Installation vidéo "iā" par Mélissa Boucher

KSAT CAMP#1 – Les murs murmurent / Speaking walls

 

Le 15 décembre 2012 a eu lieu le premier KSAT Camp du cycle des secrets : Les murs murmurent // Speaking walls.

Les visiteurs étaient invités à s’inscrire sur la liste d’invités pour l’un des quatre horaires proposés afin d’assister au happening. Il leur était donné rendez vous. Arrivés, ils sont accueillis par l’équipe de KSAT qui leur distribue un programme. De l’autre côté de la rue, dans l’ancienne maison de l’éclusier du canal de l’Ourcq, on observe une apparition à la fenêtre. Alice Martins commence sa performance. Elle vient ensuite chercher les visiteurs à l’extérieur et les guident vers la maison. A l’intérieur, on pénètre dans un univers investi par les artistes. Une jeune danseuse habite les lieux et guide les visiteurs à travers toutes les projections et apparitions présentes dans les pièces pour finir dans celle du haut avec Giacomo Mercuriali au son/video. Le public aura ensuite le temps de découvrir les projections et installations par eux mêmes tout en discutant autour d’un verre avant que le prochain tour commence.

December 15th, 2012, the first KSAT Camp of the « Secret » cycle started : Les murs murmurent // Speaking walls.

The visitors were invited to subscribe to a guest list for one of the 4 possible timing of the tour that we offered to attend to the happening. They had an appointment. When arrived, they were welcomed by a member of the KSAT team who were distributing the program. On the other side of the road, in the former house of the lock keeper of the Ourcq canal in Paris, we can see an apparition by the window. Alice Martins starts her performance. She comes outside to pick up the visitors and guide them into the house. Inside, we enter in a universe reappropriated by the artists. A young dancer lives in the house and guides the audience through all the art installations and video projections through the house to end up on the top room with Giacomo Mercuriali doing the music/video. The public will then have some time to discover the art on their own while enjoying a drink and a tchat before the next round starts.

Programme :

Voici toutes les photos de l’événement / Here below all the pictures of the event:

L’Art est Cosa Mentale – Soufiane Ababri

Yasmine : Récemment, mon regard s’est penché sur des artistes qui fouillent le passé afin de porter un regard sur le présent. Des artistes travaillant les archives et qui posent des questions, parfois peu accessibles à la première visite et qui font certainement réfléchir. C’est en allant à la Ferme Du Buisson voir l’exposition Orphelins de Fanon de Mathieu K. Abonnenc puis quelques temps après, à l’espace Khiasma, celle de Vincent Meessen que mon intérêt s’est éveillé. J’ai été marquée par cette démarche qu’ils avaient en commun de recherche et de fouilles, comme des archéologues, historiens, philosophes, l’artiste se présente comme un chercheur en sciences sociales. Chacun avec son regard propre, ils s’intéressent à la colonisation / décolonisation / post colonialisme.

Recently, I focused on artists who delve in the past to take a look at the present. Artists working on archives and who ask questions, sometimes inaccessible to the first visit but which certainly makes you think. It was when I went to the Ferme Du Buisson to see the exhibition Orphelins de Fanon by Mathieu K. Abonnenc then after some time, at the espace Khiasma to see the one of Vincent Meessen that my interest was aroused. I was caught by their common approach regarding research and excavations, as archaeologists, historians, philosophers, the artist presents himself as a social scientist. Each with their own look, they are interested in colonization / decolonization / post colonialism.

Martina : Il y a quelque temps, Yasmine et moi étions invitées par Soufiane Ababri à visiter son studio. Pourvues d’une camera et d’un bloc notes on est parties à la découverte de cet artiste et son lieu de travail. Soufiane était encore une énigme pour moi. Les seules choses que je savais étaient qu’il est un artiste conceptuel et qu’il travaille sur l’idée de l’échange de la pensée, le décalage culturel, les questions territoriales et il aimerait bien prendre part au prochain cycle KSAT avec un nouveau projet expérimental.

Je voulais en savoir plus.

