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SECRET ISSUE LAUNCH TRAILER

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On June 29th, 2013, KSAT’s artists will come together for KSAT « The Secret Issue » release event. From December 2012 to April 2013 the artists worked on the theme of secret in aim to give their own interpretation to this fascinating topic. The results of these researches will be collected in a limited edition publication that will be sell in occasion of the release event. On the lenght of one day the Maison du Portugal (Cité Universitaire) in Paris will be invaded by art, performances, installations, exhibitions and live music. See you there!

The exhibition will run from June 29th to July 14th!
More info about the program soon online on ksat.fr

 

Confirmed artists:

Soufiane Ababri
Autumn Ahn
Cécile Chaput
Kazuma Eekman
Holly Featherstone
Martina Ferrera
Alice Forge
Jonathan Foussadier
Nada Diane Fridi
Sue van Geijn
Tamah Grinski
Hélène Gruenais
Kota Hirikoshi
IF
Seewon Jung
Karine Kraemer
Nicole Kiersz
Marilou Klapwijk
Mike Latona
Gustav Lejelind
Pétronille Leroux
Ksenia Lukyanova
Martina Margini
Alice et Adrien Martins
Dana Muskat
Neue Grafik
Ryan Peltier
Yasmine Tashk
Jean Thevenin
William James Thurman
Yasmin Yrondi

(more to come!)

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KSAT + PARFUMS DE LISBONNE + A²

Aujourd’hui à 18h30, le Festival Parfums de Lisbonne lance sa 7ème édition, au cœur de Paris, dans le Quartier de l’Horloge, à côté de Beaubourg. > ICI

Today at 6.30 pm, the Festival Parfums de Lisbonne will launch its 7th édition, in the very heart of Paris, at Quartier de l’horloge, near Beaubourg. > HERE

Pour l’occasion, sur la petite place, vous pourrez goûter aux performances, installations, et autres surprises délicieuses.

Cette année, Parfums de Lisbonne devient notre partenaire et partage avec nous les magnifiques danseurs . Alice et Adrien, frère et sœur, présenteront aujourd’hui une de leur performance mangeuse d’espace !

In occasion of this super event, some performances, installations and a bunch of nice surprises are organized for your to enjoy!

Starting from this year, Parfums de Lisbonne is in parnership with KSAT and share with us their amazing dancers . Alice et Adrien, brother and sister, will present this evening a new « speaceeater » performance !

Souvenez vous de leur performance de l’année dernière lors du lancement de KSAT #5 @ Café A? Et depuis, Alice ne peut plus s’empêcher de collaborer à tous nos KSAT CAMP.

Do you remember their performance of last year in occasion of KSAT#5’s launch party ? Since then, Alice can’t help herself to continue to collaborate on all our KSAT CAMP.

Parfums de Lisbonne est un festival pluridisciplinaire d’urbanités croisées entre Paris et Lisbonne, il arpente la ville : de la rue au musée, ou de la salle de cinéma au consulat. Accompagné des artistes de la compagnie Ca e LA, le festival envahit tout espace de théâtre, poésie, danse, musique, cinéma, et arts plastiques. À ne pas manquer!

Parfums de Lisbonne is a multidisciplinary festival that crosses urban boundaries between Paris and Lisbon, and it’s about to invade the city : from the streets to muséums, from cinemas to institutions. The festival will literally take up any urban space with the company Ca e La, that will present theater plays, poetry, dance, music, vidéos and fine arts. Don’t miss it!

Parfums de Lisbonne

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KSAT CAMP#4 / Voyeurism – the secret of your neighbor

Least but not last, the pictures from the last KSAT CAMP (#4) are finally on our website! On April 16th, a bunch of artists landed on a really particular land, on the borders of a railway and full of mystery and magic. It’s the Shakirail, in the 18th arr. of Paris. We asked the participants to create artworks that are inspired by this very location and our theme, secrets. What it came out was a really pleasant evening, fully loaded with exhibition, installations, performances and live music. Check this out!

