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KSAT CAMP#3 – Confusion Sentimentale // Emotional Disorder

Le 16 Mars 2013, un lieu unique dans le quartier magique du Marais à Paris, a ouvert ses portes à KSAT à l’occasion d’une soirée dédiée à la confusion sentimentale et à la poésie. Marcovaldo, 61 rue Charlot, s’est transformé ce soir là en une sorte de théâtre et tout le monde s’est fait petit pour rentrer dans cet espace douillet! Ça va sans dire que l’atmosphère était chaude et passionnée, la soirée a débuté avec une performance de la danseuse Alice Martins, en collaboration avec le musicien Neue Graphik et le poète italien Marco Colabraro. Ensuite Yasmine et Martina ont raconté au public l’incroyable histoire de KSAT et présenté le projet KSAT CAMP pour la première fois, à travers des dessins de Yasmine. On a eu l’honneur d’avoir parmi nous Ksénia Lukyanova, comédienne et scénariste sibérienne, pour présenter son court métrage 14 Septembre en avant première, réalisé en collaboration avec Christian McCallum (Sudafricain) et une équipe internationale. Enfin la poète Jordan Karnes nous as rejoint par Skype de Oakland pour nous lire une série de poèmes et présenter sa vidéo-poésie « Can’t be in the body without ». LOVE IS ALL!

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On March 16th a unique spot, in the magic Marais in Paris, opened its doors to KSAT in occasion of a night devoted to sentimental confusion and poetry. Marcovaldo, 61 rue Charlot, was transformed for a night in a kind of theater and everybody made himself tiny to have access to this narrow little space! The atmosphere was hot and passionate as you can easely imagine, the night began with the performance of the dancer Alice Martins, in collaboration with musician Neue Graphik and the italian poet Marco Colabraro. Further on, Yasmine and Martina told to the public the funny story of KSAT and presented KSAT CAMP project for the first time, through Yasmine’s drawings. We had also the honor to see the participation of Ksénia Lukyanova, siberian comedian and scenarist, there to annonce her short movie 14 Septembre in preview, realized in collaboration with Christian McCallum (from South Africa) and an international team. Following, poet Jordan Karnes in connection with Paris from Oakland through Skype, read us a series of poems and presented her video-poetry « Can’t be in the body without ». LOVE IS ALL!

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je voudrais perdre la tête pour toi…

Vorrei perdere la testa per te soltanto per decapitazione // Je voudrais perdre la tête pour toi, seulement par décapitation
Par Marco Colabraro (traduction par Martina Margini)
vidéo de préparation de la performance du 16 février 2013 // KSAT CAMP#3, Marcovaldo, Paris

Voici le texte en langue originale (italien), à suivre celui de sa traduction en français,
et quelques photos en avant première de la performance ( photos par Irene Pancaldi et Hélène Guénais)!

Bonne lecture!