It’s been a while, Yasmine and I were invited by Soufiane Ababri to visit his studio. Equipped with a camera and a notepad we were ready to discover the artist and his work. At that time, Soufiane was still a mystery to me. The only thing I knew about him was that he is a conceptual artist and he is working on the idea of ​​exchange of knowledge, cultural shift, territorial issues and that he would like to take part to the next KSAT cycle with a new experimental project.

I wanted to know more about him.

Y: La première fois que j’ai rencontré Soufiane, mais également la première fois que je suis allée chez lui, il m’a présenté la même pièce, une photo d’une intervention. Il insiste sur le fait qu’elle ne représente pas sa façon habituelle de travailler mais elle semble être comme une introduction à son travail et une porte ouverte vers la suite. Une voiture garée dans une rue de la ville, le véhicule est couvert de neige. L’artiste, par une action instantanée et spontanée sur le réel, a ajouté à la main dans la neige son empreinte en inscrivant « Où ? ». Ce paysage, qui interroge sur un véhicule temporairement à l’arrêt, est comme un souffle dans le temps. Tout va redémarrer d’ici peu, la neige va fondre, la voiture va partir mais où ? Il pose ainsi la question de l’exil.

The first time I met Soufiane, but also the first time I went to his place, he showed me the same piece first, a picture of an intervention. He insists it is not his usual way of working, but it seems to be an introduction to his work and an open door to the following. A car parked in a street of the city, the car is covered with snow. The artist, instantaneous and spontaneous action on the real added by hand in the snow forms the letter « Où?  » (where? in french). This landscape, which examines a vehicle temporarily stopped, is like a breath in time. All will restart soon, the snow will melt, the car will go, but where? Through this, he raises the question of exile.

M: Ce tirage photographique représente une sorte de statement déclarant le dépaysement. La localisation arbitraire dans l’espace-temps nous transporte dans un ailleurs inconnu,  où le geste de l’artiste interfère avec un paysage donné. L’action se transforme en communication. Il capture l’instant et il part.

This print represents a sort of statement to communicate disorientation. The arbitrary choice of location, in an unknown space-time lapse, carry us elsewhere, a place where the artist’s gesture contaminates a given landscape. Action becomes communication. He captures the moment and leave.

Y : Dans sa dernière pièce Between Lovers, Soufiane Ababri s’appuie sur sa relation avec le Maroc et la France pour initier une conversation à travers une discussion écrite entre deux protagonistes qui discutent de ce qui est relaté dans un quotidien français puis marocain. Le visiteur se trouve  propulsé à la place des protagonistes, qui ont disparus, pour laisser leurs pensées renversées comme traces sur le mur ainsi que les résidus des journaux consultés sur leurs chaises. Le visiteur se retrouve littéralement lui aussi « le cul entre deux chaises ».

In his latest piece Between Lovers, Soufiane Ababri relies on its relationship with Morocco and France to initiate a conversation through a written discussion between two protagonists who discuss what is reported in a French newspaper and a Moroccan one. This way, the visitor is transfered to the protagonists position, who disappeared, leaving their thoughts to spread traces on the wall as well as leftovers of the newspapers available on their chairs. The visitor finds himself literally with his « ass between two chairs. »

M : On se trouve devant une situation recrée par l’artiste. Comme une sorte de télé-réalité désertée on est face à un scénario : est ce que l’action a déjà eu lieu ou est-ce que les acteurs doivent encore faire leur entrée en scène ? Est ce qu’ils sont partis ? Peut être n’ont ils jamais été là… Il ne reste qu’une trace écrite à la main pour combler le vide de la présence humaine, deux feuilles encadrées et accrochées au mur, dont on ne peut pas déchiffrer le sens car elles sont placées à l’envers.

We’re in front of a fictional situation created by the artist. As a sort of deserted reality show we find ourself looking to a fake scenario: did the action already happen or are we waiting for something to show off? Did somebody left? Maybe anybody have been there either… The only clue left on the scene aresome handwritten traces to fill out the absence of human presence, two pages framed and hung on the wall, mostly impossible to decrypt because they’re set conversely.