Artistes participants: Autumn Ahn, Alice Martins, Petronille Leroux, Alice Forge, IF, Latona Mike, Boucher Mélissa, BCBG, Vertical, Duke Raoul, Bad Bats!

KSAT CAMP cover

Chroniques de KSAT CAMP

L’évènement de ce Samedi 13 Avril 2013, KSAT CAMP#4, a signé la fin d’une série de happenings artistiques éphémères sur le territoire parisien. La série avait débuté en Décembre 2012 de façon tout à fait expérimentale. Le cycle KSAT sur le thème des « Secrets » est désormais presque abouti. Le résultat de mois de recherches artistiques sera présenté lors de la journée de lancement de la publication, programmée pour le 29 Juin 2013 dans un lieu extraordinaire (que l’on ne manquera pas de vous divulguer bientôt!).

A la fin de cette expérience,  nous avions envie de vous faire part de notre émotion et de l’incroyable expérience qu’a été KSAT CAMP. Nous voulions répondre à une question que l’on nous pose assez souvent : « Pourquoi vous faites ça?« . 

Petit rappel historique afin de comprendre les motivations qui mènent un duo féminin hyper énergique à défendre et diffuser ce type de projet autofinancé et fondé sur le DIY (do it yourself).

Ce qu’on a découvert avec le temps, c’est que dans la vie, on n’obtient rien si on ne prends pas de risques pour que nos rêves deviennent réalité. Sans une forte motivation cette lutte est inutile.

KSAT est une plateforme indépendante, mise à disposition des artistes de différentes nationalités et différentes pratiques artistiques, crée à fin qu’ils s’expriment de façon libre et créative. Le processus de création est un élément fondamental pour KSAT, un espace où l’échange et l’interaction entre les personnes impliquées dans le projet est un des point clés de la richesse du projet.

Le désir initial était de pouvoir donner un espace aux artistes en dehors des chemins institutionnels. De l’autre coté, il y a aussi une analyse de l’état de l’art aujourd’hui et une démarche engagée. La possibilité de donner au public parisien (et international) l’opportunité de profiter d’un projet inédit et spécial, loin du circuit fermé des galeries d’art, musées et centres d’art, où malheureusement la jeune création a souvent pas mal d’obstacles, notamment administratifs et financiers, pour prendre sa place et être mis en valeur.

Ça pourrait être vu comme une utopie, mais on croit fortement qu’une façon différente de travailler, collaborer et exposer l’art est possible. Petit à petit on essaie avec les moyens du bord que cette utopie devienne une réalité plus concrète, de lui faire prendre forme et contenu.

Une des motivations qui nous pousse à poursuivre cette aventure est l’incroyable échange et enrichissement que cette expérience nous apporte (et qu’on espère que KSAT apporte à toutes les personnes impliquées).

KSAT CAMP (par la suite écrit KC), et KSAT en général, a été une magnifique aventure que l’on a pu réaliser avec le concours fondamental de l’énergie des artistes faisant partie du projet et qui, pas à pas, ont partagé avec nous leur temps, leurs créations, leur amitié et leur amour. KC est né avec un but ambitieux : il s’agissait de realiser tout au long du cycle Secrets des événements mensuels dans des lieux atypiques du territoire parisien et travailler avec un échange direct avec le lieu et le thème proposé.

Chaque KC raconte une histoire différente qui s’adapte au lieu qui est investi et correspond à un sous thème qui correspondra à une des sections de la publication. Le resultat est chaque fois completement inattendu et surprenant. Grace à la magie diffusée par les lieux choisis, les artistes s’installent dans des espaces particuliers selon leur envie et leur inspiration et reflechissent sur les possibilités de création in situ. Le propos de ce type de happening éphémère est celui de rapprocher le plus possible le monde des artistes du public, dans un échange humain plus direct et sincere. Le public est améne à vivre une expérience, plutôt que d’assister uniquement à une exposition. La possibilité de travailler dans des endroits spéciaux non initialement dédiés à l’art est aussi une caractéristique importante de ces évènements.

