Ron Mueck à la Fondation Cartier : une belle idée d’expo pour un jour férié

  « Il est interdit de prendre des photos mademoiselle ! ».  Mais pourtant ils sont si photogéniques ces petits vieux ! A leurs pieds, 5 personnes les encerclent et les dessinent. Ce sont les modèles vivants parfaits, ils font le double d’une taille humaine et sont inertes. 

Nous sommes à la fondation Cartier pour l’exposition de l’artiste australien Ron Mueck. Les sculptures sont toujours d’un réalisme époustouflant. L’échelle n’est jamais la bonne et nous positionne dès le départ. La technique impressionne, la ressemblance est troublante. C’est un nouveau jeu des 7 erreurs. Le public cherche à s’approcher le plus près possible pour voir le moindre poil.

Face à chacune des 9 sculptures présentées à la Fondation Cartier je ressens de l’empathie et beaucoup de tendresse. C’est le point commun qui pour moi les rassembles. Ce sentiment est d’autant plus amplifié que le lieu d’exposition est vaste, vide et froid.

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« It’s forbidden to take pictures Miss! ». But these cute giant oldies are so photogenic ! Next to their feet, 5 persons are surrounding them and drawing them. They are perfect simili-live drawing models, they are twice a human size and motionless.

We are at the Fondation Cartier for the exhibition of the australian artist Ron Mueck. The sculptures are always done with an outstanding realism. The scale is never the real one and it let us know where to stand from the beginning. The technic is impressive, the ressemblance is arousing. It’s a new game of the 7 errors. The public is trying to get as close as possible to seek for every single hair.

In front of each one of those 9 sculptures presented in the Fondation Cartier, I feel empathy and a lot of tenderness. It’s the common point that put them together for me. This feeling is amplified by the location that’s so big, empty and cold.

J’ai été troublée de n’être pas guidée dans ma découverte des œuvres au départ puis après réflexion je trouve que ça reste assez fidèle à Ron Mueck, cet homme qui n’accorde pas d’interview pour laisser son travail parler de lui même. Tout au long de l’exposition, il est silencieux et laisse l’imaginaire des gens vagabonder. Dans l’équipe de KSAT on est très intéressées par le processus de création, alors c’était superbe de voir ce film qui montre la création de pièces dans l’atelier de Ron Mueck. Film sans interview, très reposant et intéressant même si quelques secrets de la création restent quand même bien gardés.

En fouinant un peu plus j’ai découvert un autre artiste australien Sam Jinks qui s’adonne également à la création de sculptures hyper réalistes un poil moins tendres que celle de Ron cependant. C’est intéressant de mettre leurs œuvres en parallèle, ça permet d’en faire ressortir d’autant plus leurs identités.

Belle exposition à voir si vous avez une demi heure et 10 euros. Si vous dessinez, munissez vous d’un carnet, c’est un tarif idéal pour une séance de modèle simili-vivant !

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At first, it was disturbing not to be guided in my discovery of the different sculptures, but then, after thinking about it I think it’s quite true to Ron Mueck, this man that doesn’t give any interview to let his work speak for itself. All along the exhibition, he is silent and let the imaginary of people walk around the pieces. In the KSAT team, we are very interested by the creative process, so it was great to see this movie that shows the creation of the pieces in Ron Mueck’s studio. A movie with no interview, very relaxing and interesting even though some secrets of the making are kept hidden.

By digging a bit, I discovered another australian artist Sam Jinks that also create hyper realistic sculptures that are a bit less tender than Ron Mueck’s are. It’s interesting to make a parallel between the two artists’s work, it alows us to highlight each one’s identity even more clearly.

Great exhibition to see if you have half an hour and 10 euros. If you draw, take a sketchbook, it’s an ideal price for a simili-live-drawing class!

Sculpture by Sam Jinks

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Ron Mueck à la Fondation Cartier du 16 Avril au 23 Septembre – Fondation Cartier – 261 Bd Raspail – 75014 Paris – Tous les jours, sauf le lundi, de 11h à 20h – Nocturne le mardi jusqu´à 22h – Ouvert les 1, 8, 9 et 20 mai. – Droit d´entrée : 9,50 euros – Tarif réduit : 6,50 euros (étudiants, moins de 25 ans, carte Senior, Amis des Musées, demandeurs d´emploi).