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Tra i fili interrotti dei nostri telefoni contemporanei, te ne sei andata in cucina ad apparecchiarti la bocca con le galletta di mais. Le labbra gonfie e vino in calici sul mio tavolo di legno scuro. I tuoi piedi sul davanzale della finestra, coi venti che disfano la primavera in fiori e quel ciondolo che porti in mezzo al petto. Mi sono arrampicato su un albero per guardare alla tua finestra, farti ciao aprendo le dita e poi chiuderle sull’erotico mio gioco. Non c’eri, un disegno di bimba: un dinosauro e un sole stilizzato coi raggi che finiscono in bocca all’animale, le tue mutandine piegate sul letto e il profumo pastello della biancheria lavata. Mi è squillato il telefono e non eri tu. Sono caduto dall’albero, a niente serve un palo tra le gambe se non ti ci puoi sostenere. Mi sono messo a correre sul posto, col sudore che lava via la memoria dalla mia schiena senza i segni delle tue dita. Nello spazio delle tue vocali lunghe le tue gioie da poco, vorrei perdere la testa per te soltanto per decapitazione. Ci siamo detti dell’amicizia, ci siamo strappati le guance sulle distanze dei nostri cordless della banalità del nero. C’è una finestra sopra i miei piedi quando mi sdraio sul letto e disegno forme strane e fumo con lo stick dell’incenso, la brezza delle cinque del mattino per i miei pensieri che non lasciano stare le zanzare stanche. Le nuvole rare. La luce fredda. Al fuoco i palazzi, le antenne paraboliche, i balconi vuoti e le persiane abbassate. La vita dentro e tutti questi pixel in cascata. Me lo vuoi dire adesso che fare? Dovremmo sederci a un pub e bere una media come tutti gli altri? Hai voglia di un Mojito? Io non lo so cos’è che mi fa passare le notti con lo sguardo all’insù, cerchiamo il volo e costruiamo ali per staccare le scarpe dallo sporco d’asfalto, null’altro. Tutti questi vetri vuoti, la raccolta differenziata dei nostri pensieri di oggi. Dimmelo adesso che fare, sognare il mare o scendere in strada e far la guerra coi tram aspettando il mattino? Quel discorso sugli animali da compagnia che ci ha tenuto allacciate le scarpe, che te ne volevi tornare al silenzio ed io ti ho detto potremmo dividerlo a metà ed abitarlo un poco. Così ti sei messa a prendermi a schiaffi coi tuoi denti bianchissimi e ci ha sorpreso il sole che ancora tenevamo gli occhi chiusi. Non così, non così ho detto prima della nostra battaglia navale coi ventri dammi la mano e su in piedi, fatti guardare, fatti baciare, e poi voltati che mi piace anche quando non mi guardi e sono costretto a perdere gli occhi sul tuo mondo diviso in due dall’unico meridiano che posso toccare. E infilo le dita nelle tue ombre, ti alzo la testa e mentre ansimi sussurro: lo vedi quello che resta di noi? Le linee lunghe dei nostri capelli trafiggono il cielo, sfuggono le nostre parole ai tralicci della corrente, lo vedi tutto quell’azzurro, se ti pieghi un poco saremo sotto la linea dei grattacieli, e bianco e parchi, alberi in fioritura ed esplosioni di polline per le congiuntiviti di luglio che se ti si annebbia la vista è perché sei altrove.

Entre les connexions interrompues de nos téléphones contemporains, tu es partie dresser la bouche avec une galette de maïs. Les lèvres gonflées et le vin en calice sur ma table de bois foncé. Tes pieds sur le rebord de la fenêtre, avec le vent qui perturbe le printemps et ce pendentif que tu portes au milieu de ta poitrine. J’ai grimpé dans un arbre pour regarder à ta fenêtre, te dire bonjour en écartant les doigts pour les refermer sur mon désir érotique. Tu n’étais pas là, un dessin d’enfant : un dinosaure et un soleil naïf avec ses rayons qui tombent dans la bouche de l’animal, ta culotte pliée sur le lit et le parfum pastel du linge lavé. Le téléphone a sonné mais ce n’était pas toi.

Je suis tombé de l’arbre, un poteau entre les jambes ne sert à rien si on ne peut pas s’y raccrocher. Je cours sur place, la sueur efface tout souvenir de mon dos, en absence des traces de tes doigts. Dans l’espace entre tes voyelles longues tes joies futiles, je voudrais perdre la tête pour toi, seulement par décapitation. On a parlé d’amitié, on s’est déchiré les joues par la distance de nos téléphones dans la banalité de l’obscurité.

Il y a une fenêtre au dessus de mes pieds quand je m’allonge sur mon lit et je dessine des formes étranges et je fume à travers un bâton d’encens, la brise de cinq heures du matin pour mes pensées qui ne laissent même pas tranquilles les moustiques fatigués.

Les rares nuages. La lumière froide. Au feu les palais, les antennes paraboliques, les balcons vides et les volets baissés. La vie intérieure et tous ces pixels en cascade.

Tu peux me dire maintenant ce que tu veux faire ?

Devrait-on s’asseoir au comptoir et boire une pinte comme tous les autres ? T’as envie d’un Mojito ? Je ne sais pas ce qui me fait passer mes nuits à regarder vers le ciel, on recherche le vol et on construit des ailes pour éloigner nos chaussures de la souillure de l’asphalte, rien d’autre. Tous ces verres vides, le tri sélectif de nos pensées d’aujourd’hui. Dis moi maintenant quoi faire, rêver de la mer ou descendre dans la rue faire la guerre avec les trams en attendant le matin ?

