi 19 Janvier. Ne le manquez pas!

We wil have the opportunity to see a video installation created by Cécile, during the upcoming KSAT CAMP#2, this saturday 19th of January in Paris. Don’t miss it!

Cécile Chaput website

Happy New Year!!

Here in France, we usually have until the end of the month to wish everyone we love a happy new year.

So here are our wishes. It’s time to throw away the sad Christmas Tree and start the new year with strenghth and smiles.

BISOUS to you all!!

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Look twice – Karima Boudou

Karima Boudou est une commissaire d’exposition complétant ses études à Amsterdam, en Hollande. Elle participe à KSAT#6 dans un projet la réunissant avec l’artiste Soufiane Ababri. Nous lui avons demandé de choisir 3 images qui représentaient son parcours dans l’art et qui pourraient nous permettre de vous la présenter.

Karima Boudou is a curator who’s achieving her studies in Amsterdam, Holland. She’s taking part of KSAT#6 in a project with the artist Soufiane Ababri. We asked her to pick 3 images that could represent her path in art and the could help us introduce her to you.

Cette photographie a été prise chez moi à Amsterdam. J’ai volontairement choisi cette image pour ce qu’elle représente et ce qu’elle signifie. Elle représente feu Hassan II, ancien roi du Maroc, posant en costume dans ce que l’on pourrait appeler un intérieur marocain, accoudé à un fauteuil bourgeois. L’attitude et la pose sont celles d’un homme jovial et mondain. Elles racontent le récit d’un homme qui, dans l’histoire du Maroc, a été une personne aux multiples identités, un personnage complexe comme j’aime les lire dans les histoires, les documents d’archives et les découvrir dans les expositions. Par-dessus tout, j’aime les cartes postales et cette image en constitue un bel exemple, une sorte de carte postale d’une identité complexe et extensible…

This photograph has been taken at my place in Amsterdam. I picked this picture because of what it represents and what it means. It’s Hassan II, former king of Morocco, posing in a costume that you could name an Moroccan interior, leaning on a bourgeois-type chair. The attitude and posing are those of a jovial and socialite man. It tells the story of a man who, regarding the history of Moroxxo, was a person with multiple identities, a complex character as I like to read in stories, archives and documents discovered in exhibitions. Above all, I love postcards, and this image is a good example, a sort of postcard of a complex and extensible identity.

C’est une pièce de monnaie de 2 rupees que j’ai trouvé en arrivant ici, dans ma chambre, à Amsterdam. J’ai choisi cette coïncidence car il y a une inscription qui m’intéresse sur la pièce: “National integration”. Décalage culturel, car cette pièce est celle d’une culture qui ne m’ appartient pas, mais pourtant elle résonne avec ma réalité et mon parcours. Mes parents se sont rendus en France lors des années 1970 grâce aux nouveaux contrats de travail proposés aux jeunes Marocains. La continuation d’une sorte d’ “indépendance dans l’interdépendance”, formule qui fait référence à la fin du protectorat français signé par les  responsables français et la délégation d’Al Istiqlal. En faisant quelques détours on pourrait interpréter ce geste sur la photographie, comme cristallisant la possibilité de briser certains malentendus culturels.

This is a coin of 2 rupees that I found when I came here, in my room, in Amsterdam. I picked this coincidence because what’s written on the coin interests me : « National Integration ». Cultural shift, because this coin is from a culture that I’m not part of, yet it resonates with my reality and my career. My parents arrived in France during the 1970s due to new employment contracts offered to young Moroccans. The continuation of a sort of « independence within interdependence », this formula refers to the end of the French protectorate signed between French officials and the delegation of Al Istiqlal. By making a few detours we could interpret this gesture on photography as crystallizing the possibility of breaking some cultural misunderstandings.

La dernière image est un document de travail. C’est une image de la réplique de l’atelier de l’artiste Donelle Woolford, artiste africaine-américaine. On y voit la reconstitution de son atelier à l’Institute of Contemporary Arts (ICA) à Londres, en 2008.  Cette image est liée à  une exposition que je  prépare pour l’Institut Français des Pays-Bas à Amsterdam, qui aura lieu en juin prochain. J’ai invité l’artiste à installer la réplique de son atelier dans l’espace d’exposition. C’est la première exposition dont j’assure le commissariat individuellement, et elle contient un certain nombre d’éléments qui traînaient dans mon esprit depuis quelque temps. L’un deux est la mise en route de multiples points de chute historiques dans le présent, le deuxième est celui du simulacre et du double dans la représentation. Dans la réplique de son atelier, Donelle Woolford fabrique des tableaux cubistes. Pendant le cours de l’exposition, l’artiste a accroché ses tableaux cubistes, placés aux côtés de plantes exotiques, camouflant ce que nous voyons. Il y a ce que l’on voit et ce qui est en jeu, cela nous invite à y regarder à deux fois…

The last image is a picture that document what I’m working on. This is a picture of the replica of the studio of the African-American artist Donelle Woolford. It shows the reconstruction of her workshop at the Institute of Contemporary Arts (ICA) in London in 2008. This image is connected to an exhibition I am preparing for the French Institute of the Netherlands in Amsterdam, which will take place in June, 2013. I invited the artist to install a replica of her studio in the exhibition space. This is the first exhibition I’m curating alone, and it contains a number of elements that have been in my mind for some time. One of them is the start of many historical parallels in the present, the second is the simulacrum and the duality in the representation. In the replica of her workshop, Donelle Woolford produces Cubist paintings. During the exhibition, the artist has hung up her cubist paintings, placed alongside exotic plants, hiding what we see. There is what is seen and what is at stake, it invites us to look twice …