Emancipated Slaves #2 – Soufiane Ababri

Emancipated Slaves #2 – Soufiane Ababri

Soufiane Ababri travaille depuis le début du cycle sur un projet avec Karima Boudou qui sera présenté dans son intégralité lors du lancement de KAST#6 qui aura lieu le 29 juin 2013. Emancipated Slaves est une série de photos de Tanger vues du détroit de Gibraltar.

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Soufiane Ababri works since the beginning of the cycle on a projet together with Karima Boudou that will be presented in its integrality during the launch event of the KSAT#6 that will take place June 19th, 2013. The series Emancipated Slaves is pictures of Tangier taken from the strait of Gibraltar.

Emancipated Slaves #1 – Soufiane Ababri

Emancipated Slaves #1 – Soufiane Ababri

 

Soufiane Ababri travaille depuis le début du cycle sur un projet avec Karima Boudou qui sera présenté dans son intégralité lors du lancement de KAST#6 qui aura lieu le 29 juin 2013. Emancipated Slaves est une série de photos de Tanger vues du détroit de Gibraltar.

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Soufiane Ababri works since the beginning of the cycle on a projet together with Karima Boudou that will be presented in its integrality during the launch event of the KSAT#6 that will take place June 19th, 2013. The series Emancipated Slaves is pictures of Tangier taken from the strait of Gibraltar.

KSAT CAMP cover

Chroniques de KSAT CAMP

L’évènement de ce Samedi 13 Avril 2013, KSAT CAMP#4, a signé la fin d’une série de happenings artistiques éphémères sur le territoire parisien. La série avait débuté en Décembre 2012 de façon tout à fait expérimentale. Le cycle KSAT sur le thème des « Secrets » est désormais presque abouti. Le résultat de mois de recherches artistiques sera présenté lors de la journée de lancement de la publication, programmée pour le 29 Juin 2013 dans un lieu extraordinaire (que l’on ne manquera pas de vous divulguer bientôt!).

A la fin de cette expérience,  nous avions envie de vous faire part de notre émotion et de l’incroyable expérience qu’a été KSAT CAMP. Nous voulions répondre à une question que l’on nous pose assez souvent : « Pourquoi vous faites ça?« . 

Petit rappel historique afin de comprendre les motivations qui mènent un duo féminin hyper énergique à défendre et diffuser ce type de projet autofinancé et fondé sur le DIY (do it yourself).

Ce qu’on a découvert avec le temps, c’est que dans la vie, on n’obtient rien si on ne prends pas de risques pour que nos rêves deviennent réalité. Sans une forte motivation cette lutte est inutile.

KSAT est une plateforme indépendante, mise à disposition des artistes de différentes nationalités et différentes pratiques artistiques, crée à fin qu’ils s’expriment de façon libre et créative. Le processus de création est un élément fondamental pour KSAT, un espace où l’échange et l’interaction entre les personnes impliquées dans le projet est un des point clés de la richesse du projet.

Le désir initial était de pouvoir donner un espace aux artistes en dehors des chemins institutionnels. De l’autre coté, il y a aussi une analyse de l’état de l’art aujourd’hui et une démarche engagée. La possibilité de donner au public parisien (et international) l’opportunité de profiter d’un projet inédit et spécial, loin du circuit fermé des galeries d’art, musées et centres d’art, où malheureusement la jeune création a souvent pas mal d’obstacles, notamment administratifs et financiers, pour prendre sa place et être mis en valeur.

Ça pourrait être vu comme une utopie, mais on croit fortement qu’une façon différente de travailler, collaborer et exposer l’art est possible. Petit à petit on essaie avec les moyens du bord que cette utopie devienne une réalité plus concrète, de lui faire prendre forme et contenu.

Une des motivations qui nous pousse à poursuivre cette aventure est l’incroyable échange et enrichissement que cette expérience nous apporte (et qu’on espère que KSAT apporte à toutes les personnes impliquées).