Ce discours à propos des animaux de compagnie qui nous a gardé les chaussures lacées, tu voulais retourner au silence et je t’ai dit qu’on pourrait le partager entre nous et l’habiter un peu. Alors tu as commencé à me gifler avec tes dents trop blanches et le soleil nous a surpris quand nos yeux étaient encore fermés. Pas comme ça, pas comme ça j’ai dit avant la bataille navale entre nos ventres, donne moi ta main et puis debout, laisse moi te regarder, laisse toi te faire embrasser, et puis tourne toi car ça me plait aussi quand tu ne me regardes pas et je suis forcé de perdre mes yeux sur ton monde divisé en deux par l’unique méridien que je puisse toucher. Et je glisse mes doigts dans tes ombres, je lève ta tête et pendant que tu murmures je te dis : tu voit ce qu’il reste de nous ? Les longues lignes de nos cheveux percent le ciel, nos mots échappent aux antennes, tu vois tout ce bleu, si tu te baisses un peu on sera au dessous de la ligne des gratte ciels, et le blanc et les parcs, les arbres en fleurs et l’explosion du pollen pour les conjonctivites de juillet, si ta vue est brouillée c’est que tu es ailleurs.

Performance par Alice Martins et Autumn Ahn / Photo : Sylvain Raybaud

The skin that had me – Autumn Ahn

Autumn Ahn a présenté un performance lors du dernier KSAT CAMP#2  du 19 Janvier à la Petite Rockette. Le public a été surpris par une performance intense en collaboration avec la danseuse Alice Martins. Elle est arrivée habillée en noir, s’est assis dans un coin du sous sol et a préparé ses outils : pinceaux, gouache, stylos, papiers et autres objets chimiques…

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As part of the performance that took place on January 19th, during KSAT CAMP#2 hosted by La Petite Rockette, Autumn suprised our public with an intense performance, in collaboration with another live performance by dancer Alice Martins. She showed up dressed in black, sitting in a corner of a basement room and preparing all her tools as brushes, gouache, pencils, papers and others chemical objects…

Photo: Seewon Jung

Performance by Alice Martins and Autumn Ahn / Photo: Seewon Jung

La performance était appelée « La peau qui mue. La peau qui m’a eu » et consistait en la création d’une série d’autoportraits de l’artiste qui étaient faits en live devant le public lors de l’événement. En peignant son visage avec des pigments blancs, rouges et argentés, Autumn a imprimé son visage sur le papier, donnant un mouvement aux portraits vivants.

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The performance was called « The skin that sheds. The skin that had me«  (french « La peau qui mue. La peau qui m’a eu ») and focused on the production of a series of selfportraits of the artist that were literally made in front of the public during the show. By painting her face with white, red and silver pigments, Autumn printed her face on paper supports, giving to those sheets the appearance of moving and lively selfportraits.

Performance by Alice Martins and Autumn Ahn / Photo: Seewon Jung

Performance by Alice Martins and Autumn Ahn / Photo: Seewon Jung

 » Alors que nous vieillissons, la perception de nos expériences évoluent. Elles sont comme un flux au fur et à mesure qu’elles s’accumulent. Ces accumulations représentent une identité intrinsèque qui dirige notre apparence extérieure. Je vais faire une performance live pour enregistrer les impressions de mon vieillissement. Je vais d’abord imposer mon âge et après essayer de le capturer. »

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« As we age, the perceptions of our experiences evolve. They are in flux as they accumulate. These accumulations represent an inner identity that directs our outer appearances. I will make a live performance to record impressions of my aging identity. First i will impose the age and then try to capture it. »

The results of the performance // Photo by Autumn Ahn

Autumn Ahn a déjà participé aux happening précédants notamment au KSAT CAMP#1 avec l’installation « Refraction ».

Ici vous pouvez trouver plus d’informations à propos de l’artiste > My art is fueled by action

Autumn Ahn website

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Autumn Ahn already participated to previous happening like KSAT CAMP#1 with the installation « Refraction ».