Y : Dans un autre travail, l’artiste « crée sa science » nous dit-il, le Palmiérisme – ou comment les arabes cueillent les dattes. Ici, il s’intéresse à la migration, non pas des personnes, mais des palmiers. Il observe la déchéance d’une belle plante dans un milieu qui n’est pas son environnement naturel. La plante survit mais flétrit puis meurt à petit feu. Le palmier se présente comme le symbole de l’orient qui n’est pas sans éveiller en nous un parallèle avec la migration des Hommes et la difficulté d’adaptation à un nouvel environnement qui n’est pas celui d’origine. Alors que nous sécherions dans le désert, l’environnement du palmier, c’est lui, qui, invité dans notre monde, s’assèche lorsqu’on l’observe sans l’entretenir, lorsqu’on le laisse dépérir sans lui donner les clefs en main pour s’adapter. La métaphore est troublante et pousse à la réflexion.

In another work, the artist « creates his own science » he tells us, it’s called the Palmiérisme – or how the Arabs pick the dates. Here, he focuses on migration, not people, but palm trees. He observes the decline of a beautiful plant in an environment that is not its natural environment. The plant survives but then fades and slowly dies. The palmtree stands as the symbol of the East and is not without making a parallel with the migration of men and the difficulty of adapting to a new environment which is not the original one. While we would dry in a desertic environment, the one of the palmtrees, it’s it, the palmtree, which, when invited in our world, becomes to dry when observed without care, when we leave it to decay without giving the turnkey to adapt. The metaphor is disturbing and thought-provoking.

M : Soufiane travaille et réfléchit beaucoup sur l’idée de survivance. Il utilise comme matière d’étude l’image du palmier pour conceptualiser toute une histoire que l’on peut retracer avec : le colonialisme, le moyen Orient, la force et la persévérance de ces matériaux. Il travaille sur l’idée du cycle de vie de cette plante avec une série de Polaroid qui montrent les différentes étapes d’existence d’un petit palmier. Non seulement on y voit l’avancement du dépérissement du végétal dont Yasmine parle, mais on peut constater aussi comment les photos sont abîmées de plus en plus lors qu’on tourne notre regard vers la droite. L’incoercible phénomène séculaire naissance-vie-mort est représenté par un parallélisme concept/matière. Comme un cri, dans le vide de cette toile occupée sur sa portion centrale, on peut lire entre les lignes un subtil message qui incite à la vie, à résister aux obstacles et au passage du temps, le palmier fossilisé perdure en tant que simulacre de ce qui était.

Soufiane works and research a lot on the idea of survival. He uses the image of the palm tree to narrate a more complex story, dealing with differents subjects: the colonialism, the Middle East, the streght of this material as a metaphor. Soufiane visualises the idea of the palm tree’s life cycle, recourring to a series of Polaroid that progressively get more blurried and jaded as the tree gradually gets older and dies. The inexorable process of birth-life-death is represented by a parallelism in between concept and images. Like it was shouting out loud, in the emptyness of this canvas filled only in its middle portion, we can barely hear a whispered message prompting to life, the fossilized palm tree still holds on like a simulacrum of what has been.

La majorité des travaux montrés par Soufiane sont des intentions, des mise-en-trois-dimensions de concepts et réflexions, de visualisations. Comme l’art conceptuel nous a bien appris, on ne voit plus la nécessité de voir des pièces finies, l’idée est le coeur du travail artistique, au delà de l’habilité manuelle de l’artiste dans sa réalisation. Soufiane utilise des morceaux pris de la réalité quotidienne des journaux, des photos historiques, des outils simples et il les manipule pour faire dévier leur sens vers d’autres formes de pensée. Il expérimente différents moyens pour exprimer ses messages, souvent en lien direct avec sa situation personnelle complexe : sa nationalité marocaine et son rapport avec la France, les distances géographiques vues parfois comme métaphores de la distance entre cultures et sa relation avec le passage du temps.

The most of the works Soufiane showed us represent intentions, a 3D representation of concepts and reflexions, of visualisations. As conceptual art teaches, we don’t see anymore the necessity of having full finished pieces, the idea is the core of the art work, far from the strictly personal artistic ability in the realization. Soufiane cuts parts of his everyday life to create his pieces, from newspaper to historic photographies, simple tools turns into specific art objects after his manipulation. He experiments new forms of medium to express his thoughts, seldomly connected with his complex personal situation: his moroccan nationality and his relationship with France, geographical distances often saw as metaphors of a distance inbetween cultures, its vision on the passage of time.

