Artist's Portrait : Marilou Klapwijk

Artist’s Portait : Marilou Klapwijk

Let me introduce you to Marilou. She’s dutch, she likes to collect old and new memories, and she has a fluffy cat. Marilou created An Happy Family, an online and offline platform to share ideas and projects within artists. Besides this, she’s also participating to KSAT since a couple of years. This portrait was shot in The Hague in November 2013. Music: Quantic / In the key of blue

Filmed by Martina Margini

The Hague, November 2013

Music Quantic – In the key of blue

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Put this music on!

Cécile est une artiste très « musicale ». Le son est un élément fondamental de son travail et on peut s’en apercevoir en donnant un coup d’œil à ses réalisations qui naviguent entre l’installation vidéo, le vjing, le montage de found footage.

Le son auquel elle fait appel est souvent de la musique contemporaine, de l’electro pop, de nouvelles chansons ou des remixes qui te donnent envie de faire bouger tes gambettes.

Pour KSAT CAMP#2, qui a eu lieu le 19 Janvier à la Petite Rockette à Paris, Cécile a présenté une installation réalisée avec des mobiliers collectés sur place, qu’elle a re-manipulé et combiné à une vieille télé.

La télé transmettait des vidéos qu’elle a réalisé. On pouvait y voir 5 de ses vidéos musicales tournées en boucle. On présente ci dessous, en avant première, la nouvelle vidéo que Cécile a présenté pour la première fois au public lors du KSAT CAMP#2, appelée « 2 please U » par Freaks! En bas vous trouverez aussi les autres vidéos faisant partie de l’installation de Cécile. Check it out!

2 please U ( Surreal visit dub ) – Freaks

Extrait vidéo: Cover Girl de Charles Vidor, 1944

Sing Leaf – Generation Ship

Extrait vidéo: The Gang’s all here de Busby Berkeley, 1943

Blackout Babies – Meat Market

Extrait vidéo: Dames de Busby Berkeley, 1934

Shit Robot – Answering Machine

Extrait vidéo: Banana Split (The gang all there) de Busby Berkley, 1943

La dernière vidéo est un morceaux que Cécile a réalisé à partir d’une chanson que lui a filé Marc Collin, producteur de Nouvelle Vague. On ne citera pas le titre, vu que la chanson n’est pas encore sortie.

Extrait vidéo: Bathing Beauty de Georges Sidney, 1944

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IF hack KSAT CAMP#2

Dès que la nuit tombe sur l’atelier de la Petite Rockette les objets, pesés, triés, diagnostiqués, nettoyés, réparés, empilés les uns sur les autres, en attendant que quelqu’un leur donne un nouveau destin, se mettent à vivre leur propre vie.

Les interactions entre sons, images et mouvements permettent d’imaginer une conversation onirique et fantastique entre les différents objets et machines de l’atelier. Ils communiquent alors entre eux, nous racontent leur histoire. Ils révèlent leurs secrets cachés, leur utilisation masquée.

L’espace est bouleversé, modifié, désordonné. Quelqu’un ou quelque chose orchestre cette symphonie, détourne ce lieu de son fonctionnement originel comme un hacker qui s’immisce dans un site…

La team IF, lors du deuxième happening KSAT CAMP, a décidé d’investir l’espace de l’atelier de La Petite Rockette. Tout en gardant l’identité propre du lieu et des activités quotidiennes, ils sont intervenus au niveau de l’atmosphère, des sons, des objets, des lumières. Le résultat était magique, ci dessous un aperçu de leur installation éphémère.

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In the kitchen – Cécile Chaput

Il a quelques temps, j’ai rencontré Cécile pour la première fois. C’était un après midi pluvieux à Paris et j’avais dans la tête les rythmes des chansons françaises d’antan … On a parlé de Tadashi Kawamata (son tuteur à l’ENSBA), de VJs, de Gordon Matta-Clark et d’autres choses…  Ce que j’aime le plus dans mon travail, c’est de mettre à l’epreuve les artistes, en leur demandant de décrire eux mêmes leur parcours artistiques, à travers des indices, des photos et des anecdotes. Il n’est pas aisé pour un artiste de parler de lui même, ça peut donc être une raison de plus pour me détester, mais je persevere.