Here you can check more informations about the artist > My art is fueled by action

Autumn Ahn website

Traduction en français : Yasmine Tashk

KSAT CAMP#3 // confusion sentimentale*

La nouvelle année est bien entamée et le prochain KSAT CAMP arrive le 16 Février prochain, avec un événement plein d’interventions artistiques exceptionnelles et magiques. La soirée commencera à 18h30 chez Marcovaldo, librairie/café italienne au 61 rue Charlot dans le 3ème arrondissement de Paris.
Ce samedi, la poésie sera à l’honneur, et le français, l’italien et l’anglais se croiseront pour parler de « Confusion Sentimentale »
Au programme:
19h : Performance de danse, poésie italienne et musique par Alice Martins, Marco Colabraro et Neue Grafik
19h30 : Qu’est ce que KSAT?
20h : Projection du court métrage 14 Septembre de Ksénia
Lukyanova
et Christian McCallum en présence de la scénariste/
actrice
20h30 : Lecture de poèmes par Jordan Karnes en direct de
Oakland, Californie et projection d’un poème-vidéo
21h15 : Performance de clôture
22h : Afterdrinks
La soirée sera ponctuée par des performances de dessin en live par Hélène Gruénais
et une installation par Anne Devoret et Arthur Hoffner.
Soyez présents avec tout votre amour (ou les restes de la Saint Valentin!), vos amours actuelles, vos amours impossibles, vos amours secrètes! ♥ Venez pécho!
The new year has started and the upcoming KSAT CAMP is going to take place on the evening of February 16th, with a magical event full of extraordinary artistic performances. We invite you at 6:30pm at Marcovaldo, a great italian bookshop/café at the 61 rue Charlot in the 3rd arrondissement in Paris.
This saturday, poetry will come into your hearts where french, italian and english will cross to talk about « Emotional Disorder » 
The program:

7pm : Dance performance, italian poetry and music by Alice Martins, Marco Colabraro and Neue Grafik
7:30 pm : What is KSAT?
8 pm : Screening of the short movie 14 Septembre by Ksénia
Lukyanova
and Christian McCallum with a presentation by the scriptwriter/actress.

8:30 pm : Poetry reading by Jordan Karnes live from Oakland, California and screening of a video-poem
9:15 pm : Closing performance
10 pm : Afterdrinks

During the event you will also see an installation by Anne Devoret and Arthur Hoffner, as also a live drawing performance by Hélène Gruénais.
Come and join us with all your love (or anyway what’s left from Saint Valentine’s Day!), your today Valentine, your impossible Valentine, your secret Valentine! ♥ Come flirting!
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Découvrez KSAT CAMP sur notre site internet www.ksat.fr

En partenariat avec StreetPress, Revue Oscillations, Spirited Magazine, Comptoir Sauvage

*love is all

Photo : Sylvain Raybaud

KSAT CAMP#2 – Identité Secrète // Secret Identity

Le 19 Janvier dernier, KSAT a présenté son deuxième KSAT CAMP.

L’accent était porté sur l’identité secrète. La jeune fille habitant les murs de la maison du KSAT CAMP#1 en se promenant parmi des projections du passé réapparaît comme une ombre lors de cet événement.

Le lieu, gardé secret jusqu’à la veille de l’événement, a contribué a accentuer l’aspect magique de l’expérience du public.

La Petite Rockette est un espace/atelier où les objets oubliés, abandonnés ou obsolètes ont l’occasion d’avoir une nouvelle vie.

On remercie encore tous les artistes qui ont collaboré et participé activement à la réussite de l’événement, le personnel de la Petite Rockette qui nous a fait  confiance, supportés et aidés pendant le réalisation du projet! Un grand MERCI enfin à toutes les personnes présentés!!

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On January 19th 2013, KSAT presented its 2nd KSAT CAMP.

We focus on secret identity. The young girl that inhabitated the walls of the house of the KSAT CAMP#1 reappears by walking around the different screenings from the past like a shadow during this event.

The location, kept secret until the day before the event, helped to make the public’s experience even more magic.

La Petite Rockette is a working place/studio where forgotten, abandoned and obsolete objects have the possibility to gain back a new life.

We could never thank enough all the artists who collaborated and directly helped out in the realization and success of the event, as well as La Petite Rockette’s staff who trusted us, supported us and helped us on technical issues. A bigger thank you to all the people who participated!!

L’amour sauvera le monde – Ksénia Lukyanova

Ksénia Lukyanova est une jeune et jolie actrice et scénariste. Lors du prochain KSAT CAMP du 16 février nous aurons le plaisir de vous présenter le court métrage qu’elle a réalisé avec Christian McCallum « 14 Septembre » et une super équipe internationale tout a fait dans l’esprit KSAT. Ces images, à l’aspect onirique, ont été tournées dans le quartier même où l’on fera cette présentation. On parlera d’amour et de confusion sentimentale. Pour vous introduire un peu l’esprit de ce que vous allez voir on lui a posé quelques questions sur des petites anecdotes de tournage.