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Soufiane Ababri participe au cycle des Secrets pour le KSAT#6 et présentera un travail en commun avec la commissaire d’exposition Karima Boudou que nous vous présenterons dans un prochain article.

Ne manquez pas de découvrir son travail dans les prochains mois à venir et dans notre prochaine publication. En attendant nous avons demandé à Soufiane de nous faire part de son secret. Le voilà :

Soufiane Ababri will take part to the next KSAT#6 cycle about Secrets, presenting a work elaborated with curator Karima Boudou, that we’re going to present you in a next article.

Do not miss the opportunity of checking out his work in the next months and in our publication. Meanwhile, we asked Soufiane to share with us its secret. Here it goes:

 

yasmin diary4

Realities went wrong – Yasmin Yrondi

During KSAT CAMP’s Making of I asked Yasmin, a freshman of KSAT team, to present herself through an object she cherishes. She decided to share with me her diary, a sort of logbook of creative inspiration she finds in and around.

Yasmin’s diary is a receptacle of intimate personal anecdotes, a collage of pieces coming from distant realities, fragments of fictional and real stories mashed up in a visual appealing assemblage to re-create new hybrid tales.

« Mal Secreto » is a song by Gal Costa that talks about secret grief, those hurting feelings that we try to hide from the outside world but that destroy us in the inside. The song explains how we try to be relieved from this pain, the eternal agony or the malaise de l’âme that binds us tight…

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=B9utRQ8EGsM&w=420&h=315]

She try to define her character and temperament through words: « I am an excessive person. I might give the impression of being dramatic and unbearable. Normally it is not like that. In any case I think that those elements arise somehow in my art practice, showing off this necessity to express the excesses through drama and it becomes ironic at some point…

(…) I place the characters of my stories in isolated worlds where reality is pushed to extremes, space is not precisely defined and time is stretched to its infinite lenght. I try to make this malaise emerge from those pictures, to point out that where everything seems to work well, eventually it’s not… »

Yasmin is a long time collector of photobooth pictures. She gather known and unknown identities like a meticoulous collector and give them a number but no names. What is their stories? Could we ever guess?

In recent times, Yasmin is focusing her work upon the study of identities, the self-conciousness and the unknown side of people’s appearance.

During KSAT CAMP#1 she decided to install her video projection « Télé-Réalité » into a toilet. Toilets are the renomate place where to find our little moments of intimacy meanwhile we fulfill our « private needs ». She hijacked the room’s function, deciding to project the video on the bathroom’s door. This reel shows people staring at us, as if they were watching through a tv screen, having fun.

Yasmin will soon show another video installation during a next KSAT CAMP event! Stay updated!

et si le plastique devenait PLAST-IF?

IF: 4 jeunes esprits créatifs qui désirent expérimenter du nouvelles formes de travail collaboratif, hors des limites de l’architecture au sens strict. Le groupe s’est formé au début de l’année 2012 et leur première réalisation sera présentée à l’occasion de KSAT CAMP#1. On est heureux de les accueillir dans notre équipe et supporter leur projet!

On leur a demandé de nous faire une petite présentation visuelle et littéraire pour répondre à la question « Qu’est ce qu’est IF? ». Leur réponse dans la suite.

IF n.m (du gaul. ivos). 1. Conifère à feuillage persistant et à baies rouges (arilles), souvent planté et taillé pour l’ornement. (Il peut atteindre 15 m de haut et vivre plusieurs siècles ; genre Taxus, famille des taxacées). Planter des ifs 2. Ustensile de forme conique, garni de pointes, pour égoutter les bouteilles après rinçage. If à bouteilles 3. Groupement de personnes et d’idées voulant donner une nouvelle définition, une nouvelle perspective aux collaborations interdisciplinaires. If est impatient, utopique et créatif. If travaille à donner une dimension différente de ce qui nous entoure, modifier l’espace et interagir avec le public. Si If pouvait, il transformerait la ville en un grand terrain de jeux.

 

 

IF a été invité par KSAT à développer une scénographie pour KSAT CAMP#1.