KSAT CAMP (par la suite écrit KC), et KSAT en général, a été une magnifique aventure que l’on a pu réaliser avec le concours fondamental de l’énergie des artistes faisant partie du projet et qui, pas à pas, ont partagé avec nous leur temps, leurs créations, leur amitié et leur amour. KC est né avec un but ambitieux : il s’agissait de realiser tout au long du cycle Secrets des événements mensuels dans des lieux atypiques du territoire parisien et travailler avec un échange direct avec le lieu et le thème proposé.

Chaque KC raconte une histoire différente qui s’adapte au lieu qui est investi et correspond à un sous thème qui correspondra à une des sections de la publication. Le resultat est chaque fois completement inattendu et surprenant. Grace à la magie diffusée par les lieux choisis, les artistes s’installent dans des espaces particuliers selon leur envie et leur inspiration et reflechissent sur les possibilités de création in situ. Le propos de ce type de happening éphémère est celui de rapprocher le plus possible le monde des artistes du public, dans un échange humain plus direct et sincere. Le public est améne à vivre une expérience, plutôt que d’assister uniquement à une exposition. La possibilité de travailler dans des endroits spéciaux non initialement dédiés à l’art est aussi une caractéristique importante de ces évènements.

KSAT CAMP#1

KSAT CAMP#1 (15 Décembre 2012) se penchait sur les secrets domestiques, qui se cachent derrière les portes fermées des maisons, l’intimité des espaces privés et familiaux. Le lieu de l’événement était unique et original, une petite maison en face du Canal de l’Ourcq, occupée aujourd’hui par les bureaux de Streetpress un de nos partenaire de longue date. Les artistes sont invités à faire resonner cet espace interieur, on peut retrouver des indices de leur passage un peu partout. Entourés par une scénographie environnementale assez surprenante qui renvoie à l’imaginaire de la maison hantée et abandonnée, on découvre l’espace en suivant la danseuse/performeuse Alice. Toilettes, cage de l’escalier, cave, salle de bain… les artistes se rebellent contre les espaces vides des chambres et nous, on se laisse transporter par cette visite guidée atypique.

Artistes présentés: Autumn Ahn, Mélissa Boucher, Hélene Gruenais, IF, Mike Latona, Alice Martins, Giacomo Mercuriali, Cintia Tosta // On remercie toute l’équipe de Streetpress pour le support: coucou Mathieu et Johan!

KSAT CAMP#2

Avec KSAT CAMP#2 (19 Janvier 2013) on change d’atmosphère, on se retrouve à La Petite Rockette. Il s’agit d’un espace/atelier où les gens investis dans ce projet travaillent pour donner une nouvelle vie aux objets abandonnés ou obsolètes, d’une simple lampe aux téléviseurs, des habits aux placards. On peut y trouver de tout. Cette fois là KSAT traite d’identités cachées et dévoile des secrets personnels. On découvre des portrait troublants, des stéréotypes d’identités, des identités littéraires fictives et desprédictions du futur…

Artistes présentés: Autumn Ahn, Cécile Chaput, Anne Devoret, Alice Forge, IF, Arthur Hoffner, Alice Martins, Yasmin Tashk, Yasmin Yrondi // Merci au super team de la Petite Rockette: Delphine, Dimitri et compagnie!

KSAT CAMP#3

Lors du KSAT CAMP#3 (16 Février 2013) on s’est laissé transporter par la vague d’amour qui nous transportait avec l’arrivé de la Saint Valentin. Cette fois le happening est plutôt centré sur le secret de l’amour et les troubles sentimentaux. La petite et jolie librairie/café Marcovaldo nous accueille dans son espace très mignon pour parler de poésie, présenter des courts métrages, danser et boire un verre autour de bon sons. KSAT, pour la première fois, présente le projet au public et dévoile son histoire passée accompagné par les dessins de Yasmine!

Artistes présentés: Marco Colabraro, Hélene Gruenais, Jordan Karnes, Ksénia Lukyanova, Alice Martins, Neue Grafik // Les remerciements les plus grands à nos amis italiens de Marcovaldo: Francesca, Irene, Francesco et Luca!!