KSAT CAMP#1

KSAT CAMP#1 (15 Décembre 2012) se penchait sur les secrets domestiques, qui se cachent derrière les portes fermées des maisons, l’intimité des espaces privés et familiaux. Le lieu de l’événement était unique et original, une petite maison en face du Canal de l’Ourcq, occupée aujourd’hui par les bureaux de Streetpress un de nos partenaire de longue date. Les artistes sont invités à faire resonner cet espace interieur, on peut retrouver des indices de leur passage un peu partout. Entourés par une scénographie environnementale assez surprenante qui renvoie à l’imaginaire de la maison hantée et abandonnée, on découvre l’espace en suivant la danseuse/performeuse Alice. Toilettes, cage de l’escalier, cave, salle de bain… les artistes se rebellent contre les espaces vides des chambres et nous, on se laisse transporter par cette visite guidée atypique.

Artistes présentés: Autumn Ahn, Mélissa Boucher, Hélene Gruenais, IF, Mike Latona, Alice Martins, Giacomo Mercuriali, Cintia Tosta // On remercie toute l’équipe de Streetpress pour le support: coucou Mathieu et Johan!

KSAT CAMP#2

Avec KSAT CAMP#2 (19 Janvier 2013) on change d’atmosphère, on se retrouve à La Petite Rockette. Il s’agit d’un espace/atelier où les gens investis dans ce projet travaillent pour donner une nouvelle vie aux objets abandonnés ou obsolètes, d’une simple lampe aux téléviseurs, des habits aux placards. On peut y trouver de tout. Cette fois là KSAT traite d’identités cachées et dévoile des secrets personnels. On découvre des portrait troublants, des stéréotypes d’identités, des identités littéraires fictives et desprédictions du futur…

Artistes présentés: Autumn Ahn, Cécile Chaput, Anne Devoret, Alice Forge, IF, Arthur Hoffner, Alice Martins, Yasmin Tashk, Yasmin Yrondi // Merci au super team de la Petite Rockette: Delphine, Dimitri et compagnie!

KSAT CAMP#3

Lors du KSAT CAMP#3 (16 Février 2013) on s’est laissé transporter par la vague d’amour qui nous transportait avec l’arrivé de la Saint Valentin. Cette fois le happening est plutôt centré sur le secret de l’amour et les troubles sentimentaux. La petite et jolie librairie/café Marcovaldo nous accueille dans son espace très mignon pour parler de poésie, présenter des courts métrages, danser et boire un verre autour de bon sons. KSAT, pour la première fois, présente le projet au public et dévoile son histoire passée accompagné par les dessins de Yasmine!

Artistes présentés: Marco Colabraro, Hélene Gruenais, Jordan Karnes, Ksénia Lukyanova, Alice Martins, Neue Grafik // Les remerciements les plus grands à nos amis italiens de Marcovaldo: Francesca, Irene, Francesco et Luca!!

KSAT CAMP#4

Et on arrive finalement au dernier chapitre de notre aventure, je peux dire aussi le plus intense et pour lequel on a bien combattu. C’est KSAT CAMP#4 (13 Avril 2013), qui a eu lieu la semaine dernière au Shakirail, d’anciens vestiaires SNCF reconvertis par un collectif d’artistes en ateliers et espaces de création, loisir et spectacle. Simplement magique, la vue sur les rails des trains qui roulent au dessous de nous et les lumières des structures ferroviaires et industrielles… On a parlé de voyeurisme et des secrets des voisin, un thème très intéressant qui a permis aux artistes de voyager avec leur esprit dans ce monde du caché et de la séduction…

Artistes présentés: Autumn Ahn, Bad Bats, BCBG, Mélissa Boucher, Duke Raoul, Alice Forge, IF, Mike Latona, Petronille Leroux, Alice Martins, Vertical // Merci à tout le collectif Curry Vavart, mais surtout la l’incontournable Cécile Titupröne Germain!! (PLUS DES PHOTOS BIENTOT!)