Ils ont imaginé un environnement onirique spécifiquement pensé pour la structure qu’hébergera l’exposition. En transformant le lieu qu’on leur a donné dans un « ailleurs », ils guideront notre chemin vers la découverte d’une réalité/rêve qui ne cesse de nous fasciner.

Êtes-vous prêt à franchir la porte? KSAT + IF vous attendent!

IF, c’est (aujourd’hui):

Cinzia Campolese – Show designer

Marguerite Anthonioz – Architecte

Régis Mandrillon – Architecte d’intérieur Designer produit

Erminio Alekos Serpente – Architecte

Next: ?

Contact IF: contact@team-if.com

MagicAlicious!

Lors de la préparation du précédent KSAT#5, j’ai eu l’occasion de rencontrer A2, un merveilleux groupe de danseurs frère et soeur, Alice et Adrien Martins , A + A = A2

Claire me les avait présentés et j’étais allée les voir au point FMR auparavant avec Mia et Lina de KSAT Suède quand elles étaient à Paris.

Quand on s’est rencontrées on a tout de suite accrochées puis on s’est retrouvées plus tard pour tomber en amitié comme on tombe en amour.

A + A = A1 dans une compagnie de danse à Barcelone + A2 en architecture à Paris. Alice est une danseuse à la recherche permanente d’une conscience entre le mouvement, l’espace et l’architecture. Elle a depuis rejoins KSAT et s’investit de façon régulière pour renouveler le format créatif.

Dimanche dernier nous nous sommes assises quelques minutes pour gribouiller sur un papier un rapide portrait d’elle.

Ne loupez pas Alice à l’événement secret KSAT#6 Camp#1 secret de ce week end à Paris!

While preparing the previous KSAT#5, I had the opportunity to meet A2, a marvellous combination of a brother and a sister that are dansors, Alice and Adrien, A+A=A2

Claire introduced me to them and I went to see them at the point FMR with Mia and Lina from KSAT Sweden when they were in Paris.

When we met we immediately clicked and later on we fell in friendship together like you can fall in love.

A+A= A1 in a dance compagnie in Barcelona + A2 in architecture in Paris. Alice is a dansor who’s constantly seeking for selfconcious space, movement and architecture. Since then she joined the KSAT team and gets involved regularly to take part of the renewal of the creative format.

Last sunday we sat down a few minutes to doodle on a paper a quick portrait of her.

Questions :

- 3 steps of dance

- Where do you go to dream?

- Who were you?

- Who are you?

- Who will you become?

- Design 3 shoes to : dance, go out, eat

- A small love note?

Don’t miss Alice at the KSAT#6 Camp#1 secret event this week end in Paris.

Plus d’Alice Martins online

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My art is fueled by action – Autumn Ahn

Autumn Ahn is an artist from head to toe.

We asked her to describe herself through 3 statements/anecdotes, and here it goes:

1. Saying yes & moving on

My artistic development, and any artistic development, is fueled by action.
My first large projects were made possible by friends offering opportunities. It was a matter of choosing my priorities and saying yes to working late nights painting instead of going to a bar. I chose to create a working environment where I could be productive and also have fun. The best parties happen when there is something to celebrate!

The « Underground » mural in Boston from 2008 was my first big commission. My friend Maria Molteni and I spent one month in 2008 going to the skate ramp everyday and sometimes sleeping there until it was finished. It was torn down 3 months later.

« Learning to let go clears your head and your heart to allow room to focus on new projects. »

2. Collaborations

Screen shot from EXTENDED VIDEO PLAY 2 feat A. Ahn and H. Featherstone by PvonK+TilGold

Part of « saying yes » is also committing to learning new things.

« Collaborations are often experimental and can trigger surprising new ideas »

Pushing beyond my comfort is exciting because it is challenging and it is always more approachable and fun if done with friends! While working on a large installation my friend Holli and I were invited to collaborate on a performance for video-something we have both never officially done. We felt a great connection with the two video artists we had just met and just said yes. There was no heavy planning, we decided on a date, some materials and shot the whole thing one Saturday afternoon. The artists PvonK put a lot of time into editing the video for a larger project. I am not quite sure how this will effect my work, but I’m sure it has influenced my artistic process.