KSAT CAMP#4

Et on arrive finalement au dernier chapitre de notre aventure, je peux dire aussi le plus intense et pour lequel on a bien combattu. C’est KSAT CAMP#4 (13 Avril 2013), qui a eu lieu la semaine dernière au Shakirail, d’anciens vestiaires SNCF reconvertis par un collectif d’artistes en ateliers et espaces de création, loisir et spectacle. Simplement magique, la vue sur les rails des trains qui roulent au dessous de nous et les lumières des structures ferroviaires et industrielles… On a parlé de voyeurisme et des secrets des voisin, un thème très intéressant qui a permis aux artistes de voyager avec leur esprit dans ce monde du caché et de la séduction…

Artistes présentés: Autumn Ahn, Bad Bats, BCBG, Mélissa Boucher, Duke Raoul, Alice Forge, IF, Mike Latona, Petronille Leroux, Alice Martins, Vertical // Merci à tout le collectif Curry Vavart, mais surtout la l’incontournable Cécile Titupröne Germain!! (PLUS DES PHOTOS BIENTOT!)

Je veux terminer cette petite histoire qui raconte nos traversées artistiques de ces derniers mois, par quelques remarques importantes.

KSAT CAMP a été conçu de façon très expérimentale en tant qu’atelier de recherche pour les artistes qui collaborent avec KSAT, un projet qui donne notamment voix au travail des artistes sur 3 différents médias: la publication reliée à la main et en série limitée, notre site internet et les événements.

Notre ambition est de réussir à partager avec vous des expériences particulières souvent irréalisables ailleurs, pour chercher à franchir les limites imposées par le marché de l’art et son exposition. On se bat tous les jours pour faire en sorte que notre rêve devienne de plus en plus solide et concret, pour arriver à donner aux artistes encore plus de possibilités de travailler ensemble et de créer sans contraintes.

Sans l’aide de notre public, nos initiatives n’auraient jamais été réalisables, le projet KSAT est basé sur l’aide mutuelle entre les différentes personnes impliquées et le support du projet à travers des partenariats bénévoles.

A la fin de ce petit chapitre, c’est drôle et étonnant de voir la quantité de beaux projets réalisés sans budget mais qui ont réussi à surprendre le public et nous même par leur complexité et leur charme. Rendre nos utopies réalité c’est possible, il suffit juste de jamais cesser de rêver.

Merci à tous ceux qu’on eu la patience de lire tout ça, on vous aime!

On se revoit le 29 Juin pour vous présenter notre publication KSAT#6 « Secrets »! Profitez du printemps

KSAT TEAM

Schermata 2013-04-12 a 16.01.28

The most beautiful dreams, I’ve got them awake – Mike Latona

« Les meilleurs rêves que j’ai fait, je les ai fait reveillé » c’est le motto de Mike.

Monsieur Latona est un artiste plein d’énergie, qu’on a eu l’occasion de rencontrer l’été dernier par l’intermédiaire de Cinzia, membre et mascotte du collectif IF (et de 1024 architecture). Lors de notre rencontre, comme d’habitude, je n’ai pas pu m’empêcher de lui parler de KSAT (hélas!). Il a tout de suit accueilli le projet avec enthousiasme et on s’est promis de travailler ensemble très prochainement.

Aussitôt dit, aussitôt fait.

On a eu une première occasion de voir le travail de Mike lors de KSAT CAMP#1 « Les murs murmurent ». Il a réalisé une installation de video mapping qui a surpris la plupart du public par la beauté des effets des lumières et des couleurs en mouvement. Une expérience poétique complétée par l’interaction avec la danseuse Alice Martins qui, à plusieurs reprises, à interprété et joué avec la pièce face au public.

« The most beautiful dreams, I’ve got them awake » is Mike’s motto.

Mister Latona is a fully energic artist, that we previosly meet last summer through Cinzia, member and mascot of IF collective (as well as 1024 Architecture Team). The first time we met up, as I always can’t avoid, I spoke to him about KSAT project (alas!) He immediatly was enthusiast about the project and we promised each other we will work together in the next future.

Said and done.

We had the opportunity to see Mike’s work at KSAT CAMP#1 « Speaking walls ». He realized ​​a video mapping installation that surprised the guests for the amazing lights’ effects and the colors’ motion. A really poetic experience completed by the interaction with the dancer Alice Martins, that several times interpreted and played the piece in front of the public.