Je veux terminer cette petite histoire qui raconte nos traversées artistiques de ces derniers mois, par quelques remarques importantes.

KSAT CAMP a été conçu de façon très expérimentale en tant qu’atelier de recherche pour les artistes qui collaborent avec KSAT, un projet qui donne notamment voix au travail des artistes sur 3 différents médias: la publication reliée à la main et en série limitée, notre site internet et les événements.

Notre ambition est de réussir à partager avec vous des expériences particulières souvent irréalisables ailleurs, pour chercher à franchir les limites imposées par le marché de l’art et son exposition. On se bat tous les jours pour faire en sorte que notre rêve devienne de plus en plus solide et concret, pour arriver à donner aux artistes encore plus de possibilités de travailler ensemble et de créer sans contraintes.

Sans l’aide de notre public, nos initiatives n’auraient jamais été réalisables, le projet KSAT est basé sur l’aide mutuelle entre les différentes personnes impliquées et le support du projet à travers des partenariats bénévoles.

A la fin de ce petit chapitre, c’est drôle et étonnant de voir la quantité de beaux projets réalisés sans budget mais qui ont réussi à surprendre le public et nous même par leur complexité et leur charme. Rendre nos utopies réalité c’est possible, il suffit juste de jamais cesser de rêver.

Merci à tous ceux qu’on eu la patience de lire tout ça, on vous aime!

On se revoit le 29 Juin pour vous présenter notre publication KSAT#6 « Secrets »! Profitez du printemps

KSAT TEAM

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je voudrais perdre la tête pour toi…

Vorrei perdere la testa per te soltanto per decapitazione // Je voudrais perdre la tête pour toi, seulement par décapitation
Par Marco Colabraro (traduction par Martina Margini)
vidéo de préparation de la performance du 16 février 2013 // KSAT CAMP#3, Marcovaldo, Paris

Voici le texte en langue originale (italien), à suivre celui de sa traduction en français,
et quelques photos en avant première de la performance ( photos par Irene Pancaldi et Hélène Guénais)!

Bonne lecture!

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Tra i fili interrotti dei nostri telefoni contemporanei, te ne sei andata in cucina ad apparecchiarti la bocca con le galletta di mais. Le labbra gonfie e vino in calici sul mio tavolo di legno scuro. I tuoi piedi sul davanzale della finestra, coi venti che disfano la primavera in fiori e quel ciondolo che porti in mezzo al petto. Mi sono arrampicato su un albero per guardare alla tua finestra, farti ciao aprendo le dita e poi chiuderle sull’erotico mio gioco. Non c’eri, un disegno di bimba: un dinosauro e un sole stilizzato coi raggi che finiscono in bocca all’animale, le tue mutandine piegate sul letto e il profumo pastello della biancheria lavata. Mi è squillato il telefono e non eri tu. Sono caduto dall’albero, a niente serve un palo tra le gambe se non ti ci puoi sostenere. Mi sono messo a correre sul posto, col sudore che lava via la memoria dalla mia schiena senza i segni delle tue dita. Nello spazio delle tue vocali lunghe le tue gioie da poco, vorrei perdere la testa per te soltanto per decapitazione. Ci siamo detti dell’amicizia, ci siamo strappati le guance sulle distanze dei nostri cordless della banalità del nero. C’è una finestra sopra i miei piedi quando mi sdraio sul letto e disegno forme strane e fumo con lo stick dell’incenso, la brezza delle cinque del mattino per i miei pensieri che non lasciano stare le zanzare stanche. Le nuvole rare. La luce fredda. Al fuoco i palazzi, le antenne paraboliche, i balconi vuoti e le persiane abbassate. La vita dentro e tutti questi pixel in cascata. Me lo vuoi dire adesso che fare? Dovremmo sederci a un pub e bere una media come tutti gli altri? Hai voglia di un Mojito? Io non lo so cos’è che mi fa passare le notti con lo sguardo all’insù, cerchiamo il volo e costruiamo ali per staccare le scarpe dallo sporco d’asfalto, null’altro. Tutti questi vetri vuoti, la raccolta differenziata dei nostri pensieri di oggi. Dimmelo adesso che fare, sognare il mare o scendere in strada e far la guerra coi tram aspettando il mattino? Quel discorso sugli animali da compagnia che ci ha tenuto allacciate le scarpe, che te ne volevi tornare al silenzio ed io ti ho detto potremmo dividerlo a metà ed abitarlo un poco. Così ti sei messa a prendermi a schiaffi coi tuoi denti bianchissimi e ci ha sorpreso il sole che ancora tenevamo gli occhi chiusi. Non così, non così ho detto prima della nostra battaglia navale coi ventri dammi la mano e su in piedi, fatti guardare, fatti baciare, e poi voltati che mi piace anche quando non mi guardi e sono costretto a perdere gli occhi sul tuo mondo diviso in due dall’unico meridiano che posso toccare. E infilo le dita nelle tue ombre, ti alzo la testa e mentre ansimi sussurro: lo vedi quello che resta di noi? Le linee lunghe dei nostri capelli trafiggono il cielo, sfuggono le nostre parole ai tralicci della corrente, lo vedi tutto quell’azzurro, se ti pieghi un poco saremo sotto la linea dei grattacieli, e bianco e parchi, alberi in fioritura ed esplosioni di polline per le congiuntiviti di luglio che se ti si annebbia la vista è perché sei altrove.