3. Exploring Alone

« Putting myself in a foreign environment is a great way to find inspiration »

When I feel stuck or bored I explore by wandering aimlessly, going to a new bar, taking my bike to work instead of the metro, or traveling to a different country. I always end up finding something beautiful, bizarre or funny.

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Autumn joined KSAT during Fall 2012, she will present an installation that deals with space and perception during our KSAT CAMP#1 on December 15th! Exciting!

Autumn Ahn website

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Tracer la vie à l’encre noire – Youloune

La première fois que j’ai eu sous mes yeux les croquis de Youloune j’ai été émerveillée par leur personnalité. Comme s’ils étaient vivants, ils me parlaient.

Ses dessins vibrent en fait de l’énergie transférée par les actions qu’elle capture à travers la ligne constante de son trait graphique. Elle nous amène dans un monde d’histoires de danse, d’instants, d’émotions, de regards indiscrets sur l’intimité des gens dans la rue, des rythmes de fête et de joie. Sa capacité à transférer des scènes de la vie quotidienne sur des surfaces inanimées et matérielles ne se limite pas seulement au medium du papier, elle est aussi artiste textile.

Elle transporte son énergie créative sur des objets tridimensionnels, en lui donnant cet esprit dynamique et coloré.
J’oserai dire qu’on voit transparaître, à travers les pièces de Youloune, la vivacité de son regard sur la vie, à la fois regard d’enfant, joyeux et curieux, on la voit dessiner les horizons des relations humaines, elle cherche à attraper le geste éphémère de la vie.
Je n’ai jamais vu Youloune en total black (et probablement on ne la verra jamais). Ca nous dit beaucoup de choses sur son démarche.

J’ai demandé à Hélène de mes donner 3 indices pour découvrir sa personnalité, son travail et ses intérêts, voici le résultat:

Tout a commencé ici en 2005. En sortie scolaire avec ma classe d’histoire des arts, nous allons au Musée d’Orsay.

Tu connais l’école Olivier de Serres? M’a demandé ma professeur en voyant que je dessinais. 

Non, avais je répondu. Et le mois d’après j’allais aux portes ouvertes, puis au concours et à la rentrée 2006, bac dans la poche, j’entrais en Mise à Niveau pour 5 ans d’études en Arts Appliqués et deux en Arts Plastiques!

 

C’est en Première année à Olivier de Serres que j’ai commencé à remplir des carnets. Depuis, j’ai toujours un carnet et un Rotring 0.20 dans mon sac. 

C’est bien mieux que les photos, cela me permet d’observer plus longtemps, de comprendre, d’interpréter ce que j’ai en face de moi, sur le vif. Je dessine partout et dans toutes les conditions, même pendant les concerts au coeur de la foule, dans le noir pendant des spectacle de théâtre…

Ici, c’était lors d’une soirée de Die Nacht, où je surplombais la piscine Molitor en croquant les danseurs. Un très bon angle de vue!

 

Cela fait cinq ans que je suis avec la fanfare Les Météors, formée à Ods. Je n’ai jamais voulu jouer d’instruments, bien qu’ils me fascinent, mais j’accompagne leurs musiciens dans leurs concerts, je les dessine, je fais des reportages photo de nos tournées sur les routes de France et ailleurs, je les présente en faisant passer le chapeau, je sérigraphie leurs tee shirt… Une bonne équipe de copains avec lesquels on a monté nos ateliers à St Denis.

Et puis rien ne m’empêche d’aller dessiner les autres fanfares parisiennes! Ce dessin relate un set des Chilis lors d’un événement organisé par la Grande Masse.

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Youloune a integré l’equipe KSAT en Novembre cet année. Elle va présenter une installation et une performance en occasion du prémier KSAT CAMP, le 15 Décembre 2012. Venez la découvrir!

Site de Youloune

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Inscrivez-vous sur la guest-list pour participer à KSAT CAMP#1 le 15 Décembre 2012!!
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Here is the link for the guest-list: http://eepurl.com/slytP

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A big thank you to our partners: STREETPRESS + REVUE OSCILLATIONS

See you there!

melissa chloe

Silent girl in the window – The work of artist Mélissa Boucher

These days, as you approach the Galerie Florence Leoni in Paris,  you are greated by a young, fragile and almost austere looking woman who stares you down and refuses to let you in on her secrets. She looked at me from the window thursday evening and drew me into the warmth of the gallery, where a vernissage was well on its way, and where I met her maker, the artist Mélissa Boucher.