Récemment Mike a commencé à se concentrer sur la vidéo, mais derrière lui il y a toujours une longue histoire d’expérimentations créatives avec différents types de média. A Liège, sa ville natale, il commence depuis sa jeunesse à se dédier au street art et au graphisme, toujours avec l’envie de dépasser les limites imposées par les différentes pratiques, les mêler, les détourner. Quand les murs des espaces fermés de l’école, des galeries et des centres d’art ne suffisaient pas à satisfaire les envies de Mike, il descendait alors en bas pour rentrer en contact direct avec un autre type de public, la rue. La rue est source fondamentale d’inspiration pour le travail de cet artiste, la possibilité de créer de l’art « à vivre et pour tous » sans exceptions lui parait plus stimulante et propice à faire passer son message. Voilà alors d’où sont nés les projets qu’il chérit le plus, ceux qui s’installent directement dans l’espace public urbain, réalisés dans le cade de Liège Métropole Culture 2010. Les projets rassemblaient plusieurs artistes internationaux qui ont été invités à travailler dans une réhabilitation artistique de la ville avec des interventions dans les espaces d’arrêts de bus et dans des vitrines de boutiques. Dans la vidéo ci dessous, un aperçu de ce travail…

Mike recently started to focus on video art, still taking advantage of his previous and various creative experimentations with different type of medias. In Liège, his home town, since his youth he begin to interest street art and graphic design, showing his commitment to break the limits imposed by the different practices, mix them and hijack them. When the walls of the enclosed spaces of  schools, galleries and art centers weren’t anymore sufficient to satisfy Mike’s desires, he would descend down where he would have a direct contact with another type of public, the street. The street represent a fundamental source of inpiration for this artist’s work, the possibility to create an art « to live and for everyone » without exception seemed more stimulating and appropriate for the communication of his message. Starting from there, a bunch of projects that he particularly cherish, the ones that interact directly with the urban life and space, realized in occasion of Liège Metropolitan Culture 2010. Those project gathered several international artists that were invited to work on an artistic rehabilition of the city, the projects were installed in bus stop stations and in shop windows. In the video below, a glimpse on the pieces…

[vimeo 18713021 w=500 h=275]

[vimeo http://www.vimeo.com/16477021 w=500&h=281]

Ce qui est bien évident dans son travail c’est le fait qu’on ne peut pas vraiment définir l’artiste comme appartenant à une « catégorie », sauf celle d’ »artiste multiforme ». Suite aux premières expérimentations, plus dans le cadre de l’image graphique et l’art dans la rue, il commence à se rapprocher de la vidéo. L’image fixe se fait immatérielle, les possibilités et la flexibilité fournis par ce medium multiforme lui donnaient encore plus de pistes possibles à explorer. Mike se lance alors dans le monde du vidéo mapping, en plein milieu entre sa pratique d’illustration, d’architecture, de lumiere et d’image vidéo. Je vous présente alors ce qui, à mon avis, est un de ses travaux les plus intéressants et complexes. La vidéo, en tout cas, racontera beaucoup plus de choses que mes mots…

What is quite clear about Mike’s works, is that it is rather difficoult to define the artist’s belonging to a particular « category », except that of « multiform artist. » Following his early experimentations in graphic design and street art, he begin to get closer to video. Still image transform into ephemeral ones, the possibilities and the flexibility of this polymorph media gives him even more possible path to follow and explore. Mike starts then to work on video mapping, right in between his previous illustration practice, architecture, light design and video art. I introduce you then to project that, in my personal opinion, is one of the most intersting and complex he made recently. This clip, anyway, will tell certainly more then my words…

[vimeo http://www.vimeo.com/56850031 w=500&h=281]

Un mec c’est bien amusé à faire une sorte de « Google Street View » de l’exposition Metamorphose, voilà le resultat (pour ceux qui ne souffrent pas de migraine)

A guy had fun in making a « Google Street View » of Metamorphose exhibition, here is the result (for those who have no migraine problems)

http://autrepointdevue.com/blog/wp-content/vv/vvmetamorph/vvmetamorph.html

Least but not last, je vous suggere de jeter un coup d’oeil à une des dernières installations de Mike, en collaboration avec Cinzia (Campolese), Tijani Loussaief et Dominique Lombardo, faite pour le Reveillon 2013 à Bruxelles, à la Gesus Church. Ca donne envie d’y être! Groovy!