Entre les connexions interrompues de nos téléphones contemporains, tu es partie dresser la bouche avec une galette de maïs. Les lèvres gonflées et le vin en calice sur ma table de bois foncé. Tes pieds sur le rebord de la fenêtre, avec le vent qui perturbe le printemps et ce pendentif que tu portes au milieu de ta poitrine. J’ai grimpé dans un arbre pour regarder à ta fenêtre, te dire bonjour en écartant les doigts pour les refermer sur mon désir érotique. Tu n’étais pas là, un dessin d’enfant : un dinosaure et un soleil naïf avec ses rayons qui tombent dans la bouche de l’animal, ta culotte pliée sur le lit et le parfum pastel du linge lavé. Le téléphone a sonné mais ce n’était pas toi.

Je suis tombé de l’arbre, un poteau entre les jambes ne sert à rien si on ne peut pas s’y raccrocher. Je cours sur place, la sueur efface tout souvenir de mon dos, en absence des traces de tes doigts. Dans l’espace entre tes voyelles longues tes joies futiles, je voudrais perdre la tête pour toi, seulement par décapitation. On a parlé d’amitié, on s’est déchiré les joues par la distance de nos téléphones dans la banalité de l’obscurité.

Il y a une fenêtre au dessus de mes pieds quand je m’allonge sur mon lit et je dessine des formes étranges et je fume à travers un bâton d’encens, la brise de cinq heures du matin pour mes pensées qui ne laissent même pas tranquilles les moustiques fatigués.

Les rares nuages. La lumière froide. Au feu les palais, les antennes paraboliques, les balcons vides et les volets baissés. La vie intérieure et tous ces pixels en cascade.

Tu peux me dire maintenant ce que tu veux faire ?

Devrait-on s’asseoir au comptoir et boire une pinte comme tous les autres ? T’as envie d’un Mojito ? Je ne sais pas ce qui me fait passer mes nuits à regarder vers le ciel, on recherche le vol et on construit des ailes pour éloigner nos chaussures de la souillure de l’asphalte, rien d’autre. Tous ces verres vides, le tri sélectif de nos pensées d’aujourd’hui. Dis moi maintenant quoi faire, rêver de la mer ou descendre dans la rue faire la guerre avec les trams en attendant le matin ?