Voilà alors l’histoire de Cécile.

Not so long ago, I met Cécile for the first time. It was a rainy afternoon in Paris and I had stuck in my head some old school french melodies… We talked about Tadashi Kawamata (her tutor at ENSBA), about VJs, about Gordon Matta-Clark and other things… What I like the most in my work is to challenge the artists by asking them to describe their artistic path through clues, pictures and anecdotes. It’s not easy for an artist to talk about himself, it could be a reason to hate me but I’m doing it anyway.

So Here is the story of Cécile.

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Cette vidéo a eu un côté révélateur dans mon travail. Quand j’étais encore au lycée, j’ai découvert l’artiste Pipilloti Rist, qui a véritablement chamboulé et changé ma vision et mon rapport à l’art vidéo.

This video was quite revealing to me and for my work. When I was still in high school, I discovered the artist Pipilloti Rist, that truly disturbed and reshaped my vision and my relationship to video art.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=PPC8ir1jdfk&w=420&h=315]

La vidéo en question s’appelle « Aujourd’hui », l’artiste déambule dans un supermarché, s’auto-filmant, elle sur-imprime des figures humaines qui s’incrustent comme autant de pensées projetées. Le spectateur est prié de regarder la bande vidéo, couché sur l’oreille gauche ou bien de tourner le moniteur à 90°. Ce qui m’a particulièrement interpellé, c’est la position de la télévision, qui faisait partie d’une installation. Cette utilisation me fascinait.

The video is called « Aujourd’hui » (« today »), the artist walks around a supermarket, filming herself, she superposes human figures that could be like many projected thoughts. The viewer is welcomed to watch the video while lying on the left ear or by turning the screen of 90°. What striked me most, it’s the position of the television that takes part of an installation. This way of using it fascinated me.

Mes vidéos prenant part à la pièce globale communiquent entre elles, surtout quand j’utilise des vidéos de « seconde-main », comme les meubles des installations dans lesquelles elles sont diffusées. Ces extraits  vidéos, datant d’il y a moins de 50 ans, sont  volontairement abimés par le flux internet, pour justifier leur deuxième vie. Ils sont re-visible sur un écran de télévision. Pour que, quelque part, elles puissent se situer dans un monde après la télévision.

My videos, by taking part of the global piece, communicate between each other, particularly when I use « second-hand » videos, like the furnitures of the installations in which they are used. These video excerpts, created at least 50 years ago, are altered voluntarily by the internet flow, to justify their second life. They are re-seen on a television screen. So that, in a way, they could take part of a world after the television.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=vRAd1o3Tbwg&w=420&h=315]

Temple de l’archétype femme d’intérieur parfaite, la cuisine en Formica, qui se voulait libératrice dans les années 50, ne véhicule à présent, que de la nostalgie. Impossible à reproduire aujourd’hui, le meuble en Formica ne fait que ré-apparaître. De fait, tous les éléments que l’on croise actuellement, peuplant des débarras ou brocantes ne peuvent être que de seconde main. Les structures servant ici de terreau aux sculptures et installations ont déjà vécu une vie et ont déjà accompagnés des familles sur des périodes plus ou moins longues. On peut parler d’objets habités, témoins sourds-muets de l’intimité de foyers; de ce que Pierre Bourdieu appelait Habitus. Extraits de leur milieu « naturel » ainsi que de leur époque, ils reprennent à leur compte la poétique (de l’espace) que Gaston Bachelard leur prêtait en ce qu’ils sont sédimentés de vie et de sens, comme de véritables organes de la vie secrète.

Temple of the archetype of the perfect housewife, the Formica kitchen, which used to be a symbol of freedom in the 50s, represent only nostalgia nowadays. Impossible to reproduce today, the Formica furnitures only reappear. Therefore, all the elements that we run into today in flea markets or antique stores can only be second-hand. The structures used as a base for the sculptures and installations already had a life along with families in a timelapse that’s more or less long. We can talk about inhabited objects, deaf-mute witnesses of the intimicy shared in their home; what Pierre Bourdieu called Habitus. Excerpts of their « natural » habitat and of their own time period, they impersonate the poetry (of the space) that Gaston Bachelard associated to them as they  are aggregates of lives and meaning as true organs of the secret life.