Least but not last, I suggest you to give a glimpse to this recent installation Mike, in collaboration with Cinzia (Campolese), Tijani Loussaief and Dominique Lombardo, in occasion of NYE celebrations in Bruxells, at the Gesus Church. It makes you want to be there! Groovy!

[vimeo http://www.vimeo.com/56850162 w=500&h=281]

NYE 2013 from Latona Mike on Vimeo.

Mike Latona participera au KSAT CAMP#4 Voyeurisme/Secret of your neighbor ce samedi 13 Avril, avec une installation de video mapping à ne pas rater! On a hate de voir ça!

Mike Latona will participate to KSAT CAMP#4 Voyeurisme/Secret of your neighbor ce samedi 13 Avril, with a not to miss video mapping installation! We’re looking forward to check this out!

Le site de Mike / This is Mike’s website

Le (nouveau) blog de Mike / Mike’s (new) blog

Backstage – préparation du KSAT CAMP#4 à Montreuil

Charlotte et Kirikoo – photo par Autumn Ahn

En ce moment le soleil boude Paris et ne décide de pointer son nez que les dimanches. C’est toujours mieux que rien me diriez vous! Dimanche dernier justement nous le saluons alors que l’on se dirige vers Montreuil pour rejoindre une maison en travaux inhabitée et cachée dans un lot pavillonnaire tout à fait charmant. La porte nous est ouverte par la charmante Lucy Narac. On traverse le jardin broussailleux pour découvrir une maison peu ordinaire. Le salon est occupée par les préparatifs de l’installation pour le KSAT CAMP#4 et les croquis d’Autumn Ahn. Dans la pièce du fond on aperçoit une peinture sur une bâche en plastique disposée sur le mur et le motif qu’Autumn a bien entamé qui est posé à côté une batterie démontée.

These days, the sun is hiding from Paris and decides to show up only on sundays. It’s always better than nothing you’ll say! Indeed, last sunday, at the same time as we were greeting him we were going towards Montreuil (near Paris) to go in an deserted and hiden house which take place in the middle of very cute houses. The charming Lucy Narac is welcoming us. We walk across the brushy garden to discover an unusual house. The livving room is full of the preparations of the installation for the KSAT CAMP#4 and the sketches of Autumn Ahn. In the next room, we can see a painting on platic on the wall and the pattern that Autumn almost finished that is just next to a dismantled drum set.

Charlotte entre dans la pièce, elle a performé cet après midi face à la caméra pour la pièce pensée par Autumn. La pièce est divisée en trois temps et se construit sous nos yeux. Lorsqu’on avance à travers les escaliers étroits on remarque Quentin Crestinu qui prends des photos. Kirikoo Des est à la caméra en train de filmer Autumn qui est dans une pièce très exiguë et étroite où, le visage couvert de noir, elle peint frénétiquement le sol et les murs.

Charlotte comes into the room, she performed this afternoon in front of the camera for the piece thought by Autumn. The piece is divided in 3 chapters and is building up in front of our eyes. When we go towards the stairs we notice Quentin Crestinu who’s taking pictues. Kirikoo Des is holding the video camera while shooting Autumn who’s in a confined and narrow room where, her face covered in black, she paints the floor and the walls frenetically.

photo par Quentin Crestinu

Peu de paroles. Le silence de la maison inanimé envahit l’espace et est rythmé par la musique du rez de chaussée. L’air frais entre en même temps que le soleil et alors que l’on observe les curieux papiers peints des pièces de l’étage. On se surprend à faire une pause dans la course interminable des préparatifs pour l’événement. Martina sourit, on se regarde et on se rappelle pourquoi on aime faire ce que l’on fait avec KSAT.

Little talks. The silence of the uninhabited house take over the space and is cadenced by the music from the ground floor. The fresh air enters at the same time as the sun when we observe the curious wallpapers of the rooms upstairs. We are surprised to take a break in the never-ending race of the making of the event. Martina smiles, we look at each other and we remember why we love to do what we do with KSAT.

photo par Quentin Crestinu

Ne manquez pas de voir la pièce orchestrée par Autumn Ahn et réalisée avec le concours de Kirikoo Des, Quentin Crestinu, Charlotte Giamarchi et Lucy Narac lors du KSAT CAMP#4 ce samedi 13 Avril 2013.