Ksénia Lukyanova is a young and pretty actress and a scriptwriter. For the upcoming KSAT CAMP on February 16th, we will be pleased to present you the short movie that she did with Christian McCallum « 14 septembre » and a great international team that fits perfectly the KSAT spirit. These dreamy images were screened the neighbourhood where we will present the movie. We will talk about love and emotional disorder. To introduce you the atmosphere of what you’ll see we asked her a few questions about the shooting.

« J’ai fumé à peu près 7 paquets de cigarettes alors que le tournage a duré 3 jours!  Avant je me suis fait voler mon sac 2 fois. 14 est mon chiffre fétiche, j’ai même un tatouage sous le bras gauche XIV. Pendant le tournage d’une scène d’amour sur le lit près de la fenêtre, on s’est aperçus au bout de 20 minutes que c’était la pause déjeuner d’un énorme chantier en face, et du coup, les premiers à voir des extraits de notre film en direct live étaient 20 charmants jeunes hommes mâchant leurs sandwichs de midi. Pour faire ce film, on a réuni le réalisateur et le caméraman de Berlin, le chef du son de Genève, les acteurs de Paris et moi même parisienne plus que française, russe et sibérienne en même temps. Here we go! La robe de mariée magnifique à été proposée par une talentueuse couturière parisienne Killygrind et tout le soundtrack merveilleux par Lippie.

L’équipe du film est convaincue que l’amour sauvera le monde et nos âmes ! »

« I smoked around 7 packs of cigarettes though the shooting lasted 3 days! Before that, my bag was stolen 2 times. 14 is my lucky number, I even have a tatoo under my left arm XIV. During the shooting of the love scene on the bed by the window, we noticed after 20 minutes that it was the lunch break of a construction site on the other side, so the first ones to see some excerpts of our movie in live were 20 charming young men chewing their sandwiches for lunch. To make this movie, we associated the director and the cameraman from Berlin, the sound engineer from Geneva, the actors from Paris and myself, more parisian than french, russian and siberian at the same time. Here we go! The magnificent wedding dress was offered by a talented parisian designer Killygrind and all the soundtracks by the marvellous Lippie.

The team of the movie is convinced that love will save the world and our souls ! »

[vimeo http://www.vimeo.com/38892679 w=500&h=281]

14 Septembre Trailer from Christian McCallum on Vimeo.

KSAT CAMP#3 aura lieu le 16 février prochain à 18h30 à Marcovaldo – 61 rue Charlot 75003 Paris

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Put this music on!

Cécile est une artiste très « musicale ». Le son est un élément fondamental de son travail et on peut s’en apercevoir en donnant un coup d’œil à ses réalisations qui naviguent entre l’installation vidéo, le vjing, le montage de found footage.

Le son auquel elle fait appel est souvent de la musique contemporaine, de l’electro pop, de nouvelles chansons ou des remixes qui te donnent envie de faire bouger tes gambettes.

Pour KSAT CAMP#2, qui a eu lieu le 19 Janvier à la Petite Rockette à Paris, Cécile a présenté une installation réalisée avec des mobiliers collectés sur place, qu’elle a re-manipulé et combiné à une vieille télé.

La télé transmettait des vidéos qu’elle a réalisé. On pouvait y voir 5 de ses vidéos musicales tournées en boucle. On présente ci dessous, en avant première, la nouvelle vidéo que Cécile a présenté pour la première fois au public lors du KSAT CAMP#2, appelée « 2 please U » par Freaks! En bas vous trouverez aussi les autres vidéos faisant partie de l’installation de Cécile. Check it out!

2 please U ( Surreal visit dub ) – Freaks

Extrait vidéo: Cover Girl de Charles Vidor, 1944

Sing Leaf – Generation Ship

Extrait vidéo: The Gang’s all here de Busby Berkeley, 1943

Blackout Babies – Meat Market

Extrait vidéo: Dames de Busby Berkeley, 1934

Shit Robot – Answering Machine

Extrait vidéo: Banana Split (The gang all there) de Busby Berkley, 1943

La dernière vidéo est un morceaux que Cécile a réalisé à partir d’une chanson que lui a filé Marc Collin, producteur de Nouvelle Vague. On ne citera pas le titre, vu que la chanson n’est pas encore sortie.