Ce discours à propos des animaux de compagnie qui nous a gardé les chaussures lacées, tu voulais retourner au silence et je t’ai dit qu’on pourrait le partager entre nous et l’habiter un peu. Alors tu as commencé à me gifler avec tes dents trop blanches et le soleil nous a surpris quand nos yeux étaient encore fermés. Pas comme ça, pas comme ça j’ai dit avant la bataille navale entre nos ventres, donne moi ta main et puis debout, laisse moi te regarder, laisse toi te faire embrasser, et puis tourne toi car ça me plait aussi quand tu ne me regardes pas et je suis forcé de perdre mes yeux sur ton monde divisé en deux par l’unique méridien que je puisse toucher. Et je glisse mes doigts dans tes ombres, je lève ta tête et pendant que tu murmures je te dis : tu voit ce qu’il reste de nous ? Les longues lignes de nos cheveux percent le ciel, nos mots échappent aux antennes, tu vois tout ce bleu, si tu te baisses un peu on sera au dessous de la ligne des gratte ciels, et le blanc et les parcs, les arbres en fleurs et l’explosion du pollen pour les conjonctivites de juillet, si ta vue est brouillée c’est que tu es ailleurs.

Performance par Alice Martins et Autumn Ahn / Photo : Sylvain Raybaud

The skin that had me – Autumn Ahn

Autumn Ahn a présenté un performance lors du dernier KSAT CAMP#2  du 19 Janvier à la Petite Rockette. Le public a été surpris par une performance intense en collaboration avec la danseuse Alice Martins. Elle est arrivée habillée en noir, s’est assis dans un coin du sous sol et a préparé ses outils : pinceaux, gouache, stylos, papiers et autres objets chimiques…

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As part of the performance that took place on January 19th, during KSAT CAMP#2 hosted by La Petite Rockette, Autumn suprised our public with an intense performance, in collaboration with another live performance by dancer Alice Martins. She showed up dressed in black, sitting in a corner of a basement room and preparing all her tools as brushes, gouache, pencils, papers and others chemical objects…

Photo: Seewon Jung

Performance by Alice Martins and Autumn Ahn / Photo: Seewon Jung

La performance était appelée « La peau qui mue. La peau qui m’a eu » et consistait en la création d’une série d’autoportraits de l’artiste qui étaient faits en live devant le public lors de l’événement. En peignant son visage avec des pigments blancs, rouges et argentés, Autumn a imprimé son visage sur le papier, donnant un mouvement aux portraits vivants.

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The performance was called « The skin that sheds. The skin that had me«  (french « La peau qui mue. La peau qui m’a eu ») and focused on the production of a series of selfportraits of the artist that were literally made in front of the public during the show. By painting her face with white, red and silver pigments, Autumn printed her face on paper supports, giving to those sheets the appearance of moving and lively selfportraits.

Performance by Alice Martins and Autumn Ahn / Photo: Seewon Jung

Performance by Alice Martins and Autumn Ahn / Photo: Seewon Jung

 » Alors que nous vieillissons, la perception de nos expériences évoluent. Elles sont comme un flux au fur et à mesure qu’elles s’accumulent. Ces accumulations représentent une identité intrinsèque qui dirige notre apparence extérieure. Je vais faire une performance live pour enregistrer les impressions de mon vieillissement. Je vais d’abord imposer mon âge et après essayer de le capturer. »

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« As we age, the perceptions of our experiences evolve. They are in flux as they accumulate. These accumulations represent an inner identity that directs our outer appearances. I will make a live performance to record impressions of my aging identity. First i will impose the age and then try to capture it. »

The results of the performance // Photo by Autumn Ahn

Autumn Ahn a déjà participé aux happening précédants notamment au KSAT CAMP#1 avec l’installation « Refraction ».

Ici vous pouvez trouver plus d’informations à propos de l’artiste > My art is fueled by action

Autumn Ahn website

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Autumn Ahn already participated to previous happening like KSAT CAMP#1 with the installation « Refraction ».

Here you can check more informations about the artist > My art is fueled by action

Autumn Ahn website

Traduction en français : Yasmine Tashk

Photo : Sylvain Raybaud

KSAT CAMP#2 – Identité Secrète // Secret Identity

Le 19 Janvier dernier, KSAT a présenté son deuxième KSAT CAMP.