Don’t miss out the piece orchestrated by Autumn Ahn and realised with Kirikoo Des, Quentin Crestinu, Charlotte Giamarchi and Lucy Narac during the KSAT CAMP#4 this saturday, April 13th, 2013.

Vous connaissez Pétronille?

Pétronille est une jolie blonde pétillante qui est venue à notre rencontre lors du dernier KSAT CAMP#3 chez Marcovaldo. Nous venions de présenter le projet devant le public en rappelant que nous étions toujours friandes de rencontres et d’échange. Nous avions invité les gens à partager leurs idées et leurs envies de collaborer avec nous pour présenter leurs projets. A la fin de l’événement Pétronille est venue pour se présenter. Quelques temps après nous l’avons rencontré et pu en savoir plus sur le projet Instal’action Performative on Network qu’elle a développé et que l’on va présenter lors du KSAT CAMP#4 ce samedi.

Pétronille is a  pretty punchy blondie that came to us during the last KSAT CAMP#3 at Marcovaldo. We were presenting the project to the audience and reminding them that we are always up to meet new artists and exchange with them. We invited the audience to share their thoughts and wish to collaborate with us to introduce their projects. At the end of the event, Pétronille came to us to introduce herself. A little while after we met with her and it was the opportunity to know more about the project Instal’action Performative on Network that she developped and that we’ll present this saturday at KSAT CAMP#4.

Pétronille est architecte et s’intéresse beaucoup à l’espace urbain. Elle a réfléchi à un parallèle entre l’espace public urbain de notre environnement visuel et celui de notre environnement virtuel. Sa pièce est donc centrée autour de la problématique des réseaux sociaux et de la barrière entre l’espace public et privé. En pointant le doigt sur certains faits, Pétronille suscite un questionnement. Elle pose devant le regard des visiteurs une pratique généralisée tout en les faisant interagir directement sur l’interface.
Pour pouvoir vivre pleinement l’expérience et en préparation de l’événement KSAT CAMP#4 de ce samedi, nous vous conseillons tout de suite de suivre la page créée à l’occasion pour le projet en likant ce lien :

Pétronille is an architect and really interested in urbanism. She studied a parallel between urban public space in our visual environment and the virtual one. Her piece is focused on the social network issue and on the border between public space and private space. Pointing out certain facts, Pétronille raises questions. She pushes the sight of the audience on a general practice as well as making them interact directly on the interface.

To experience the installation fully this saturday on KSAT CAMP#4, we advise you to follow immediately the facebook page created for the event by liking this page :

 

On vous attends tous samedi pour partager une belle expérience !

We wait for you all on saturday to share a great experience !

KSAT CAMP#4 – Voyerism / Secret of your neighbor

Samedi 13 Avril, KSAT remet ça! Le cycle des secrets sur lequel les artistes travaillent cette année bat son plein. Cette fois-ci, les artistes vont explorer les méandres du voyeurisme et des secrets des voisins.

Rendez-vous pour une expérience hors du commun dans un lieu décalé et secret. L’exposition éphémère présentera des travaux de vidéo mapping et plastiques ainsi que des performances artistiques et installation. La soirée sera rythmée par des performances sonores cachées tout au long du happening.

KSAT vous invite à découvrir des histoires mystérieuses et à entrer dans l’univers de chacun. Les artistes travaillent en dialogue avec l’espace et investissent une pièce spécialement conçue pour l’événement, en harmonie avec l’espace.

Le lieu de l’événement, gardé secret jusqu’à la dernière minute, sera révélé après inscription sur la guest-list: http://eepurl.com/slytP.

Evènement Facebook

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Saturday April 13th, KSAT is back! The artists are working and researching upon the topic of secrets, which is the theme of the current cycle. This time, they will expore in particular the mysterious and magic world of voyeurism and the secrets of your neighbors.

We’re looking forward meeting you this weekend in aim to experience this art in an unexpected and secret location. The ephemeral exhibition will present videos mapping and fine art, as well as artistic performances and space installations. The soirée is going to get groovy on the sounds of hidden music performances that will pop up from time to time during the evening.