Extrait vidéo: Bathing Beauty de Georges Sidney, 1944

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IF hack KSAT CAMP#2

Dès que la nuit tombe sur l’atelier de la Petite Rockette les objets, pesés, triés, diagnostiqués, nettoyés, réparés, empilés les uns sur les autres, en attendant que quelqu’un leur donne un nouveau destin, se mettent à vivre leur propre vie.

Les interactions entre sons, images et mouvements permettent d’imaginer une conversation onirique et fantastique entre les différents objets et machines de l’atelier. Ils communiquent alors entre eux, nous racontent leur histoire. Ils révèlent leurs secrets cachés, leur utilisation masquée.

L’espace est bouleversé, modifié, désordonné. Quelqu’un ou quelque chose orchestre cette symphonie, détourne ce lieu de son fonctionnement originel comme un hacker qui s’immisce dans un site…

La team IF, lors du deuxième happening KSAT CAMP, a décidé d’investir l’espace de l’atelier de La Petite Rockette. Tout en gardant l’identité propre du lieu et des activités quotidiennes, ils sont intervenus au niveau de l’atmosphère, des sons, des objets, des lumières. Le résultat était magique, ci dessous un aperçu de leur installation éphémère.

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In the kitchen – Cécile Chaput

Il a quelques temps, j’ai rencontré Cécile pour la première fois. C’était un après midi pluvieux à Paris et j’avais dans la tête les rythmes des chansons françaises d’antan … On a parlé de Tadashi Kawamata (son tuteur à l’ENSBA), de VJs, de Gordon Matta-Clark et d’autres choses…  Ce que j’aime le plus dans mon travail, c’est de mettre à l’epreuve les artistes, en leur demandant de décrire eux mêmes leur parcours artistiques, à travers des indices, des photos et des anecdotes. Il n’est pas aisé pour un artiste de parler de lui même, ça peut donc être une raison de plus pour me détester, mais je persevere.

Voilà alors l’histoire de Cécile.

Not so long ago, I met Cécile for the first time. It was a rainy afternoon in Paris and I had stuck in my head some old school french melodies… We talked about Tadashi Kawamata (her tutor at ENSBA), about VJs, about Gordon Matta-Clark and other things… What I like the most in my work is to challenge the artists by asking them to describe their artistic path through clues, pictures and anecdotes. It’s not easy for an artist to talk about himself, it could be a reason to hate me but I’m doing it anyway.

So Here is the story of Cécile.

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Cette vidéo a eu un côté révélateur dans mon travail. Quand j’étais encore au lycée, j’ai découvert l’artiste Pipilloti Rist, qui a véritablement chamboulé et changé ma vision et mon rapport à l’art vidéo.

This video was quite revealing to me and for my work. When I was still in high school, I discovered the artist Pipilloti Rist, that truly disturbed and reshaped my vision and my relationship to video art.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=PPC8ir1jdfk&w=420&h=315]

La vidéo en question s’appelle « Aujourd’hui », l’artiste déambule dans un supermarché, s’auto-filmant, elle sur-imprime des figures humaines qui s’incrustent comme autant de pensées projetées. Le spectateur est prié de regarder la bande vidéo, couché sur l’oreille gauche ou bien de tourner le moniteur à 90°. Ce qui m’a particulièrement interpellé, c’est la position de la télévision, qui faisait partie d’une installation. Cette utilisation me fascinait.

The video is called « Aujourd’hui » (« today »), the artist walks around a supermarket, filming herself, she superposes human figures that could be like many projected thoughts. The viewer is welcomed to watch the video while lying on the left ear or by turning the screen of 90°. What striked me most, it’s the position of the television that takes part of an installation. This way of using it fascinated me.

Mes vidéos prenant part à la pièce globale communiquent entre elles, surtout quand j’utilise des vidéos de « seconde-main », comme les meubles des installations dans lesquelles elles sont diffusées. Ces extraits  vidéos, datant d’il y a moins de 50 ans, sont  volontairement abimés par le flux internet, pour justifier leur deuxième vie. Ils sont re-visible sur un écran de télévision. Pour que, quelque part, elles puissent se situer dans un monde après la télévision.