L’accent était porté sur l’identité secrète. La jeune fille habitant les murs de la maison du KSAT CAMP#1 en se promenant parmi des projections du passé réapparaît comme une ombre lors de cet événement.

Le lieu, gardé secret jusqu’à la veille de l’événement, a contribué a accentuer l’aspect magique de l’expérience du public.

La Petite Rockette est un espace/atelier où les objets oubliés, abandonnés ou obsolètes ont l’occasion d’avoir une nouvelle vie.

On remercie encore tous les artistes qui ont collaboré et participé activement à la réussite de l’événement, le personnel de la Petite Rockette qui nous a fait  confiance, supportés et aidés pendant le réalisation du projet! Un grand MERCI enfin à toutes les personnes présentés!!

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On January 19th 2013, KSAT presented its 2nd KSAT CAMP.

We focus on secret identity. The young girl that inhabitated the walls of the house of the KSAT CAMP#1 reappears by walking around the different screenings from the past like a shadow during this event.

The location, kept secret until the day before the event, helped to make the public’s experience even more magic.

La Petite Rockette is a working place/studio where forgotten, abandoned and obsolete objects have the possibility to gain back a new life.

We could never thank enough all the artists who collaborated and directly helped out in the realization and success of the event, as well as La Petite Rockette’s staff who trusted us, supported us and helped us on technical issues. A bigger thank you to all the people who participated!!

Nicolas Fenouillat et Bruno Persat au Palais de Tokyo

Mercredi dernier a eu lieu la performance GOO par Nicolas Fenouillat et Bruno Persat au Palais de Tokyo. Lorsque l’on regarde les œuvres de Nicolas qui s’intéressent à la musique et en particulier à la batterie, on entends le son sans même qu’il soit là. En tant que spectateur, on se retrouve l’eau à la bouche. Donc, quand il fait une performance, c’est l’occasion de ressentir les vibrations autrement que visuellement.

A notre arrivée, on nous distribue des boules Quiès et un ballon à gonfler et à placer entre les mains ou sous le pull près du ventre. Beau stratagème pour ressentir les vibrations. Un léger son aiguë incite à insérer les boules dans les oreilles immédiatement.
La performance commence et fait vibrer les ballons.

Aucune photos ni vidéos ne pourront retranscrire la sensation vécue, la documentation ne vous permettra que d’en avoir un aperçu ou une idée. La prochaine fois vous viendrez pour vous en faire un idée. Ce type d’évènement est l’un des rares qui possède encore les caractéristiques intrinsèques et la magie de l’éphémère.
Lorsque les 45 minutes et 27 secondes sont écoulées, les bouts des doigts sont réchauffés et la sensation y est accrochée. Les oreilles ont subi un choc et tout le corps a ressenti les ondes.

Nicolas Fenouillat avait fait une performance au printemps dernier à l’occasion de la sortie de KSAT#4

Last Wednesday took place the performance GOO by Nicolas Fenouillat and Bruno Persat at the Palais de Tokyo in Paris. When we watch Nicolas’ pieces, that focus mostly on sound and drums, we can hear the sound without it being actually here so that we feel like we want more. So, when he realizes a performance, it’s the occasion to feel the vibrations for real and not only visually.
When we arrived, someone handed us some earplugs and a balloon to blow up and to place between our hands or under our pullover and close to your belly. Great strategy to feel the vibrations. A slightly and acute sound suggested us to wear the earplugs immediately. The performance started and the ballons began to vibrate.

No photos or videos could convey the sensation we felt, the documentation will only allow you to have an overview or an idea of it. Next time you should come to check it out for real. This type of event was really able to show the real characteristics of a sort of ephemeral magic.

When the 45 minutes and 27 seconds were up, the top of the fingers were all warmed up and the feeling was stuck on it. Ears were still in choc and the whole body felt the waves.
Nicolas Fenouillat made a performance last spring for the release of KSAT#4