Dans mes installations, j’essaye de nous confronter à des lieux de notre quotidien, que nous sommes capables de reconnaître au premier coup d’œil. La mise en espace fait que nous pouvons nous balader dans  l’œuvre. La notion de sculpture vient de la déformation des objets du quotidien. C’est une cuisine, certes, mais qui devient tout à coup inutilisable, elle n’est plus que vitrine. Non pas la vitrine de la perfection, comme peut l’être l’intérieur d’une bonne femme d’intérieur mais, au contraire, celle du dis-fonctionnement. Elle représente notre vitrine, physiquement, face à toute l’incohérence et la confusion que peut entrainer la recherche de la perfection.

In my installations, I try to confront the viewer to everyday environments, that we are able to recognize at first sight. The setting allows the visitor to walk in the piece. The notion of sculpture comes from the distortion of the everyday objects. It’s a kitchen, indeed, but that suddenly appears as unuseful, it’s only a window. Not the window of perfection, as can be a typical housewive but, in the contrary, the one of disfunctionment. It represents our window, physically, confronting all the incoherence and the confusion that perfection can lead to.

On aura l’occasion de voir une installation vidéo crée par Cécile, lors du prochain rendez vous KSAT CAMP#2, ce samedi 19 Janvier. Ne le manquez pas!

We wil have the opportunity to see a video installation created by Cécile, during the upcoming KSAT CAMP#2, this saturday 19th of January in Paris. Don’t miss it!

Cécile Chaput website

Installation vidéo "iā" par Mélissa Boucher

KSAT CAMP#1 – Les murs murmurent / Speaking walls

 

Le 15 décembre 2012 a eu lieu le premier KSAT Camp du cycle des secrets : Les murs murmurent // Speaking walls.

Les visiteurs étaient invités à s’inscrire sur la liste d’invités pour l’un des quatre horaires proposés afin d’assister au happening. Il leur était donné rendez vous. Arrivés, ils sont accueillis par l’équipe de KSAT qui leur distribue un programme. De l’autre côté de la rue, dans l’ancienne maison de l’éclusier du canal de l’Ourcq, on observe une apparition à la fenêtre. Alice Martins commence sa performance. Elle vient ensuite chercher les visiteurs à l’extérieur et les guident vers la maison. A l’intérieur, on pénètre dans un univers investi par les artistes. Une jeune danseuse habite les lieux et guide les visiteurs à travers toutes les projections et apparitions présentes dans les pièces pour finir dans celle du haut avec Giacomo Mercuriali au son/video. Le public aura ensuite le temps de découvrir les projections et installations par eux mêmes tout en discutant autour d’un verre avant que le prochain tour commence.

December 15th, 2012, the first KSAT Camp of the « Secret » cycle started : Les murs murmurent // Speaking walls.

The visitors were invited to subscribe to a guest list for one of the 4 possible timing of the tour that we offered to attend to the happening. They had an appointment. When arrived, they were welcomed by a member of the KSAT team who were distributing the program. On the other side of the road, in the former house of the lock keeper of the Ourcq canal in Paris, we can see an apparition by the window. Alice Martins starts her performance. She comes outside to pick up the visitors and guide them into the house. Inside, we enter in a universe reappropriated by the artists. A young dancer lives in the house and guides the audience through all the art installations and video projections through the house to end up on the top room with Giacomo Mercuriali doing the music/video. The public will then have some time to discover the art on their own while enjoying a drink and a tchat before the next round starts.

Programme :

Voici toutes les photos de l’événement / Here below all the pictures of the event:

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Silent girl in the window – The work of artist Mélissa Boucher

These days, as you approach the Galerie Florence Leoni in Paris,  you are greated by a young, fragile and almost austere looking woman who stares you down and refuses to let you in on her secrets. She looked at me from the window thursday evening and drew me into the warmth of the gallery, where a vernissage was well on its way, and where I met her maker, the artist Mélissa Boucher.