My videos, by taking part of the global piece, communicate between each other, particularly when I use « second-hand » videos, like the furnitures of the installations in which they are used. These video excerpts, created at least 50 years ago, are altered voluntarily by the internet flow, to justify their second life. They are re-seen on a television screen. So that, in a way, they could take part of a world after the television.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=vRAd1o3Tbwg&w=420&h=315]

Temple de l’archétype femme d’intérieur parfaite, la cuisine en Formica, qui se voulait libératrice dans les années 50, ne véhicule à présent, que de la nostalgie. Impossible à reproduire aujourd’hui, le meuble en Formica ne fait que ré-apparaître. De fait, tous les éléments que l’on croise actuellement, peuplant des débarras ou brocantes ne peuvent être que de seconde main. Les structures servant ici de terreau aux sculptures et installations ont déjà vécu une vie et ont déjà accompagnés des familles sur des périodes plus ou moins longues. On peut parler d’objets habités, témoins sourds-muets de l’intimité de foyers; de ce que Pierre Bourdieu appelait Habitus. Extraits de leur milieu « naturel » ainsi que de leur époque, ils reprennent à leur compte la poétique (de l’espace) que Gaston Bachelard leur prêtait en ce qu’ils sont sédimentés de vie et de sens, comme de véritables organes de la vie secrète.

Temple of the archetype of the perfect housewife, the Formica kitchen, which used to be a symbol of freedom in the 50s, represent only nostalgia nowadays. Impossible to reproduce today, the Formica furnitures only reappear. Therefore, all the elements that we run into today in flea markets or antique stores can only be second-hand. The structures used as a base for the sculptures and installations already had a life along with families in a timelapse that’s more or less long. We can talk about inhabited objects, deaf-mute witnesses of the intimicy shared in their home; what Pierre Bourdieu called Habitus. Excerpts of their « natural » habitat and of their own time period, they impersonate the poetry (of the space) that Gaston Bachelard associated to them as they  are aggregates of lives and meaning as true organs of the secret life.

Dans mes installations, j’essaye de nous confronter à des lieux de notre quotidien, que nous sommes capables de reconnaître au premier coup d’œil. La mise en espace fait que nous pouvons nous balader dans  l’œuvre. La notion de sculpture vient de la déformation des objets du quotidien. C’est une cuisine, certes, mais qui devient tout à coup inutilisable, elle n’est plus que vitrine. Non pas la vitrine de la perfection, comme peut l’être l’intérieur d’une bonne femme d’intérieur mais, au contraire, celle du dis-fonctionnement. Elle représente notre vitrine, physiquement, face à toute l’incohérence et la confusion que peut entrainer la recherche de la perfection.

In my installations, I try to confront the viewer to everyday environments, that we are able to recognize at first sight. The setting allows the visitor to walk in the piece. The notion of sculpture comes from the distortion of the everyday objects. It’s a kitchen, indeed, but that suddenly appears as unuseful, it’s only a window. Not the window of perfection, as can be a typical housewive but, in the contrary, the one of disfunctionment. It represents our window, physically, confronting all the incoherence and the confusion that perfection can lead to.

On aura l’occasion de voir une installation vidéo crée par Cécile, lors du prochain rendez vous KSAT CAMP#2, ce samedi 19 Janvier. Ne le manquez pas!

We wil have the opportunity to see a video installation created by Cécile, during the upcoming KSAT CAMP#2, this saturday 19th of January in Paris. Don’t miss it!

Cécile Chaput website

KSAT-CAMP-2-janvier

KSAT CAMP#2 // we’re back!

KSAT CAMP revient après les fetes de fin d’année avec un nouvel événement secret à ne pas manquer!
Comme d’habitude, pour y participer il faudra vous inscrire sur notre guest-list (si vous etes déjà inscrits depuis le dernier événement, il n’est pas necessaire de vous ré-inscrire) > link pour la guest list > http://eepurl.com/slytP
L’adresse du lieu où se deroulera KSAT CAMP#2 sera revelée quelques jours avant l’événement aux contacts inscrits sur la guest-list.

ARTISTES ANNONCÉS : Alice Forge, Anne Devoret et Arthur Hoffman, IF (Erminio Serpente, Cinzia Campolese, Régis Mandrillon, Marguerite Anthonioz), Yasmin Yrondi, Cécile Chaput, Autumn Ahn.