Mélissa Boucher, Chloé

From afar Boucher’s piece entitled Chloé looks like a bigger version of a straightforward portrait photo, as you know them from passports, drivers licences etc., but when you really look at it you quickly realize that you are in fact facing a videoinstallation. The  photospell is broken by the girl’s random and natural movements that makes it appear as if she is waiting for something to happen while she stares into what used to be the camera, but is now the audience. You get the impression that she is waiting for her photo to be taken. She seems to pose herself as you would do in a photobooth waiting for the flash to go off, and this is, as I found out by talking to the artist, exactly what she is doing. The work captures the waitingprocess before a supposed photography is taken, and the video thereby seems to project an almost blank and ungarded side of the blueeyed girl. It is an approach that seems to capture a sort of nothingness. A blankness of expectation that occurs the moment before something actually happens. The same blankness that appears on most passportphotos, where you never quite get the timing right and therefore end up looking like an emotionless serialkiller. Not that this girl looks like a serialkiller, but she does look secretive. The artist mentions her looks as a rememberance from the paintings from the past, her outfit and the color of her hair.

The moment of anticipation is captured by Mélissa Boucher in a short video-loop that repeats itself every couple of minutes and which at times slows down to an almost undetectable slowmotion. Two effects, the looping and the slowmotion, that works together to create a moment frozen in time. Standing in front of the film, it does, in fact, feel a lot like standing in front of a photograph. Boucher thereby seems to have transfered the portraitgenre to the medium of the videoinstallation in a way that preserves, what I would call, the inherent quality of a photograph; its silence. She reenacts the way that a photograph captures a moment suspended in time, without a knowable before and after, and thereby taps into the enigmatic quality of a good photograph. In short, she leaves you wanting to know more. Like the physical presence of a photograph, Bouchers piece seems to underline an absence of information and to preserve a stubborn silence in face of the many unanswered questions. Unevitable questions like: Who is this? What is she thinking? What is she doing? What will she do? It seems like Boucher, who has previously worked with photography, is trying to transfer the inherent silence and the intriguing unknowabelness from the still media of the photography to the normaly more informative and noisy media of the video. She extends the momentariness of a photograph to the videoinstallation where the intriguing, but unknowable, subject is stuck in the videoloop. A loop that, along with the choice of an interesting subject, makes you want to know more, as many good photographs often do…

The smokers view

Another facet to the work is it’s placement in the gallery that seems to dictate the way the audience approaches it. I discovered this when I first stepped up to see the work, which I assumed was a still picture, and ended up obscuring it completely with the outline of my head. I thereby quickly discovered that I was standing in front of a projector and realized that I was in fact facing a projection and not a photograph. The obviousness of the projector might seem a bit obtrusive, especially as it makes one fifth of the gallery off limits if you don’t want to hide the work with your head or other bodyparts, but it is not an accidental placement. The obviousness of the projector is, as Boucher explained, a way to point out the connection between the photographylike video and the projector. That is, to underline the fact that it is a projection and not a photograph, which therby underlines the whole idea of the portrait gone video.
The projectorplacement forces you to see the video from any other angle than the one you would normally use; standing right in front of it. Instead you have to see it either from the sides, from behind the freestanding projector or as a last option; from the outside. The latter being an option as the work is projected on a sort of glassplate, which enables the freezing smokers to see the work as well. Which is also what creates the before mentioned effect of being welcomed to the gallery by the enigmatic girl in the video. An enigmatic quality of the silent projection that Boucher herself describes as « les paradoxes du visible ». A phrasing that I like, as it revokes the general idea I got of the video, where curiosity and the frustation of not knowing something collides with the visual and very direct presentation of the very thing that seems to be hidden and unknowable.

Mélissa Boucher’s play with the visible and the unknowable is also very prominent in another of her intriguing videoinstallations, that will be premiered at the KSAT CAMP # 1 on the 15th of December!