Mélissa Boucher, Chloé

From afar Boucher’s piece entitled Chloé looks like a bigger version of a straightforward portrait photo, as you know them from passports, drivers licences etc., but when you really look at it you quickly realize that you are in fact facing a videoinstallation. The  photospell is broken by the girl’s random and natural movements that makes it appear as if she is waiting for something to happen while she stares into what used to be the camera, but is now the audience. You get the impression that she is waiting for her photo to be taken. She seems to pose herself as you would do in a photobooth waiting for the flash to go off, and this is, as I found out by talking to the artist, exactly what she is doing. The work captures the waitingprocess before a supposed photography is taken, and the video thereby seems to project an almost blank and ungarded side of the blueeyed girl. It is an approach that seems to capture a sort of nothingness. A blankness of expectation that occurs the moment before something actually happens. The same blankness that appears on most passportphotos, where you never quite get the timing right and therefore end up looking like an emotionless serialkiller. Not that this girl looks like a serialkiller, but she does look secretive. The artist mentions her looks as a rememberance from the paintings from the past, her outfit and the color of her hair.

The moment of anticipation is captured by Mélissa Boucher in a short video-loop that repeats itself every couple of minutes and which at times slows down to an almost undetectable slowmotion. Two effects, the looping and the slowmotion, that works together to create a moment frozen in time. Standing in front of the film, it does, in fact, feel a lot like standing in front of a photograph. Boucher thereby seems to have transfered the portraitgenre to the medium of the videoinstallation in a way that preserves, what I would call, the inherent quality of a photograph; its silence. She reenacts the way that a photograph captures a moment suspended in time, without a knowable before and after, and thereby taps into the enigmatic quality of a good photograph. In short, she leaves you wanting to know more. Like the physical presence of a photograph, Bouchers piece seems to underline an absence of information and to preserve a stubborn silence in face of the many unanswered questions. Unevitable questions like: Who is this? What is she thinking? What is she doing? What will she do? It seems like Boucher, who has previously worked with photography, is trying to transfer the inherent silence and the intriguing unknowabelness from the still media of the photography to the normaly more informative and noisy media of the video. She extends the momentariness of a photograph to the videoinstallation where the intriguing, but unknowable, subject is stuck in the videoloop. A loop that, along with the choice of an interesting subject, makes you want to know more, as many good photographs often do…

The smokers view

Another facet to the work is it’s placement in the gallery that seems to dictate the way the audience approaches it. I discovered this when I first stepped up to see the work, which I assumed was a still picture, and ended up obscuring it completely with the outline of my head. I thereby quickly discovered that I was standing in front of a projector and realized that I was in fact facing a projection and not a photograph. The obviousness of the projector might seem a bit obtrusive, especially as it makes one fifth of the gallery off limits if you don’t want to hide the work with your head or other bodyparts, but it is not an accidental placement. The obviousness of the projector is, as Boucher explained, a way to point out the connection between the photographylike video and the projector. That is, to underline the fact that it is a projection and not a photograph, which therby underlines the whole idea of the portrait gone video.
The projectorplacement forces you to see the video from any other angle than the one you would normally use; standing right in front of it. Instead you have to see it either from the sides, from behind the freestanding projector or as a last option; from the outside. The latter being an option as the work is projected on a sort of glassplate, which enables the freezing smokers to see the work as well. Which is also what creates the before mentioned effect of being welcomed to the gallery by the enigmatic girl in the video. An enigmatic quality of the silent projection that Boucher herself describes as « les paradoxes du visible ». A phrasing that I like, as it revokes the general idea I got of the video, where curiosity and the frustation of not knowing something collides with the visual and very direct presentation of the very thing that seems to be hidden and unknowable.

Mélissa Boucher’s play with the visible and the unknowable is also very prominent in another of her intriguing videoinstallations, that will be premiered at the KSAT CAMP # 1 on the 15th of December!