KSAT invite you all to discover the mysterious stories and to enter a universe of strangers. The artists works in direct contact with the space and its identity, they produce original pieces especially for the event.

The event location is kept secret until some days before the event, it is going to be revealed to whom who subscribe on the guest-list: http://eepurl.com/slytP.

Event Facebook

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Artistes confirmés / Artists presented : Autumn Ahn, Alice Martins, Petronille Leroux, Alice Forge, IF, Latona Mike, Boucher Mélissa, BCBG, Vertical, Duke Raoul, Mounir Ayache, Neue Grafik, Bad Bats! It’s going to be a hell of a show!

En partenariat avec StreetPress, Le Comptoir Sauvage, Revue Oscillations, Spirited Magazine.

Five years old at Palais de Tokyo

I have recently started an internship at the culture department of the Danish Embassy in Paris. I enjoy this a lot, as I have always enjoyed art and literature, but it also stresses me out a bit. There are too many people and artists that I am supposed to know about, or at least to have heard about,  and my namedropping skills remain at zero. It was therefore, feeling the need to be updated on cultural knowhow and general artistic coolness, that I went to the Palais de Tokyo opening with my very best intentions of being observant and critical. Lets just say that my plan didn’t pan out excactly the way I had envisioned it…

After a little wait in the rain, my friend and I, who had come directly from work, were let into an already bubbling atmosphere of people, smalltalk and smiles everywhere. Everybody seemed genuinly excited to be there and to experience Soleil Froid, Palais de Tokyo’s newest exhibition. Although I was thrown off for a minute by the excessive amount of beautiful, welldressed people, and the mounting wish for an afterwork beer, we quickly went downstairs and started moving our way through the underground labyrinth that is the lower floor of Palais de Tokyo. The place was crowded, but not in a bad way, and we enjoyed the very diverse pieces. We even found a piece by a danish artist, of a talking depressed fox in a mirror telling the story of the worlds demise, and I took a mental note and a phonephoto, to show to the good people at the embassy. The idea was, that maybe, in the realm of danish culture, I could get to come back during worktime and study it a bit closer. It never happened, but in the moment I felt at the epitomy of my cultural journey.

A little while later, we worked our way out of the downstairs labyrinth and into the arms of a cold beer on the first floor. We stood for a while and observed the people, until we noticed a corner covered with mirrors that seemed to be the entrance to something. Having recalled, that earlier, there used to be more exhibitions back in that corner, we made our way, past beautiful girls and boys in colorful clothes, until we were in front of the glimmering entrance. And that is when all seriousness, if there was any to begin with, evaporated. We found ourself in a hall of mirrors, as the ones you know from your childhood, and instantly we became five years old. We walked around, amazed like babies, looking at our own images reflected all over.

On the other side of the mirrored hall, the game of lights and mirrors continued as we, mesmerized by tiny pieces of mirrors, several light installations and a lit labyrinth of cloth, walked through what felt like several rooms of light and shadow. The excitement would have no end and everyone, old ladies as well as perky young hipsters, seemed enthralled in the same feeling of light and lightness. Of uncomplicated beauty and whimsicalness.

We felt happy and serene as we crossed the corridor and entered, what we assumed to be, the front hall that we came from. But we had misjudged the size of the museum and instead we found ourselves in the exact opposite of where we came from. We entered a big room and were immediately overwhelmed by the noise of what seemed to be a hundred schoolchildren. But instead of schoolchildren, what we saw were our fellow museumguests. Running around, stomping and throwing with things. In what can only be described as a big circus. We shrugged and joined the games. I took pictures as my friend happily stomped around on a noisemaker disguised as an installation, and we tried out several viewdistorting sunglasses.  After a little while we quickly tired of the noise, and with tired eyes and excitement in our bodies, we returned to the dark, quiet coolness of the parisian evening. The last part of our journey had washed out any desire I had to be pseudointellectual, or even to retain the name of a single artist.

I went home with a smile on my face and a photo of a talking fox on my phone.  I will come back another time to see the rest of the pieces once more, but for this evening, I had a wonderfull time just being five years old again.

Soleil Froid is an exhibition taking place at the Palais de Tokyo in Paris from February 27th to May 20th, 2013